Le Vert & Or prêt pour Montréal et Québec

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Le porteur de ballon Isaac Lauzon a inscrit deux touchés dans la victoire du Vert & Or sur les Stingers de Concordia samedi.

Spectre Média, Maxime Picard

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(Sherbrooke) « Je n'ai pas de complexe; on peut battre Montréal, on peut battre Laval, on peut battre Western et on peut battre Calgary. Ce n'est qu'à nous de le prouver.  »

Le degré de confiance de David Lessard était à son sommet après la victoire de 43-17 du Vert & Or de l'Université de Sherbrooke contre les Stingers de Concordia, samedi.

Alors que la majorité des observateurs du football universitaire s'entendait pour dire que les Sherbrookois se devaient absolument de gagner pour conserver l'espoir d'accéder aux séries éliminatoires en raison d'une fin de saison coriace avec des affrontements prévus contre les Carabins et le Rouge et Or, c'est en retard 17-7 qu'ils ont retraité au vestiaire à la mi-temps. Plutôt que de s'écraser à leur retour sur le terrain, les hommes de David Lessard sont sortis gonflés à bloc, y allant d'une poussée de 36 points sans riposte pour demeurer invaincus contre les Stingers à Sherbrooke depuis que le football y est revenu en 2003.

« Il n'y avait pas de vent de panique à la mi-temps, assure Lessard. On avait amassé des verges offensivement et il n'y a eu franchement qu'une seule séquence à l'attaque qui a gonflé leurs statistiques. On trouvait qu'on jouait du bon football et qu'on devait simplement être patient. On était meilleur qu'eux aujourd'hui (samedi) et je pense qu'on l'a prouvé sur quatre quarts. C'était 17 à 7, mais c'était notre match et on est allé le chercher. »

Le pivot du Vert & OR Jean-Christophe Bourque-Saint-Hilaire endossait les propos de son entraîneur.

« Il y avait un petit stress de plus, mais chaque match, c'est un match de série pour nous depuis le début de la saison, où on était à une victoire et deux défaites. On doit travailler toujours fort et si on veut vraiment être une équipe de championnat, on va devoir gagner contre Montréal et on va devoir gagner contre Québec de toute façon. »

« C'est probablement notre meilleur match de l'année et probablement notre meilleur match au plain du coaching aussi, c'est hyper positif et on veut jouer encore mieux la semaine prochaine. Je suis vraiment, vraiment content et c'est de bon augure pour la suite », a renchéri David Lessard.

Un revirement coûteux

Le vent a véritablement tourné sur la colline universitaire au début du troisième quart. Samuel Polan a intercepté le ballon de Trenton Miller d'entrée de jeu avant de le ramener sur 33 verges. Une pénalité de 15 verges à Concordia a ensuite placé Sherbrooke à la porte des buts, une chance que le porteur de ballon Isaac Lauzon a saisie pour inscrire le premier touché des siens dans la partie.

« C'était une grosse interception et on a marqué aussi lors de la séquence suivante. 14 points sans riposte, ça fait mal et le momentum a complètement changé de côté. La défensive a encore été une fois exceptionnelle et nous a gardés dans le match et quand l'attaque s'est enfin mise en marche, ça été terminé », mentionne le quart-arrière Jean-Christophe Bourque-Saint-Hilaire, qui a complété la rencontre avec 18 passes complétées sur 28 tentatives pour un total de 319 verges, une interception et un touché sur une faufilade.

Keith Sanscartier et Isaac Lauzon, avec son deuxième du match, ont les autres touchés sherbrookois. Le botteur Mathieu Hébert a réussi quatre placements en autant de tentatives. Trenton Miller a quant à lui terminé le match avec 23 passes réussies sur 51 tentatives, mais a été victime de quatre interceptions.

« On savait qu'on avait des chances de faire des interceptions cette semaine contre ce groupe de receveurs et ce quart-arrière. On a travaillé très très fort dans notre défensive de zone et notre défensive homme à homme pour tirer avantage de ces situations. Chapeau aux jeunes qui ont exécuté le plan de l'entraîneur Boucher à merveille. Ça nous a permis d'avoir des gros revirements à des moments-clés dans le match et ça a fait la différence », souligne David Lessard.

« Chaque fois, c'est notre problème, déplore le secondeur des Stingers Samuel Broderique. On arrive, on joue de bons quarts, et après on s'éteint. On n'a jamais joué une partie de quatre quarts encore, donc il faut vraiment travailler là-dessus et donner beaucoup plus que ce qu'on fait en ce moment.  »

Avec ce gain, Sherbrooke revient à égalité avec Concordia et les Redmen de McGill en vertu d'une fiche identique de trois victoires et trois défaites et bénéficie de l'avantage si un bris d'égalité s'avère nécessaire.

Les Redmen accueilleront les Carabins à leur dernier match de la saison. La présence de Sherbrooke en séries éliminatoires pourrait donc être à toute fin assurée advenant une victoire de Concordia contre McGill la semaine prochaine.

« On n'a pas le droit de perdre la semaine prochaine c'est sûr. On ne fait pas les séries si on perd et c'est la même chose pour McGill donc ça va être un bon affrontement. On va voir quelle équipe va démontrer le plus de caractère », résume Broderique.

Toute une saison de Samuel Broderique

S'il dit être toujours en période d'adaptation au sein du football universitaire, Samuel Broderique connait toute une saison sur le plan individuel à sa première année avec les Stingers de Concordia.

L'ancien secondeur des Cougars du Collège Champlain a non seulement été partant lors des six matchs de sa formation en 2016, il s'affirme comme une valeur sûre sur l'unité défensive avec un total de 25 plaqués, bon pour le troisième rang chez les Stingers à ce chapitre. Dans un gain de 30-16 aux dépens des Redmen de McGill en début de saison, le no 18 a notamment réussi deux interceptions, ramenant le ballon sur un total de 93 verges, en plus de recouvrir un ballon échappé. Sa performance lui a alors valu d'être nommé joueur défensif de la semaine dans le football universitaire canadien.

« J'essaye de faire mon travail le mieux possible, mais c'est sûr que c'est de l'adaptation, déclare Broderique. J'ai un bon personnel d'entraîneurs qui m'aide et les joueurs m'appuient aussi, donc je suis en bonne position pour évoluer lors des saisons à venir. »

Broderique est d'avis que les trois années qu'il a passées avec les Cougars du Collège Champlain l'ont également bien préparé à relever son nouveau défi.

« C'est certain. Avec les Cougars, on apprend à travailler. L'éthique de travail, c'est primordial à Champlain et c'est ce qui fait que je suis la personne que je suis aujourd'hui. Il n'y a pas meilleur endroit pour être prêt à jouer au niveau universitaire. »

Avec son frère Michael qui évolue toujours sous les ordres de Jean-François Joncas, Samuel Broderique dit toujours garder un oeil sur les résultats de son ancien club. Et malgré les départs du quart-arrière Michael Arruda et du receveur Marc-Antoine Pivin, il affirme ne pas être surpris de voir les Cougars continuer de trôner au sommet de la division 1 du Réseau du sport étudiant du Québec.

« C'est ça l'affaire. On pense toujours ça chaque année, qu'ils vont avoir de la misère à répéter. Je me rappelle quand j'étais là et que Cédric Joseph est parti, on se demandait ce qui allait arriver. On a ensuite fait une saison parfaite. Il faut savoir qu'à Champlain, il y a de bons joueurs et de bons entraîneurs, mais tu fais partie d'un programme et c'est le programme qui est bon. Peu importe les joueurs qu'il y aura là-bas, ils vont toujours tout donner. »

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