« La roue tourne » chez le Vert & Or

Plus de 90 joueurs sont actuellement au camp... (Spectre média, René Marquis)

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Plus de 90 joueurs sont actuellement au camp d'entraîmement du Vert & Or de l'Université de Sherbrooke et parmi eux, quatre quarts-arrière qui ont la ferme intention de succéder à Jérémi Roch

Spectre média, René Marquis

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Pour la première fois en six ans, c'est sans son plus illustre quart-arrière que le Vert & Or de l'Université de Sherbrooke tentera de supplanter les Carabins de Montréal et le Rouge et Or de l'Université Laval en 2016.

De quoi donner des maux de tête à la majorité des entraîneurs en pareille situation, mais certainement pas à David Lessard. Ce dernier pointe les quelques cheveux gris qu'il arbore aux tempes pour justifier son tempérament zen à l'aube du camp d'entraînement de sa formation, qui s'amorçait dimanche.

« Je commence à avoir des cheveux blancs et ça m'inquiète moins. Je dors très bien. Chaque fois on a l'impression que la perte d'un joueur vedette nous enlève une phase de jeu, mais non. Il y a un autre joueur qui arrive pour prendre sa place. Les années m'ont appris à être patient et laisser les jeunes jouer », explique Lessard, qui dirige la formation sherbrookoise depuis 2012 après avoir occupé le poste de coordonnateur offensif pendant cinq ans préalablement.

Au cours de son parcours universitaire de cinq saisons à Sherbrooke, Jérémi Roch a mis la main sur tous les records disponibles à sa position chez le Vert & Or. En cinq ans, il a lancé 68 passes de touché, accumulé des gains de 11 477 verges par la passe (un record national) et tout ça, sans rater un seul match. Ne laisse-t-il pas derrière lui d'énormes souliers à chausser?

« La roue tourne, tout simplement. Des transitions, on en a vécu à travers les années. Que ce soit avec les départs de Samuel Giguère, de Pascal Fils ou de Simon Charbonneau-Campeau, on a perdu de grands joueurs et de perdre Jérémi, c'est la même chose. Quand Jean-Philippe (Shoiry) est parti, Jérémi a pris le poste et ça va être la même chose. »

Des quarts aux dents longues

Parmi les 90 joueurs présents sur le terrain synthétique de l'UdeS dimanche, l'attitude des quatre prétendants à la succession de Jérémi Roch n'est pas étrangère au calme qu'affiche leur entraîneur-chef.

Tant les vétérans Jean-Christophe Bourgeois-St-Hilaire et Mathieu Loranger que les recrues Alexandre Jacob-Michaud et Francis Bois sont débarqués au camp avec l'intention d'être sur le terrain du Coulter Field le 3 septembre prochain lorsque le Vert & Or affrontera les Gaiters de l'Université Bishop's pour disputer la Coupe du maire.

« On va se dire la vérité, moi je suis venu ici pour être partant, pas pour être sur le banc, admet d'emblée Jacob-Michaud. Les entraîneurs savent que ce sont mes intentions et je travaille dans l'optique de l'être. Je sais que c'est aussi la même chose pour les autres quarts-arrière et ça fait en sorte qu'on se pousse et qu'on s'entraide pour arriver à cet objectif-là. »

« C'est toujours une belle opportunité d'arriver dans une équipe ou ton poste est ouvert; je vais me donner à 100 % et on verra ce qui arrivera pour le premier match. J'ai connu une bonne saison l'an dernier avec les Faucons de Lévis-Lauzon et je suis venu ici pour ravir le poste de partant », atteste à son tour Bois.

Bourgeois-St-Hilaire et Loranger sont quant à eux bien conscients qu'il s'agit de leur dernière chance de sortir de l'ombre de Jérémi Roch.

« C'est le camp que j'attendais depuis que j'ai signé ici, parce que je savais qu'en étant derrière Jérémi, ça allait être une lourde tâche de le dépasser, affirme Loranger, qui occupait le poste de quart suppléant en 2015. J'ai profité de ce temps-là pour apprendre de lui et apprendre des entraîneurs pour arriver prêt cette année. Je suis dans la meilleure forme possible et c'est une bonne lutte avec J-C et les jeunes qui nous poussent dans le derrière. »

« Je reviens d'une blessure et ça fait plus d'un an que je suis sur les lignes de côté, mais c'est là où jamais. Les efforts vont être doublés pour obtenir la chance de jouer. Au niveau universitaire, il n'y a pas de secret. Il faut travailler fort et faire attention aux détails. »

Il faudra cependant attendre à samedi pour avoir une meilleure idée de l'heureux élu. Aucun d'entre eux a une longueur d'avance assure leur entraîneur-chef.

« On a des Peyton Manning et des Cam Newton, lance Lessard, non sans sourire narquois. On a des gars très efficaces dans la pochette et des gars capables d'improviser et de se servir de leurs jambes. Dépendamment du choix qu'on fait, ça va nous demander de nous adapter au style du quart arrière. »

« En ce moment on est dans nos trucs de base qu'on va amener dans tous les matchs. Pour moi, l'important, ce sont un peu les paramètres externes; montrer du leadership, montrer la maîtrise du système, l'espèce d'extension du groupe d'entraîneurs. Oui, il y a des qualités physiques qui sont intéressantes, mais au poste de quart, ce n'est pas tant le jeu que tu fais, que l'erreur que tu ne fais pas. Ça nous prend quelqu'un de discipliné, qui va bien gérer le match en priorité », résume David Lessard.

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