Grandeurs et misères du football sherbrookois

Les Harfangs de l'école secondaire du Triolet continuent... (La Tribune archives, Maxime Picard)

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Les Harfangs de l'école secondaire du Triolet continuent de gravir les échelons avec succès dans la catégorie juvénile division 1.

La Tribune archives, Maxime Picard

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(Sherbrooke) Chronique / La température froide des derniers jours nous rappelle que non seulement octobre tire à sa fin, mais que la saison de football local en est également à ses derniers plaqués. Un blitz intensif amorcé officiellement en août, après des mois de préparation.

Certains clubs auront atteint leurs objectifs, soit de participer aux séries, d'autres non. Avec les déceptions que cela peut engendrer.

Faisons, voulez-vous, un court survol de nos principales équipes régionales et de leur saison jusqu'ici.

Tout d'abord, les gagnants : les Volontaires du Cégep de Sherbrooke, les Cougars de Champlain et les Harfangs du Triolet.

La palme d'or revient aux Volontaires. À leur deuxième saison sous la direction de Marc-André Desrochers, les Volontaires (5-4) ont pu se tailler une place en séries grâce à une irrésistible poussée de quatre victoires consécutives, dont la dernière, contre les puissants Nordiques de Lionel-Groulx.

On parle ici d'une équipe qui a perdu ses deux premiers matchs, qui a été décimée par les blessures, notamment aux postes clés de porteur de ballon et de pivot.

À travers la tempête, le personnel d'entraîneurs et les joueurs ont tenu le cap et le mérite leur revient pleinement, après quelques saisons plus difficiles (2015, perdu en quart et une absence des séries en 2014)

Contre les Islanders de John-Abbott, samedi, les Volontaires ont une belle chance de franchir les quarts de finale. Avec Maxime Bouffard et Jean-Simon Gouin-Verrette au sommet de leur forme et surtout, avec une défensive plus que solide, tout est possible.

Chez les Cougars du Collège Champlain, il aurait été injuste de demander une deuxième saison parfaite de suite. Ça ne se peut comme pas, une saison identique à 2015.

Pourtant, ces satanés Cougars de Jean-François Joncas ont tout de même trouvé le moyen de finir la saison régulière 2016 avec une fiche de 7-2 et une troisième place au cumulatif.

Et n'eut été du revers contre le Phénix d'André-Grasset vendredi dernier, les Cougars auraient accédé directement à la demi-finale.

Pas mal pour une équipe qui aligne deux quarts de première année pour diriger ce qui était l'an dernier la meilleure attaque au Québec en division 1.

On ne sait pas encore qui de Guillaume Renaud-Dumoulin ou de Thomas Bolduc, le fils de l'entraîneur des receveurs de passes chez les Alouettes de Montréal et ancien receveur chez les pros André Bolduc, sera le partant ce vendredi, en quarts, contre le Titan de Limoilou.

Mais chose certaine, les Cougars devront être plus efficaces sur les unités spéciales et plus convaincants à l'attaque s'ils veulent atteindre une fois de plus la finale du Bol d'or.

Enfin, une belle mention aux Harfangs de l'école secondaire du Triolet. Malgré leur surprenante défaite contre l'Académie Saint-Louis samedi passé, les Harfangs disputeront un premier match éliminatoire à domicile ce samedi en catégorie juvénile division 1.

L'exploit est à souligner pour ce jeune programme qui continue de gravir les échelons avec succès et, surtout, qui est une pépinière plus qu'intéressante pour les équipes collégiales. Mathieu Lefaivre et toute son équipe d'entraîneurs ont su relever le défi.

En quart de finale, les Harfangs accueilleront Saint-Jean-Eudes ce samedi à 16 h au plateau-parc Sylvie-Daigle. Les Bourgognes ont gagné le seul duel entre les deux équipes cette saison par 30-9.

Année difficile pour les Verts et les Mauves

Saison 2016 difficile pour vos deux équipes de football universitaire. Les Gaiters se dirigent vers une autre saison d'une seule victoire, alors que le Vert & Or pourrait fort bien rater les séries éliminatoires pour la première fois depuis 2009.

Chez les Gaiters, c'est la sécheresse depuis 2013. On le sait, le recrutement est difficile pour les Mauves, surtout au Québec.

La moitié des joueurs potentiels issus des rangs collégiaux québécois n'iront pas étudier en anglais; enlevez du nombre d'intéressés ceux qui n'y trouveront pas un programme d'études répondant à leurs besoins.

Enfin, parmi ceux qui restent, il faut soustraire ceux qui n'ont pas la cote R nécessaire pour entrer dans un programme scolaire à Bishop's.

Au moins, le quart Jaeden Marwick laisse entrevoir de meilleurs jours pour l'attaque des Gaiters.

Enfin, chez le Vert & Or, on va repenser longtemps à cette défaite de 19-18 contre les Redmen de McGill à la semaine 2 du calendrier.

Pas que l'adversaire n'était pas de taille, non. Simplement que le Vert & Or devait gagner. Il aurait dû gagner. On se rappelle, les Redmen ont commis une tonne de revirements durant ce match. En première demie, c'était pathétique.

Sherbrooke a eu ses chances, par la suite, mais il n'a pu concrétiser.

Pour étirer sa saison, Sherbrooke devra compter sur les Gaiters : si Bishop's bat Concordia samedi, le Vert & Or passe. Scénario avec peu de chances de réussites. Ou si Sherbrooke bat le Rouge et Or, ce samedi à la maison, il passe également.

Mais bon, vous connaissez la chanson. Sherbrooke n'a jamais battu Québec.

Si le Vert & Or n'y arrive pas, ce serait la première fois depuis 2009 qu'il rate les séries. Ce serait un dur coup pour le programme.

En même temps, Sherbrooke se bat, année après année, contre Québec et Montréal, qu'il doit affronter à deux reprises. Pas évident.

Enfin, on verra bien ce samedi. C'est tout de même sur le terrain que ça se passe.

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