Price et O'Reilly en lever de rideau

Carey Price sera le gardien partant d'Équipe Canada.... (Associated Press)

Agrandir

Carey Price sera le gardien partant d'Équipe Canada.

Associated Press

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Marc-Antoine Godin
La Presse

(Toronto) C'est sans surprise que Carey Price a été désigné le gardien partant du Canada en ouverture officielle de la Coupe du monde. Il affrontera la République tchèque ce soir avec un Shea Weber en uniforme même s'il est un brin éclopé, et l'attaquant Ryan O'Reilly, qui conforte sa place au sein d'un trio régulier.

Le centre des Sabres de Buffalo, dépêché afin de pallier la perte de Tyler Seguin, vient à peine d'arriver dans le giron d'Équipe Canada qu'il a déjà gagné la faveur de l'entraîneur-chef Mike Babcock. C'est lui qui pivotera le quatrième trio alors que Claude Giroux, légèrement blessé lors du premier match préparatoire, lui cédera sa place.

Le Franco-Ontarien a été mis en échec par Joe Pavelski, le soir du 9 septembre à Columbus, et ne semble pas au sommet de sa forme. Mais selon Babcock, Giroux n'est pas retranché pour des raisons médicales.

« C'est la décision de l'entraîneur », a-t-il précisé.

Ce sont les aptitudes défensives de O'Reilly qui lui ont valu sa place dans la formation.

« C'est notre désavantage numérique qui explique sa présence plus que tout. On a besoin de lui parce que ça nous apporte un meilleur équilibre. Au début, Jonathan Toews et Patrice Bergeron n'évoluaient pas en supériorité numérique et nous n'avions pas besoin d'autant d'attaquants en infériorité, a expliqué Babcock. Maintenant qu'ils le sont, nous avons besoin d'autres joueurs à court d'un homme.

« On a dû écouler 14 minutes d'infériorité lors du dernier match préparatoire et on a eu besoin de six attaquants. »

Opter pour O'Reilly est une décision qui va de pair avec la philosophie prônée jusqu'ici par Équipe Canada, à savoir qu'autant que possible, la formation fera confiance à des joueurs qui troqueront un brin d'habileté contre plus de polyvalence. N'est-ce pas cette philosophie qui, à la ligne bleue, explique l'absence d'arrières explosifs comme Kristopher Letang ou P.K. Subban?

Matt Duchene a retrouvé son ancien coéquipier de l'Avalanche avec un petit sourire.

« C'est drôle parce qu'on a joué ensemble au Colorado, et au départ, c'était moi le joueur de centre et lui l'ailier. Et on se retrouve dans la situation inverse aujourd'hui, avec Jumbo Joe [Thornton] qui complète le trio. Ça va fonctionner tout aussi bien. »

Petit congé pour Weber

En défense, le nouveau venu du Canadien Shea Weber a profité d'un congé d'entraînement afin de subir des traitements. Légère surprise compte tenu du congé dont toute l'équipe avait bénéficié jeudi, mais Babcock a confirmé sa présence pour le premier match.

L'entraîneur-chef a également confirmé qu'il n'entendait pas utiliser Weber en avantage numérique et qu'il s'en remettrait à une unité formée de quatre attaquants.

Mais compte tenu de la puissance du tir de Weber, si le Canada a besoin d'un but dans des circonstances particulières, il pourra toujours avoir recours à lui.

« Si Webs est en uniforme, qu'on est en fin de match et que le tournoi est sur la ligne, à ce moment-là, il sera notre deuxième défenseur », a dit Babcock.

Il fallait s'en douter : le retour au travail a été brusque et intense, et ce n'est pas une surprise si des joueurs composent avec des bobos.

Le temps est venu, croit Kane

Pour son premier match du tournoi à la ronde, le Canada affrontera la République tchèque, une équipe décimée par les blessures. Déjà que cette formation ne regorgeait pas de profondeur, elle doit composer avec l'absence des attaquants David Krejci et Tomas Hertl, de même que du défenseur Radko Gudas.

« Ç'a été difficile d'absorber la nouvelle de leur absence au début et on en a beaucoup parlé, a expliqué Tomas Plekanec, capitaine de l'équipe tchèque. Mais à partir du lendemain, on a tourné la page. Il fallait se concentrer sur les joueurs qui allaient être là. »

À ces blessés s'ajoute le forfait convenu du vétéran Jaromir Jagr, qui aurait encore été l'un des meilleurs de son pays s'il avait accepté de participer au tournoi.

« Je suis sûr que nos joueurs n'aiment pas l'étiquette de négligés, mais c'est là que nous en sommes. Nous allons tout donner et essayer de confondre les sceptiques », a expliqué l'entraîneur adjoint Vaclav Prospal, qui n'a pas voulu dévoiler qui de Michal Neuvirth ou de Petr Mrazek sera devant le filet des Tchèques.

Dans l'autre match, l'équipe d'Europe affrontera les États-Unis.

« Après les revers olympiques de 2010 et de 2014, le moment est venu de faire le travail, a indiqué la vedette américaine Patrick Kane à l'aube du tournoi. On ne sait pas combien d'occasions il reste à certains d'entre nous de pouvoir représenter les États-Unis. Or notre groupe est sensiblement le même depuis six ans, il est à maturité. C'est le temps d'y arriver. »

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer