Victoire particulière pour D'Orio

Après s'être levé sous le même toit que... (Spectre Média, Marie-Lou Béland)

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Après s'être levé sous le même toit que son homologue Evan Fitzpatrick, Alex D'Orio a partagé le déjeuner avec le portier du Phoenix pour finalement l'affronter plus tard dans la journée à l'occasion du match entre Sherbrooke et Saint John disputé dimanche au Palais des sports.

Spectre Média, Marie-Lou Béland

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(Sherbrooke) Alex D'Orio n'oubliera jamais son deuxième match dans la LHJMQ. Après avoir triomphé à sa première sortie dans le circuit Courteau, le gardien de but des Sea Dogs de Saint John a vaincu son ancien colocataire Evan Fitzpatrick dans l'amphithéâtre de sa jeunesse.

C'est par la marque de 5 à 3 que l'ancien gardien des Cantonniers de Magog a battu le Phoenix de Sherbrooke dimanche au Palais des sports devant parents et amis, mais surtout devant celui qui habite chez ses parents depuis plus de deux ans.

« Nous sommes la famille de pension à Evan et c'était vraiment spécial de nous lever en même temps ce matin et de déjeuner ensemble chez mes parents à quelques heures du match. On s'est souhaité une bonne partie en nous serrant la main et on s'est dit qu'on allait se revoir après le match! » raconte celui qui a bloqué 21 tirs pour mener les siens vers un gain sans équivoque.

D'Orio espérait être le gardien partant dimanche puisqu'il s'agissait de la seule visite des Sea Dogs à Sherbrooke cette saison.

« J'ai vu plusieurs parties au Palais des sports quand j'étais jeune et je ne pensais pas qu'un jour mon tour viendrait. C'était mon seul match de la saison à Sherbrooke et le fait d'avoir gagné cette partie me rend très heureux. Je regarde Evan jouer depuis deux ans et c'était un drôle de sentiment ce soir. Heureusement, notre défensive est étanche et elle ne donne pas beaucoup de tirs. J'aime ça comme ça! Je dois dire merci à mes défenseurs ce soir, parce que les tirs reçus n'étaient pas les plus dangereux. »

Le portier des Oiseaux a pour sa part cédé quatre fois sur 36 tirs devant Mathieu Joseph, Alexandre Bernier, Joe Veleno et Matthew Higmore, qui a également compté dans un filet désert.

Les marqueurs du Phoenix ont été Benjamin Tardif, Kevin Gilbert et Anderson MacDonald.

L'année de repêchage

Une saison importante attend Alex D'Orio. Non seulement parce qu'on n'a jamais deux chances de faire bonne impression dans la LHJMQ, mais surtout parce qu'il sera admissible au prochain repêchage de la LNH. Le gardien de 17 ans refuse toutefois de trop y penser.

« J'aimerais évidemment me retrouver le plus souvent possible sur la glace afin d'avoir la chance de me prouver, mais je ne pense pas beaucoup au repêchage. Je ne veux pas avoir ça dans la tête cette saison. Je n'ai pas besoin de cette pression supplémentaire. C'est ma première saison dans la LHJMQ et si je fais bien, j'aurai plus de responsabilités. Je dois mériter mon temps de glace. »

Le hic, c'est que le gardien numéro un est le vétéran Alex Bishop... pour l'instant!

« Ma saison se passe bien jusqu'à maintenant. Il s'agissait de mon deuxième départ ce soir. Je vais prendre tout ce que l'entraîneur me donne cette saison et quand mon tour viendra d'être devant le filet, je serai prêt. Si c'est Alex Bishop entre les deux poteaux, je vais l'encourager et je veux seulement que notre équipe gagne. On doit aller chercher un maximum de points, parce que c'est notre grosse année. On souhaite aller jusqu'au bout. »

L'adaptation avant les performances

Le cerbère des Sea Dogs admet qu'une adaptation s'impose et qu'il devra apprendre à marcher avant de courir, comme le dit si bien l'adage.

« Tout est nouveau dans la LHJMQ. La vitesse est plus rapide. Ce n'est pas le midget AAA. Je me suis entraîné fort cet été avec de bons joueurs et j'étais prêt pour la LHJMQ après avoir connu une bonne saison avec les Cantonniers. Et en plus, c'est la première fois que je ne joue pas pour une équipe de ma région. Je dois aussi m'adapter à l'école. En principe je devrais commencer mon cégep, mais je dois faire ma 12e année et heureusement il y a une école francophone à Saint John. »

À l'exception de l'école, D'Orio doit échanger au quotidien dans une autre langue que la sienne, ce qui constitue un autre changement majeur.

« Ma famille de pension est également anglophone, note le choix de premier tour des Sea Dogs en 2015. C'était celle de Thomas Chabot, qui se trouve encore dans l'entourage des Sénateurs d'Ottawa. Sérieusement, je ne pouvais rien demander de plus. Je suis quand même chanceux d'être tombé sur Saint John. La ville est superbe, on a d'excellents partisans et j'aime bien l'aréna. Il ne nous reste plus qu'à connaître la saison espérée. »

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