Roulier à la conquête du mont Blanc

Sébastien Roulier participera vendredi au grand rendez-vous des... (Archives, La Tribune)

Agrandir

Sébastien Roulier participera vendredi au grand rendez-vous des ultramarathons, l'Ultra-trail du Mont-Blanc (UTMB) en France.

Archives, La Tribune

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Magog) Sébastien Roulier les aura ses jeux olympiques alors qu'il sera vendredi à la Mecque des ultramarathons, l'Ultra-trail du Mont-Blanc (UTMB) en France, cette course en montagnes disputée dans les Alpes.

L'Ultra-trail du Mont-Blanc est la référence mondiale des courses en sentiers et montagnes. Le coureur et pédiatre de Sherbrooke y sera à la ligne de départ avec quelque 2300 autres coureurs. Or, Roulier fera partie d'un groupe restreint composé d'à peine 200 athlètes formant l'élite de la compétition.

« Déjà de me retrouver dans la catégorie élite, c'est un grand honneur pour moi, mais je prends ça avec humilité. C'est une très bonne chose de ne pas être passé par le stress de la loterie et d'avoir gagné ma place avec mes résultats obtenus dans différentes courses au fil des années », note celui qui a déjà mérité la victoire dans un marathon de 42,1 km en propulsant ses enfants dans une poussette.

Sébastien Roulier sait déjà ce qui l'attend à compter de 18 h à Charmonix, où sera donné le signal de départ. « Il y a des sections dans la course, notamment lorsqu'on traverse des villages, qui sont moins techniques. C'est là que je suis à mon mieux quand je vois loin devant moi et que je peux accélérer. Quand le terrain est très accidenté avec des racines, des roches qui jonchent le sol, je perds un peu de vitesse à lire le terrain. Cela ne m'avantage pas. Mais il reste que ça demeure une épreuve de montagne qui force chaque participant à repousser ses limites à l'extrême avec de multiples passages en altitude », explique-t-il.

Pas de pression

Fidèle à son habitude, Sébastien Roulier ne se mettra pas de pression avec son classement parmi les coureurs élites. « Chaque nouvelle épreuve est la découverte de l'inconnu. C'est fascinant. Je vais savourer chaque instant. C'est ce qui m'attire. Cela a toujours été mon approche, bien avant ma performance. Je m'amuse. Je n'ai jamais eu d'abandon et je sais que ça me prendrait une blessure sérieuse pour que cela se produise. »

Si on exclut la classe élite, le temps moyen des coureurs pour franchir la ligne d'arrivée du UTMB tourne autour de 40 heures. Il y a aussi le tiers des participants qui abandonne. Chez les élites, ça se situe entre 21 et 25 heures.

« Avec mes entraînements et si je me fie à mon expérience aux Championnats mondiaux à Annecy l'an dernier, je crois que j'aurai besoin de 24 à 25 heures. Je suis fier de représenter mon pays dans une épreuve mondiale de ce calibre. Mais je dois garder en mémoire que je cours pour moi. Emmagasiner de l'énergie pour la fin, c'est primordial », relate le coureur de 42 ans.

Orford et Portugal

Le parcours de coureur de Sébastien Roulier sort de l'ordinaire, inhumain presque. Plusieurs se demandent comment il s'y prend pour récupérer. « En toute honnêteté, je crois avoir la chance d'être doté d'une génétique qui me permet de récupérer rapidement », fait-il valoir.

Difficile de le contredire quand on sait qu'il a déjà à son agenda pour le mois d'octobre une autre sortie au mont Orford dans le cadre de la première édition du Défibrose du Mont-Orford, où il tentera d'abaisser sa marque personnelle de 25 montées et descentes de la montagne en 24 heures. Cet événement prévu le 1er octobre sera suivi le 29 d'une participation aux Championnats mondiaux de trail au Portugal le 29 octobre.

« L'an dernier au mont Orford, mon objectif était de 20 montées et descentes en 24 heures. Je me suis rendu à 25 pour rendre ça plus difficile au prochain qui s'essaierait. Ironiquement, le prochain, c'est moi. »

Ensuite, ce sera destination Portugal pour les Championnats mondiaux de trail. Il s'agira d'une course de 85 km avec 5000 mètres de dénivelé positif. Roulier fera partie de l'équipe canadienne pour ces Mondiaux, un honneur qu'il partage avec un seul autre Québécois dans l'histoire de cette compétition. Roulier en sera à sa quatrième participation à ces Championnats mondiaux de trail.

« Je dois saisir chaque opportunité qui s'offre à moi. La jeunesse pousse derrière moi », mentionne-t-il en conclusion.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer