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Les Redmen gagnent un premier match à Sherbrooke depuis 2004

Samuel Polan a retourné un botté de dégagement... (Spectre Média, Maxime Picard)

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Samuel Polan a retourné un botté de dégagement sur 68 verges pour inscrire le seul touché du Vert & Or dans la défaite de 19-18 des Sherbrookois, samedi, contre les Redmen de McGill.

Spectre Média, Maxime Picard

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(Sherbrooke) Les Redmen de McGill ont réalisé un exploit qu'il n'avait pas accompli depuis 2004 : remporter un match au Stade de l'Université de Sherbrooke contre le Vert & Or.

Et c'est justement ce que la troupe de Ronald Hilaire a réussi samedi après-midi grâce à un gain de 19-18 sur les locaux, qui disputaient leur match inaugural à la maison en saison 2016.

Sherbrooke se retrouve désormais avec une fiche de 1-1, identique à celle des Montréalais, à moins d'une semaine d'un match contre le Rouge et Or de l'Université Laval, à Québec.

Le botteur Pierre-Antoine D'Astous a eu la victoire au bout du pied à deux reprises. La première fois, alors qu'il restait un peu plus de trois minutes, son botté a frappé le poteau vertical. Pour la deuxième fois, avec 34 secondes à faire au match, il a raté sa tentative de 36 verges.

Les Redmen ont repris le ballon à leur ligne de 20 et ils ont écoulé le temps, en route vers cette victoire contre Sherbrooke, leur première depuis 2009.

D'Astous, une recrue provenant de Rimouski, a réussi trois de ses six tentatives de placement.

« Dur à dire ce qui s'est passé, je n'ai pas d'excuse, j'ai raté. Tout était OK, c'est moi qui n'ai pas pris la pression on dirait. C'est sûr que c'est dur, mais c'est la job

En fait, la seule chose qui fut surprenante lors de ce match, c'est de voir que les Redmen ont réussi à gagner malgré leurs innombrables bourdes.

Car lorsqu'on regarde de près les statistiques, McGill a largement dominé : 447 verges de gain, contre seulement 240 pour Sherbrooke.

Mais en terme des bourdes, les Rouges ont donné à plein.

Semaine 1, contre Concordia, 12 bourdes. Samedi, contre Sherbrooke, six.

Bonheur et déception

Le demi défensif Samuel Polan a réussi deux interceptions dans la rencontre. S'il était content de son exploit, on pouvait lire la déception sur son visage à l'issue de la défaite.

Il a aussi marqué un touché sur un retour de botté de dégagement de 68 verges,

« On a eu beaucoup de punitions aussi. C'est McGill, on peut faire mieux. Ce fut un match plein d'erreurs pour eux, mais aussi pour nous. On a accordé un touché, mais on peut donner la balle à l'attaque plus souvent. On a été un peu surpris de leur attaque, mais on était prêts. Elle est frustrante, cette défaite, mais on va se retrousser les manches », a dit le jeune homme.

Et ce duel entre deux quarts recrues cuvée 2016 fut nettement à l'avantage de Frédéric Paquette-Perreault (22 en 31 pour 331 verges et trois interceptions) sur Alex Jacob-Michaud (11 en 21, 134 verges et une interception).

Un peu plus de 6000 spectateurs ont vu leurs favoris prendre les devants 16-3 à la demie, notamment grâce à leur prestation sur les unités spéciales, mais surtout, à cause des très nombreuses erreurs commises par les Redmen.

Manque d'opportunisme

C'est un retour de botté de dégagement ramené sur 68 verges par Samuel Polan qui fut le seul majeur inscrit par Sherbrooke en première demie.

Durant cette demie seulement, les Redmen ont commis cinq revirements. Oui, cinq. Mais le Vert & Or n'a capitalisé que pour neuf points au total.

Et surtout, il n'a cumulé que 84 verges nettes d'attaque. En 30 minutes.

Les Redmen ont été plus productifs en attaque en deuxième demie, avec un placement et un touché du porteur format géant Anthony Deschamps, sur quatre verges. On est à 16-13.

À ce moment-là, McGill avait engrangé 19 premiers jeux, contre seulement six pour Sherbrooke.

Les visiteurs ont créé l'égalité, encore une fois grâce au pied de Findlay Brown, quelques minutes après un ballon échappé par le quart Alex Jacob-Michaud, alors qu'il était poursuivi dans le champ arrière.

McGill a inscrit le placement victorieux, sur 20 verges, au quatrième quart. L'attaque sherbrookoise, qui n'a jamais pu se mettre en marche, a vu sa défensive inscrire les deux seuls points de l'équipe, en deuxième demie, par l'entremise d'un touché de sûreté concédé par les Redmen.

Du football ordinaire

« On a eu des chances tout le match. Autant ils ont fait de grosses gaffes pour nous donner des chances, autant on a fait la même chose. Surtout à la fin. Deux jeunes équipes qui ont joué du foot un peu ordinaire », a dit l'entraîneur-chef David Lessard.

« Décevant pour notre attaque; on a eu des positions de terrain intéressantes où on aurait dû faire des points. On a eu de la misère à construire des séquences solides. On savait que c'était une défensive agressive, mais on croyait que notre ligne à l'attaque aurait pu être un facteur clé dans la balance. Ça ne s'est pas passé comme ça. »

« C'est le rôle des entraîneurs de trouver des solutions et aux joueurs de les mettre en application. C'est à nos vétérans, les porteurs, les ailiers rapprochés, la ligne à l'attaque de prendre le match en main. Ce fut une grosse journée pour nos jeunes joueurs. Si on joue comme ça, on ne battra personne. »

Chez les Redmen, c'était la joie au village.

Entre autres pour le Sherbrookois Louis Brouillette.

« Je suis tellement content! Une grosse grosse victoire pour nous! Il fallait y croire! On a fait autant d'erreurs qu'à notre premier match, mais on était seulement à 3-16 à la mi-temps. Ça nous dit qu'on a beaucoup de caractère. C'est la première fois que je bats Sherbrooke! On a recruté de bons gars, on est sur une belle lancée! »

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