Vert & Or: Mathieu Hébert en territoire connu

Mathieu Hébert a une moyenne de 38,6 verges... (Collaboration spéciale Yves Longpré)

Agrandir

Mathieu Hébert a une moyenne de 38,6 verges sur ses bottés de dégagement, jusqu'ici en 2016.

Collaboration spéciale Yves Longpré

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Sherbrooke) La dernière fois que Mathieu Hébert a affronté le Rouge et Or de l'Université Laval, à Québec, fut loin d'être un bon souvenir.

À la toute fin d'un jeu impliquant un botté de sa part, Hébert a été frappé par-derrière, il a perdu pied et s'est blessé gravement au genou gauche en tentant de garder son équilibre.

Conséquence : une déchirure du ligament croisé antérieur. Ça se passait le 25 octobre 2015.

« Ça s'est passé à la fin d'un jeu. Le retourneur était au sol, je croyais que tout était arrêté, et j'ai ralenti la cadence. J'ai été frappé par derrière, pas un gros contact, mais juste assez pour me faire perdre pied. »

« Habituellement, ça prend entre six à neuf mois pour récupérer d'une blessure semblable. Moi, ça m'a pris sept mois. Le processus a été long, je n'étais pas complètement rétabli lorsque le camp d'entraînement a commencé. Mais là, je suis à 100 % », assure le botteur de quatrième année.

« Le retour progressif fut difficile. Je suis reparti vraiment à la base. Ce fut dur pour l'orgueil. J'ai commencé par de courts dégagements et tranquillement j'ai atteint les 35 verges. Ça a pris au moins un mois avant que j'atteigne ma moyenne de 45 verges. Au moins, je n'avais pas à pratiquer les bottés de précision. Ça, ça donne encore plus de torsion au genou », a expliqué Hébert.

En conséquence, l'arrivée de la recrue Pierre-Antoine d'Astous, qui s'occupe désormais des bottés de précision et des bottés d'envoi, fut salvatrice pour la remise en forme d'Hébert.

Ce dernier est capable de présenter des statistiques sur les bottés de dégagement qui se comparent avantageusement à celles de certains botteurs qui jouent dans la Ligue canadienne de football (LCF).

En ce sens, les recruteurs des neuf équipes de la LCF s'intéressent déjà à Hébert en vue du prochain repêchage, en 2017.

« Oui, c'est plus fort que d'habitude. Je suis seulement triste de ne pas avoir pu participer au Défi Est-Ouest cet été. Ça aurait été une excellente vitrine pour moi. Mais bon, ça va forcer les recruteurs à me suivre pendant la saison. Je compose bien avec cette situation », a indiqué Hébert, qui avoue avoir eu des discussions avec Hamilton.

On le sait, le jeu des unités spéciales est primordial au football canadien à trois essais.

Et avec un Mathieu Hébert en santé, le Vert & Or peut espérer à tout le moins avoir un positionnement favorable pour son attaque, dimanche. Un élément dont elle aurait assurément besoin. Le Vert & Or est à Québec dimanche, lui qui n'a jamais battu le Rouge et Or. Ni à Sherbrooke ni à Québec.

« Je ne suis clairement pas satisfait de mon jeu jusqu'ici. C'est mon pire début de saison depuis le collégial. J'ai travaillé fort sur ma technique et je crois avoir trouvé la solution cette semaine à l'entraînement. J'ai volontairement ralenti mon tempo, pour ménager mon genou, et ça me gênait. Je suis confiant de revenir en force. »

« On a une excellente équipe en couverture de botté, les gars sont forts, rapides et meilleurs que jamais. On est capable de limiter beaucoup les verges après l'attrapé. On en a tous fait un peu plus cette semaine, après la défaite contre McGill. Il faut maintenant amener ça sur le terrain. »

Jusqu'ici, Hébert a conservé une moyenne de 38,6 verges par dégagement.

Il affrontera dimanche Dominic Lévesque, ancien botteur des Cougars du Collège Champlain. Les deux joueurs se connaissent bien pour s'être entraînés avec Daniel Paquette.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer