Le match de l'année pour le Vert & Or?

Le quart-arrière Jean-Christophe Bourque St-Hilaire tente d'échapper à... (Le Soleil, Caroline Grégoire)

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Le quart-arrière Jean-Christophe Bourque St-Hilaire tente d'échapper à la pression imposée par la défense du Rouge et Or.

Le Soleil, Caroline Grégoire

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(Sherbrooke) CHRONIQUE / À n'en point douter, l'ère post Jérémi Roch ne sera pas qu'une douce balade à la campagne.

Les deux derniers matchs de l'équipe de football du Vert & Or de l'Université de Sherbrooke et la prestation de son offensive confirment toute la place que Roch occupait dans cette formation. Et que, comme anticipé, les souliers sont grands à chausser pour les remplaçants.

Si le départ fut glorieux contre les Gaiters de l'Université Bishop's, il y a eu du sable dans l'engrenage lors des deux rencontres suivantes.

Si les spectateurs ont quitté le Stade l'Université de Sherbrooke avec plein d'interrogations en tête à la suite du revers inattendu de 19-18 contre McGill, le constat est beaucoup plus dur plus de 24 heures après la déconfiture du Vert & Or à Québec.

Déconfiture offensive, s'entend.

Ainsi, le match de ce samedi contre les Redmen, à McGill, revêt déjà une importance capitale pour le Vert & Or : une victoire avec un différentiel de deux points et plus et les chances de participer aux séries demeurent intactes.

Une deuxième défaite en trois semaines contre les Redmen aurait des conséquences autrement moins joyeuses.

Avec une fiche d'une victoire et deux défaites, le Vert & Or est au quatrième et dernier rang du classement du football universitaire québécois. Seulement quatre des six formations participent aux séries.

Sherbrooke est à égalité avec les Stingers de Concordia, mais les deux équipes n'ont pas du tout la même fin de calendrier.

Outre McGill ce samedi, le Vert & Or affrontera les Carabins de l'Université de Montréal à deux reprises, Québec et les Stingers.

Quant à Concordia, ils compléteront leur calendrier 2016 avec deux matchs contre les Gaiters de Bishop's, un contre St-Francis-Xavier, des Maritimes, McGill et Sherbrooke.

Il y a donc urgence en la demeure.

Et des améliorations doivent être apportées sur les trois phases de jeu.

Les besoins les plus criants sont en attaque; dimanche, à Québec, tant Alex Jacob-Michaud que le vétéran Jean-Christophe Bourque-St-Hilaire avaient l'air perdu sur le terrain. Le résultat fut catastrophique : huit passes complétées en 29 tentatives (27,5 %) et un famélique 87 verges de gain.

Les receveurs ont aussi été brouillons et échappés quelques balles, alors que l'attaque au sol, prévisible dans ses courses derrière le centre et le côté gauche de la ligne, fut anémique.

Ainsi, l'attaque s'est retrouvée sans point de repère, désarticulée, prévisible. Les tracés de passes n'étaient pas précis, comme l'étaient les passes.

La défensive fut solide, en première demie. Le quart Hugo Richard cherchait désespérément des receveurs, et devait souvent quitter sa pochette à cause de la pression.

Mais comme c'est le cas depuis plusieurs années, la défensive a tenu le fort en première demie et, fatiguée, a connu un relâchement en deuxième demie.

Quant aux unités spéciales, les trop nombreuses punitions ont fait mal; l'une, pour avoir retenu, a annihilé un retour de quelque 60 verges de Félix Marquis-Chevrier.

Et il ne faudrait pas passer sous silence l'imprécision de Pierre-Antoine D'Astous sur les bottés de précision : le jeune homme de première année n'a réussi que trois de ses neuf tentatives jusqu'à présent. C'est nettement insuffisant.

Le Vert & Or a son destin entre les mains. Fera-t-il les bons ajustements? On en aura une bonne idée dès samedi.

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