Commotion : un retour au jeu dangereux

Sidney Crosby... (Archives Le Droit)

Agrandir

Sidney Crosby

Archives Le Droit

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(SHERBROOKE) Les commotions cérébrales représentent la blessure la plus «traître» et un retour au jeu peut parfois devenir dangereux, croient le joueur du Phoenix Jack Kilgour et la thérapeute sportive du Phoenix, Camille Lussier. Comme dans le cas de Sidney Crosby notamment.

«La gravité de la blessure est difficile à mesurer et heureusement, on possède aujourd'hui de nombreux outils qui aident à détecter une commotion», note d'abord Camille Lussier.

Dans la LNH comme dans la LHJMQ, tout un protocole doit être suivi à la suite d'un sévère impact à la tête.

«Les thérapeutes doivent d'abord déceler les symptômes, explique Camille Lussier. L'outil utilisé s'appelle Scat 3 dans la LHJMQ. Le joueur doit alors remplir un formulaire en répondant à différentes questions. Il y a aussi un test de mémoire et d'équilibre à passer. On fait ensuite affaire avec un neuropsychologue. Le joueur doit effectuer un test neurocognitif. Il existe finalement une technologie de réhabilitation appelée Apex, qui sert davantage de rééducation. Les outils sont nombreux bref.»

Et pour ce qui est de Sidney Crosby, une fois de plus atteint d'une commotion?

«C'est dangereux de revenir au jeu après deux ou trois commotions cérébrales, admet Jack Kilgour. C'est toujours risqué et on doit prendre le temps nécessaire avant d'effectuer un retour. J'ai eu quelques commotions dans ma vie et c'est chaque fois très délicat comme situation. Dans le cas de Crosby, je suis persuadé qu'il prendra son temps, mais il effectuera un retour au jeu j'en suis certain.»

«Ce n'est pas toujours les plus gros impacts qui mènent à une commotion, confie Kilgour. Pour ma part, j'ai même déjà eu une commotion sans même savoir quel coup avait mené à ma blessure. C'est enrageant, parce que quand tu te brises le bras, tu peux continuer à t'entraîner en faisant du vélo ou en allant au gym, mais avec une commotion, tu ne peux plus rien faire. Même écouter la télé devient difficile.»

«Plusieurs séquelles peuvent rester après une commotion. Les victimes sont souvent plus à risque en ce qui concerne l'Alzheimer, le Parkinson et les autres maladies dégénératives. Les joueurs professionnels sont toutefois majeurs et vaccinés. La décision finale leur revient, mais les médecins sont là pour les guider», conclut Camille Lussier.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer