Triathlon Ironman: Eva Alexy, la girl power

Lors de son dernier Ironman à Lake Placid,... (Spectre Média, René Marquis)

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Lors de son dernier Ironman à Lake Placid, dans l'État de New York le 24 juillet, Eva Alexy a non seulement terminé première chez les femmes chez les 65-69 ans avec un temps de 13 h 54 min 24 s, elle avait poussé l'audace jusqu'à devancer tous les hommes de son groupe d'âge.

Spectre Média, René Marquis

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(Magog) Eva Alexy, 65 ans, regarde sa prochaine participation au Championnat mondial de triathlon Ironman comme l'aboutissement d'une carrière.

« L'âge commence à faire son oeuvre et me rattraper, souligne-t-elle. C'est la première année que je ferai deux triathlons Ironman aussi rapprochés. Moins de trois mois entre les deux, c'est une grosse commande pour moi. Les dernières semaines d'entraînement ont été difficiles. J'avais les jambes lourdes. »

Lors de son dernier Ironman à Lake Placid, dans l'État de New York le 24 juillet, Eva Alexy a non seulement terminé première chez les femmes chez les 65-69 ans avec un temps de 13 h 54 min 24 s, elle avait poussé l'audace jusqu'à devancer tous les hommes de son groupe d'âge. « Je ne voulais pas le croire lorsqu'on me l'a dit. Il a fallu que je vérifie par moi-même. C'était bien vrai. J'avais été plus rapide que les hommes de ma catégorie. Ça devait être pour ça qu'à l'arrivée on me scandait girl power », se souvient une Eva Alexy presque gênée.

Cet exploit qu'elle n'aurait jamais cru possible l'a aidée dans son entraînement cet été en prévision du Championnat mondial à Kona dans moins de trois semaines.

« Je me suis nourrie de cette énergie et de la façon dont j'ai terminé le triathlon Ironman de Lake Placid pour demeurer positive à l'entraînement. J'ai accumulé énormément de fatigue cet été avec en plus la chaleur que nous avons connue. C'est la dure réalité de l'entraînement estival, surtout à mon âge » , affirme Eva Alexy.

La grand-messe

Eva Alexy a encore de la difficulté à imaginer qu'elle sera du nombre des athlètes à la ligne de départ du Championnat mondial Iroman à Hawaï. « Pas besoin d'être adepte du triathlon pour avoir entendu parler de cette compétition à Hawaï. C'est la grand-messe de la discipline. Tout le monde veut y aller. Je vais en profiter au maximum et me battre, tout en étant prudente, comme j'ai toujours fait pour terminer l'épreuve. Ce sera peut-être mon dernier Ironman. Remarquez que ce n'est pas la première fois que je l'ai dans la tête, mais au final, comme vous pouvez le constater, je suis partante chaque année. »

Eva Alexy sait qu'elle devra souffrir, qu'il y aura de la sueur, de la douleur, des remises en question chemin faisant vers le fil d'arrivée, mais pour aucune raison au monde elle se voit abandonner.

« Je ne veux pas casser le party, enchaîne-t-elle avant de s'expliquer. Le 8 octobre, jour de la compétition, mon fils Gabriel fêtera son anniversaire de naissance et il y a un deuxième petit-fils qui m'attend, possiblement à mon retour d'Hawaï. Ça fait des occasions de célébrer. Aussi bien contribuer à ces beaux moments à ma façon avec une performance dont je serai fière à Hawaï. »

Ce dont personne ne doute.

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