Alouettes: aux grands maux les grands remèdes

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Les Alouettes de Montréal ont libéré lundi les receveurs étoiles Kenny Stafford et Duron Carter.

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(Sherbrooke) COMMENTAIRE / Comme ça, les Alouettes de Montréal ont libéré lundi les receveurs étoiles Duron Carter et Kenny Stafford. Voilà bien le genre de nouvelle que l'équipe avait de besoin en toute fin de saison 2016, elle qui se dirige lentement mais dangereusement vers une autre exclusion des séries éliminatoires. Cette saison des Alouettes, comme celle de 2015, est un fiasco. Au moins, il y a une lueur d'espoir. Et elle s'appelle Jacques Chapdelaine.

Tout le monde était cependant très repentant, lors de l'ouverture du camp d'entraînement de l'équipe, à l'Université Bishop's, en juin dernier.

Après tout, l'équipe montréalaise venait de rater les séries pour la première fois depuis des lunes, et on sentait vraiment un désir de changer les choses.

Plus que tout, il ne semblait pas y avoir de distractions notables à la préparation de l'équipe pour sa saison sur le terrain. Ni entre les traits hachurés, et ni à l'extérieur.

Pas de Michael Sam, pas de Troy Smith ou de Chad Ochocinco, pas de cirque médiatique ou de médias américains.

Avec un quart d'expérience en santé - Kevin Glenn - et un groupe de receveurs à faire rêver, jumelés à l'arrivée de Jacques Chapdelaine au sein du personnel d'entraîneurs de l'unité offensive, tout le monde s'attendait à ce que finalement, les Alouettes puissent marquer des points, ce qui a fait le plus défaut en 2016.

Mais tranquillement, le beau château de sable s'est mis à s'éroder sous l'effet des vagues. De grosses vagues.

Rappelez-vous l'histoire entourant le Magogois Nicolas Boulay au camp d'entraînement; outré d'avoir reçu l'ordre de diminuer drastiquement son salaire, à l'aube de la saison, Boulay avait menacé de ne pas se présenter au camp.

Les rumeurs voulant que l'équipe soit bien au-dessus du plafond salarial justifiait cette mesure administrative, entendait-on. Boulay ne s'est jamais défilé, et il a argumenté son point avec chacun des médias qui le questionnaient à ce sujet.

Aux dernières nouvelles, Boulay a gagné sa bataille et maintenu le salaire qu'il avait l'an dernier.

Les prestations en montagnes russes de l'équipe en début de saison, et surtout, l'incapacité de l'équipe à présenter des performances constantes et à gagner des matchs, a commencé à jouer sur les nerfs de certains.

Glenn, blessé, à cédé sa place à Rakeem Cato, et il ne fallu pas attendre longtemps avant que Carter et lui ne s'empoignent, à l'entraînement.

Les images qui ont alors circulé dénotaient, au minimum, un grand malaise au sein de l'équipe.

Carter, suspendu pour avoir bousculé un entraîneur du Rouge et Noir en début de saison, n'a jamais fait l'unanimité à Montréal. Son comportement, et non son talent, était problématique, c'est le moins que l'on puisse dire.

Le fils de l'ancien receveur de la NFL Chris Carter en était à un deuxième séjour avec les Alouettes.

Même l'entraîneur sur les unités spéciales de l'équipe, André Bolduc, n'avait pas hésité à vilipender Carter sur les ondes du FM 107,7 lors de sa chronique hebdomadaire.

Derrière tout ça, on sentait le vent tourbillonner autour de Popp; les critiques se taisaient de moins en moins. Même le centre arrière Jean-Christophe Beaulieu a critiqué le travail de Popp dans les pages du Nouvelliste de Trois-Rivières, avant de revenir sur ses déclarations. Le mal était fait.

Popp a été assez intelligent pour se retirer à temps.

Confier les rênes de l'équipe au Sherbrookois Jacques Chapdelaine fut un coup de maître. Chapdelaine avait cependant une épée de Damoclès au-dessus de la tête, n'ayant que six matchs pour effectuer un virage à 180 degrés à cette équipe indisciplinée.

Premier changement, décharger Anthony Calvillo de sa fonction d'appeleur de jeux à l'attaque.

Deuxième changement, bannir Stafford et Carter.

Et ne prenez pas ce geste à la légère: ces deux receveurs totalisaient plus de 1100 verges de gain, cette année, ce n'est pas rien.

Le bateau des Alouettes prenait l'eau, visiblement, et l'ouverture dans ses flancs est profonde. Bravo à Jacques Chapdelaine d'avoir aussi rapidement mis son poing sur la table.

Maintenant, lui laissera-t-on la saison 2017 pour poursuivre le travail?

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