Le Vert & Or corrigé par les Carabins

Dimanche au CEPSUM de l'Université de Montréal, le... (La Presse, Olivier Jean)

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Dimanche au CEPSUM de l'Université de Montréal, le quart du Vert & Or Jean-Christophe Bourque St-Hilaire a été constamment pressé par la défensive des Carabins.

La Presse, Olivier Jean

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(Montréal) La saison du Vert & Or de l'Université de Sherbrooke ne tient que par un fil. Et il est fichtrement mince.

En s'inclinant 30-5 devant les Carabins de l'Université de Montréal au CEPSUM de l'endroit dimanche après-midi, les joueurs de l'entraîneur-chef David Lessard voient leurs chances d'accéder aux séries éliminatoires réduites à une peau de chagrin.

Avec une fiche de 3-4, Sherbrooke devra battre le Rouge et Or de l'Université Laval la semaine prochaine à Sherbrooke s'il veut prolonger la saison.

Le Vert & Or n'a jamais réussi à battre Québec depuis 2003.

Le futur immédiat de l'équipe s'est considérablement compliqué samedi, quand McGill a battu Concordia.

Si le Vert & Or a l'avantage du bris sur ces deux équipes, il doit néanmoins avoir autant de victoires pour que le bris soit effectif.

Concordia est à 3-4 également, mais complétera sa saison contre Bishop's (1-6) la semaine prochaine à Sherbrooke.

Quant aux Redmen, ils ont une fiche de 4-3, et ils vont affronter Montréal la semaine prochaine.

Sherbrooke se devait donc de gagner l'un de ses deux derniers matchs pour accéder aux séries. Il n'a plus qu'une seule chance.

Dimanche, ce sont les trop nombreux revirements qui ont coûté le match aux Verts. Avec six revirements, Sherbrooke s'est trop souvent tiré dans le pied.

Si les deux équipes ont été nez à nez en première demie - Montréal menait par 13-3 après 30 minutes de jeu -, c'est au milieu du troisième quart que le ciel s'est effondré sur la tête du Vert & Or.

Deux interceptions lancées par le quart-arrière Jean-Christophe Bourque St-Hilaire ont mené à autant de majeurs des Montréalais.

« C'est une mauvaise communication entre JC et son receveur, je ne pointe pas personne, ce sont des erreurs qui ne doivent pas arriver. Tu ne gagnes pas en commettant six revirements. C'est plate, parce que des erreurs qu'on faisait en début de saison sont revenues. C'est notre pire match sur les unités spéciales depuis que je suis à Sherbrooke. Une mauvaise remise, des punitions. C'est inacceptable », a dit l'entraîneur-chef David Lessard.

« C'est un ajustement qu'on était pas sur la même longueur d'onde que le receveur; et la deuxième, j'avais pas beaucoup d'espace, mais ce n'est pas une raison. Ma passe était flottante, le vent a pogné dedans. Tout au long du match, on avançait un peu, mais on a concrétisé une seule série dans tout le match. C'est ridicule. On doit être tellement meilleurs que ça pour atteindre nos buts. Là, on n'a plus le choix, il faut gagner pour continuer », a dit le quart Bourque St-Hilaire.

Les Carabins, qui avaient autant la victoire en tête que le désir de ne pas accorder de points à Sherbrooke, en raison de l'égalité qui prévaut au sommet du classement québécois entre Montréal et Québec, ont par la suite couru avec le ballon pour écouler le temps.

Même scénario

Bourque St-Hilaire a complété seulement 12 de ses 28 passes pour 143 verges et trois interceptions, en plus d'échapper le ballon une fois.

Comme le film Le jour de la marmotte, c'est encore une fois le même scénario qui s'est répété pour le Vert & Or; une défensive efficace et pugnace, mais une attaque qui se cherche.

La preuve? Le Vert & Or n'a atteint la zone payante qu'une seule fois pendant le match, gracieuseté d'un rabattement du quart et d'un échappé recouvré par l'ailier défensif Alex Gagnon.

Ensuite, le receveur Jean-Raphaël Moisan a échappé une passe dans les numéros et Oumar Touré n'a pu atteindre la passe trop haute de Bourque St-Hilaire sur le jeu suivant.

Résultat, le Vert & Or s'est contenté d'un placement. C'est tout.

Sherbrooke avait aussi choisi d'amorcer le match avec le vent dans le dos. Malheureusement pour lui, il a été incapable d'en profiter.

« C'est pas normal qu'on sorte du premier quart 0-0 avec le vent dans le dos. Ça ne partait pas bien. On a eu nos chances, et contrairement au match contre Concordia, nos receveurs n'ont pas fait les gros attrapés. Ça change la game, » a dit David Lessard.

Sherbrooke jouera donc sa saison samedi prochain, lui qui n'a pas raté les séries depuis 2009.

Les Carabins avaient fait leurs devoirs

Les Carabins se sont assurés de ne pas se faire avoir deux fois de suite. Et ils ont fait leurs devoirs.

« On a réalisé que leur quart (Jean-Christophe Bourque St-Hilaire, NDLR), était sorti de sa pochette à 23 reprises contre nous, il y a trois semaines et contre Concordia, la semaine dernière. Le plan de match était simple, le restreindre dans ses mouvements et le forcer à lancer le ballon en couverture serrée », a dit l'entraîneur-chef des Bleus, Danny Maciocia.

« C'était très important, cette facette. Oui, il allait compléter des passes, mais on pensait pas que ça nous ferait mal. On a exécuté le plan de match à la perfection. »

Car pour les Bleus, il fallait gagner le match, mais aussi, et surtout, s'assurer de donner le moins de points possible. La lutte avec Québec pour le premier rang est serrée à ce point qu'on est rendus aux points accordés dans les détails du bris d'égalité.

Deux fois, au troisième quart, les Carabins ont pu intercepter Bourque St-Hilaire et inscrire autant de majeurs par la suite.

« On s'attendait à certains jeux qu'ils allaient faire, et on était dans la bonne couverture au bon moment. Contre Sherbrooke la dernière fois, on laissait leur quart sortir de la pochette trop souvent et c'est là qu'il est bon. On s'est ajustés, notre ligne défensive a fait tout un travail, c'est la meilleure au Canada. Le travail des demis défensifs est facilité », a dit Samuel Drapeau, auteur d'une interception.

« On voulait le contenir dans la pochette, là où il est moins à l'aise. Il a aussi fait moins de jeux en roll out, par rapport au dernier match. C'est leur décision à la fin de la journée », a dit le secondeur Jonathan Glaou-Boissonneault.

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