Un billet pour le concours

Il ne sera pas aisé pour un chasseur,... (La Tribune, Luc Larochelle)

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Il ne sera pas aisé pour un chasseur, en face d'un mâle immobile, de s'assurer que son panache compte un minimum de 3 pointes d'un côté avant de le prendre dans sa mire. C'est le défi que posera le projet expérimental de cinq ans dans les zones 6 nord et 6 sud de l'Estrie, qui nécessitera vraisemblablement l'achat d'un permis spécifique.

La Tribune, Luc Larochelle

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(Sherbrooke) CHRONIQUE / Une question en attire nécessairement d'autres. Après avoir lu dans nos pages la semaine dernière qu'à moins d'une volte-face de Québec la saison de la chasse au chevreuil à la poudre noire sera devancée et contingentée dans les zones 6 nord et 6 sud à compter de 2017, les chasseurs de la région sont curieux d'en savoir davantage sur la mise en place du projet expérimental qui sera à la base de changements réglementaires.

Qu'en est-il de la « surtaxe » qui pourrait s'ajouter à l'achat du permis régulier, m'avez-vous notamment demandé depuis?

Il faut là aussi parler au conditionnel, mais conditionnons-nous à devoir allonger un montant supplémentaire à l'achat du permis régulier de chasse au chevreuil, vendu cette année 55,49 $, afin de participer au projet qui limitera pour une période de cinq ans (2017-2022) la récolte des mâles seulement à ceux dont le panache compte 3 pointes et plus d'un côté.

Pour avoir un avant-goût du défi que cela posera, référez-vous à la photo. Imaginez-vous en face de ce mâle immobile, à devoir attendre qu'il tourne la tête pour valider s'il est « légal »...

Revenons à nos moutons, le billet pour le concours de panaches haussera vraisemblablement le droit de chasse d'une dizaine de dollars. C'est le montant qui avait été avancé pour le permis spécifique qui deviendrait obligatoire, si l'on se réfère au scénario avancé lors de discussions entre les représentants gouvernementaux et ceux des chasseurs.

Selon des relevés effectués dans le passé, autour de 16 000 permis pour chasser le chevreuil sont vendus dans les zones 6 nord et 6 sud formant un corridor central dans la région, du sud de Coaticook jusqu'à Drummondville.

Je vous parie un p'tit 2 $ que le gouvernement ne passera pas à côté de l'occasion de nous engager financièrement comme « partenaires ». D'un point de vue politique, la justification tiendrait dans l'engagement d'assurer « un suivi plus serré que partout ailleurs au Québec », selon les termes employés par la biologiste attitrée au projet, Sonia de Belleveuille.

Rappelons que Mme de Belleveuille a notamment confirmé des inventaires aériens sortant du cadre de gestion régulier dans le laboratoire que seront les zones 6 nord et 6 sud. Ces recensements aériens seront effectués l'hiver prochain, donc après la récolte automnale des chasseurs, et deviendront l'une des bases de référence pour mesurer dans cinq ans les impacts du projet expérimental.

Les représentants administratifs attendent toutes les approbations politiques avant d'annoncer publiquement l'ensemble des changements réglementaires qui s'appliqueront l'an prochain en marge de ce projet.

Oh non, ne me dites pas que vous avez appris de votre côté de sources bien informées qu'on s'apprêterait à changer de ministère et de ministre encore une fois, on n'a même pas encore fait connaissance avec Luc Blanchette!

Il est vrai, je vous le concède, que la stabilité des ministres à la Faune devient aussi préoccupante que celle du cheptel de chevreuils après quelques hivers austères et rigoureux...

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