Terres demandées

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L'Estrien Nicolas Baillargeon a été choisi par la Fédération québécoise des chasseurs et pêcheurs pour le tournage d'une vidéo expliquant « les trucs et astuces afin de trouver un territoire de chasse ». À son avis, bien que plus coûteuse, la demande pour le «prêt-à-chasser » va continuer à augmenter.

Photo fournie par la Fédération québécoise des chasseurs et pêcheurs, Catherine Bernier

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(Sherbrooke) CHRONIQUE / Du temps où les permissions étaient relativement simples à obtenir et que l'accès aux terres privées était gratuit, il aurait été plutôt mal vu que la Fédération québécoise des chasseurs et pêcheurs (FédéCP) s'en remette à un « commerçant » pour nous guider vers un territoire de chasse.

De nos jours, l'Estrien Nicolas Baillargeon, guide de chasse et intermédiaire en location de terrains, a l'étiquette de celui qui connaît les besoins.

« M. Baillargeon est l'un de nos membres individuels et il est impliqué dans notre programme de mentorat. Pour la vidéo, il représente ce qu'il est : c'est-à-dire un chasseur qui en a fait son boulot », explique la porte-parole de la FédéCP, Stéphanie Vadnais.

La vidéo disponible sur le site fedecp.com, dans laquelle Nicolas Baillargeon livre ses « trucs et astuces » pour augmenter les chances de dénicher la perle rare, décrit bien le contexte d'aujourd'hui. Si vous débarquez de manière improvisée chez des propriétaires en pensant obtenir des permissions aisément, vous risquez de cultiver de la déception en parcourant les rangs de campagne!

En cela, l'outil d'information peut vous aiguiller efficacement. La vitrine commerciale de M. Baillargeon (le site Shoote sur Facebook) annonçant des terrains « à seulement 99 $ par personne par jour » ou du « prêt-à-chasser à 150 $ par jour par personne » présente toutefois la chasse comme une activité de moins en moins abordable.

« Je ne prétends pas que c'est la norme, que ces prix sont devenus un incontournable. J'offre ce produit parce qu'il correspond à un segment de marché. Il y a de plus en plus d'amateurs de chasse, chez les professionnels surtout, qui n'ont pas de temps à consacrer aux préparatifs. Ils n'ont pas de temps, tout court. Ils cherchent un endroit pour un court séjour, deux ou trois jours, où la chasse sera simple et, en même temps, prometteuse. À mon avis, cette demande va continuer à augmenter », analyse le Beauceron d'origine, établi en Estrie depuis une vingtaine d'années et qui vit dans le secteur de Sainte-Catherine-de-Hatley.

Contrairement à plusieurs autres qui offrent ouvertement chasse et hébergement sans craindre de se retrouver avec le fisc ou la Fédération des pourvoyeurs sur le dos, M. Baillargeon veut que ce soit franc-jeu.

« Mon commerce et mes revenus sont déclarés. J'ai pour principe qu'il faut être sérieux si l'on veut être perçu comme tel par les propriétaires qui me confient leurs terres autant qu'auprès de ma clientèle. Le boom, il vient de la chasse au dindon. C'est la popularité de cette chasse printanière qui rend l'exploitation d'une entreprise comme la mienne viable. Juste avec la chasse au chevreuil, la période d'activité serait trop courte », explique le guide ayant très peu misé sur le cheptel d'orignaux plutôt mal en point en Estrie.

Sans discréditer les chasseurs qui, sur une base individuelle ou en groupe restreint, parviennent à négocier des conditions d'utilisation avec des producteurs agricoles et forestiers, M. Baillargeon entrevoit pour l'avenir une chasse plus structurée à petite échelle.

« Les propriétaires ne veulent pas que de l'argent. Ils souhaitent une vraie gestion. Ceux qui subissent de la déprédation s'attendent à ce que le prélèvement par les chasseurs ne soit pas qu'une réponse hypothétique, mais bien réelle à leurs problèmes. C'est aussi à ce besoin qu'il faut répondre. »

Assez d'accord avec le principe. Ça n'annonce pas par contre de la chasse aux rabais.

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