La « bête noire » des Carabins

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Dany Maciocia et sa troupe ont encore frais en mémoire la première demie du match disputé à Sherbrooke, il y a quelques semaines, où ils ont été complètement dominés.

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(Sherbrooke) « Le Vert & Or, c'est un adversaire coriace, c'est notre bête noire. Que ce soit Jérémi Roch ou quelqu'un d'autre, c'est une équipe qui nous a toujours posé problème. Il ne faut pas tomber dans le piège. »

L'entraîneur-chef des Carabins de l'Université de Montréal, Dany Maciocia, qui a passé une bonne partie de sa semaine d'entraînement à répondre aux questions concernant la défaite des siens contre Québec samedi dernier, assure être concentré uniquement sur le match contre Sherbrooke, prévu dimanche à Montréal.

Certes, l'égalité au sommet du classement québécois de Montréal et de Québec alimente beaucoup les discussions depuis la victoire in extremis de 22-19 du Rouge et Or.

Et, oui, on lui demande encore s'il tenterait à nouveau sa chance sur un troisième essai et une verge à franchir à la ligne de 20 du Rouge et Or, avec moins de deux minutes à faire au match, en retard de trois points, plutôt que d'opter pour un placement afin de créer l'égalité.

« Je prendrais à nouveau la même décision à l'instant. On a une entente, dans cette équipe, une entente qui date du début de la saison. Si on se retrouve dans cette situation, peu importe l'enjeu, est-ce qu'on fonce ou on botte? La décision des gars, avant la saison, c'était on y va. On a bâti l'équipe de cette façon depuis six ans, on aurait fait tout un pas en arrière en tentant le placement. Je suis fier de mes gars, ils ont tout donné. »

Maciocia et ses Bleus retrouvent donc Sherbrooke dans leurs pattes, avec deux matchs à disputer au calendrier, et une avance de dix points sur Québec au cumulatif des points accordés, deuxième élément à considérer dans le cas d'une égalité potentielle au sommet entre les deux rivaux.

« Sherbrooke nous cause des problèmes, et c'est le cas depuis que je suis arrivé à Montréal. On s'attend au meilleur du Vert & Or chaque fois qu'on les affronte. On aime mieux les jouer chez nous, mais honnêtement, je ne sais pas trop à quoi m'attendre d'eux », a-t-il expliqué.

Maciocia et sa troupe ont encore frais en mémoire la première demie du match disputé à Sherbrooke, il y a quelques semaines.

Une demie dominée par Sherbrooke, non seulement au tableau, mais dans les tranchées. Les Carabins ont dû puiser dans leurs réserves pour battre le Vert & Or.

« Les gens ne réalisent pas qu'on avait quatre nouveaux sur notre tertiaire, un joueur de centre recrue, notre deuxième quart-arrière et plusieurs autres réservistes sur le terrain. Et c'est notre profondeur qui nous a secourus, ce jour-là. »

« Dimanche, c'est la pression qui sera la clé du jeu. Leur quart (Jean-Christophe Bourque Saint-Hilaire) a réalisé quelques jeux, mais quand on a mis de la pression sur lui, ça a changé. Il faudra appliquer notre stratégie pendant 60 minutes. »

Les Carabins ont gagné sept des dix derniers affrontements entre les deux équipes, dont trois en séries éliminatoires.

Une tertiaire efficace

Si l'attaque aérienne montréalaise est la plus productive au Québec - à égalité avec celle de l'Université Laval - avec 25 touchés, l'unité défensive du Vert & Or ne fait pas du mauvais boulot. Au contraire.

D'abord, elle affiche le meilleur ratio pour les revirements (+12), tout en ayant réussi 14 interceptions jusqu'ici en six matchs seulement.

Samuel Polan (5), Keith Sanscartier (3), Landri Aku-Atsa (2) avec en plus deux échappés recouvrés, de même qu'Anthony Tanguay, Alexandre Chevrier, Alexandre Gagné et Marc-Philippe Roy, avec une chacun, sont un frein de première pour toute attaque aérienne.

« La clé, c'est la pression qu'on peut mettre sur le quart. Quand on peut le forcer à se débarrasser de la balle rapidement, ça aide notre tertiaire. En mettant de la pression, et en compressant la pochette protectrice, on augmente nos chances », a dit David Lessard.

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