«Subban est une star»

Oleg Petrov ne veut pas se comparer à... (Spectre média, Maxime Picard)

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Oleg Petrov ne veut pas se comparer à PK Subban

Spectre média, Maxime Picard

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(Sherbrooke) Il a été échangé du Canadien aux Predators de Nashville, il parle quelque peu le français, il adore Montréal, il était à Sherbrooke samedi et pourtant, ça ne se bousculait pas à sa table pour obtenir son autographe ou prendre un égoportrait en sa compagnie.

«Je ne suis pas P.K. Subban! Il n'y a aucune comparaison à faire», s'empresse de dire Oleg Petrov, non sans un large sourire.

Le premier Russe à avoir revêtu l'uniforme bleu, blanc et rouge était de passage à Sherbrooke samedi dans le cadre du match de balle-molle opposant les Anciens Canadiens à la Ville de Sherbrooke tenu dans le but d'amasser des fonds pour la maison La Maize et l'établissement d'un maison de quartier dans l'arrondissement de Fleurimont.

Si Petrov ne peut se comparer au flamboyant défenseur, il en va de même de Montréal et Nashville. Petrov peut confirmer que le numéro 76 sera quelque peu dépaysé lorsqu'il chaussera les patins au Bridgestone Arena, lui qui y a effectué un court séjour à la fin de la saison2002-2003 après huit saisons disputées à Montréal.

«C'est une petite ville country, très axée sur la musique. C'est très silencieux avec des gens très amicaux. C'est une ville où il fait bon vivre, mais c'est un environnement complètement différent. À Montréal, les gens parlent de hockey le jour et y rêvent la nuit. C'est une atmosphère très différente de Nashville, où le hockey est une chose parmi d'autres.»

«J'ai adoré jouer à Montréal, parce qu'on y joue pour les partisans. C'est incroyable de jouer dans une ville où le hockey est le sport numéro 1», ajoute Petrov, qui demeure en permanence à Montréal avec sa conjointe et ses deux filles âgées de 11 et 10 ans.

Le premier

Non sans une certaine ironie, P.K. Subban rejoindra chez les Preds un ancien coéquipier de Petrov chez le Canadien dont on disait à l'époque qu'il prenait beaucoup de place dans le vestiaire - trop aux yeux de certains vétérans - et qui se démarquait également par son style vestimentaire. Tout comme Subban, le talent de Mike Ribeiro ne faisait aucun doute à son arrivée dans la grande ligue et un an après le départ de Petrov, l'attaquant d'origine portugaise s'est installé en tête des marqueurs du Canadien à sa première saison complète, au grand dam du capitaine Saku Koivu, disait-on, avec qui il a eu une altercation devenue virale sur la glace en février 2004. Après de multiples rumeurs concernant les «cliques» au sein du CH, dont celle du trio des «trois amigos» qu'il constituait avec l'attaquant Pierre Dagenais et le gardien José Théodore, Ribeiro levait finalement les feutres à l'été2006 en retour d'un défenseur dont on retient principalement le nom parce qu'il ne vaut rien au Scrabble, Janne Niinima.

«Ce n'était pas pareil, souligne néanmoins Oleg Petrov. P.K. est une star, ça ne fait aucun doute. Il est un joueur très excitant à regarder jouer. Il est très impliqué dans la communauté et n'a pas peur d'émettre directement son opinion, ce qui fait que les gens l'adorent.»

«Je suis arrivé après la bagarre des bagarres, mais ce sont deux affaires complètement différentes, relate à son tour le Sherbrookois Mathieu Dandenault, qui a évolué avec Mike Ribeiro en 2005-2006. Mike avait certaines tendances, mais ce n'est même pas proche de ce que P.K. peut faire. P.K., c'est un tout autre monde, une tout autre atmosphère. Il a un gestionnaire de marque, tout, tout, tout.»

«Chez le Canadien, il a probablement été le premier à se comporter comme une star, renchérit Oleg Petrov. Ça dépasse le hockey; il est dans la mode, dans de nombreux événements... il est partout.»

Selon Petrov, une chose unit cependant P.K. Subban à Mike Ribeiro.

«Ce sont deux personnes complètement différentes, mais c'est le genre de personne que tout le monde connaît, dont les gens entendent parler chaque jour du matin jusqu'au soir, ce qui fait qu'il y a toujours de la controverse autour de ce type de joueur.»

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