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Stéphane Robidas a trimé dur avec les Cantonniers

Le meilleur conseil que Stéphane Robidas puisse donner... (Archives, La Tribune)

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Le meilleur conseil que Stéphane Robidas puisse donner aux jeunes aujourd'hui, c'est de ne rien tenir pour acquis. « Votre temps de glace, vous devez le mériter», affirme-t-il.

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(Magog) Stéphane Robidas est le prototype idéal du joueur qui a avait tout contre lui pour percer dans la LHJMQ et encore moins dans la LNH. Ce qui ne l'a pas empêché de réussir là où tant de joueurs échouent, lui qui verra son numéro 24 qu'il portait avec les Cantonniers retiré dimanche après-midi à l'aréna de Magog lors de l'ouverture locale des Cantonniers.

De son propre aveu, Robidas n'a rien fracassé lors de sa seule saison à Magog à l'âge de 15 ans en 1992-1993. « Contrairement à ce qu'on voit maintenant, les joueurs de 15 ans étaient plutôt rares dans la ligue. De mémoire, nous étions deux ou trois à Magog. Les plus vieux, les vétérans avaient la faveur du coach. Mon temps de glace était réduit et je devais composer avec ça. J'ai eu une saison correcte, sans plus. J'ai appris à la dure et cela a fait de moi un meilleur joueur », fait valoir le natif de Bromptonville.

Et d'enchaîner Robidas. « Ça ne sert pas toujours un athlète quand tout paraît trop facile. J'ai appris dans l'adversité, j'étais trop petit partout. J'étais entêté et je n'ai jamais baissé les bras. J'ai eu des hauts et des bas. Ma première saison complète dans la LNH a été particulièrement réussie, mais la suivante beaucoup moins. Je ne me suis pas laissé affecter par ça. Mon acharnement m'a drôlement servi. »

D'ailleurs, le meilleur conseil qu'il donne aux jeunes aujourd'hui, c'est de ne rien tenir pour acquis. « Votre temps de glace, vous devez le mériter. En 2016, les jeunes ont la méchante habitude de croire qu'on leur doit ce temps de glace. Ce n'est pas de cette façon qu'ils vont grandir comme joueur et personne », prévient Robidas.

Bons souvenirs

Chose certaine, les recruteurs de la LHJMQ avaient remarqué le talent inné du numéro 24 des Cantonniers. Seul son petit gabarit était une source d'inquiétude. « Quand ils voyaient mon père du haut de ses six pieds deux pouces, ça les rassurait. Finalement, il m'a manqué presque cinq pouces », rigole Stéphane Robidas qui a aussi vu son chandail retiré à Shawinigan, où il a évolué durant quatre ans avec les Cataractes.

Le défenseur conserve d'excellents souvenirs de son passage à Magog. « On avait une bonne équipe et on avait gagné le tournoi international de Drummondville dans la classe AAA. En dehors de la patinoire, Robidas a des bons mots pour sa famille d'accueil, Danielle et Serge Bergeron, ce dernier étant malheureusement décédé. « Danielle et Serge avaient déjà deux enfants et trois Cantonniers venaient se greffer à cette famille. Nous étions traités comme leurs enfants », se souvient Robidas, qui avait une anecdote savoureuse à raconter au sujet de sa famille d'accueil.

« À l'époque, on pratiquait le soir. Quand on revenait chez Danielle et Serge, les trois Cantonniers que nous étions avions droit chacun à une tarte au chocolat. C'était impossible de résister et ça faisait bien notre affaire. Je pense qu'on faisait des jaloux », mentionne Robidas, sourire en coin.

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