Des pluies providentielles

Avant les précipitations des derniers jours, l'assèchement des... (Spectre Média, Marie-Lou Béland)

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Avant les précipitations des derniers jours, l'assèchement des cours d'eau de l'Estrie avait été le plus sévère des 44 dernières années.

Spectre Média, Marie-Lou Béland

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(Sherbrooke) CHRONIQUE / Les trombes d'eau qui nous sont tombées dessus ont sûrement sapé la semaine des vacanciers. Elles ont toutefois été providentielles pour la faune aquatique.

Il y a longtemps que la nature n'avait pas eu aussi soif. Les débits mesurés à l'embouchure des rivières Magog et Saint-François par le Centre d'expertise hydrique du Québec étaient les plus faibles des 44 dernières années avant que l'Estrie ne reçoive d'abondantes précipitations. Le débit d'eau à ce point de lecture est maintenant 40 fois plus élevé qu'il ne l'était il y a une semaine.

« Cette pluie a été salutaire. Plusieurs cours d'eau étaient pratiquement à sec. Il y a sans doute eu de la mortalité chez les poissons. On peut cependant se réjouir qu'aucun cas de mortalité massive ne nous ait été rapporté », commente le biologiste Sylvain Roy, responsable du milieu aquatique à la direction régionale du ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs.

Cette mortalité n'est pas toujours apparente, car les ratons laveurs et autres petits animaux friands de poissons se chargent de faire le ménage le long des cours d'eau asséchés.

« D'instinct, les proies savent où se réfugier pour être moins vulnérables. Les cachettes étaient plus rares, mais il en restait », souligne M. Roy.

Un été aussi sec entraîne nécessairement des pertes chez certaines espèces. L'impact n'est toutefois pas aussi dévastateur qu'un hiver extrêmement rigoureux sur le chevreuil, par exemple.

« La famine chez les cerfs peut survenir durant une période cruciale de la gestion. Elle provoque alors des avortements. C'est un peu la même chose pour la perdrix au printemps. Lorsque la période de nidification se déroule durant une période très pluvieuse, ce sont des centaines de couvées qui sont détruites. Il n'y a pas d'autre occasion pour se rattraper. Ça va à l'année suivante.

« C'est différent pour les poissons. Pour la truite mouchetée, par exemple, il reste suffisamment de temps aux femelles pour reprendre des forces et produire une bonne quantité d'oeufs à l'approche de la fraye qui aura lieu plus tard à l'automne », compare le biologiste.

Tant mieux. Déjà que les transformations des milieux naturels par les humains hypothèquent chaque année des sites de reproduction.

Je sais bien que nous n'êtes pas pressés que l'été finisse, mais l'automne n'est vraiment plus très loin. Dans un mois presque jour pour jour s'ouvrira pour les archers la première fenêtre de la saison de chasse au chevreuil. Déjà!

Si vous avez des interrogations ou des suggestions de chronique à l'approche de la saison de chasse, n'hésitez pas à me les communiquer. On ouvrira bientôt la vanne pour partager l'information à fort débit!

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