Le temps de Boris Bede est compté

Contre les Lions jeudi, Boris Bede a raté... (La Presse, Bernard Brault)

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Contre les Lions jeudi, Boris Bede a raté une tentative de placement de 38 verges et a placé les siens dans une position difficile en commettant un dégagement illégal à la fin du deuxième quart.

La Presse, Bernard Brault

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Guillaume Lepage
La Presse Canadienne
Montréal

Boris Bede n'est plus l'ombre de lui-même et les ennuis qu'il connaît depuis le début de la saison pourraient rapidement lui coûter son poste chez les Alouettes de Montréal.

Le botteur a connu un autre match de misère, jeudi soir, dans la défaite de 38-18 subie aux mains des Lions de la Colombie-Britannique. Le joueur de 26 ans a raté une tentative de placement de 38 verges et a placé les siens dans une position difficile en commettant un dégagement illégal - un troisième en deux matchs - à la fin du deuxième quart.

Après le match, le directeur général et entraîneur-chef Jim Popp ne pouvait cacher sa déception alors qu'il était forcé d'admettre que Bede, embauché à l'hiver 2015, n'est peut-être plus son homme de confiance. Du moins, pour le moment.

« Nous allons fort probablement devoir faire appel à un autre botteur, a admis Popp, visiblement résigné. Donner du repos à Boris. Nous allons voir si nous lui confierons certains types de bottés.

« Le prochain match est dans une semaine, les choses peuvent changer. Je ne veux m'engager à rien, mais nous avons évidemment un problème à cette position. »

Les chiffres parlent d'eux-mêmes dans le cas de l'ancien du Rouge et Or de l'Université Laval. En six rencontres cette saison, il n'a réussi que sept de ses 16 tentatives de placement, ce qui lui confère un taux de réussite d'à peine 44 pour cent. Pire encore, il a raté cinq de ses sept dernières tentatives.

Ces statistiques ne sont aucunement comparables à celles qu'il avait affichées à sa première saison avec les Oiseaux. Bede avait alors conclu la campagne avec un taux de réussite de 90 pour cent et n'avait manqué que quatre de ses 40 tentatives.

« C'est frustrant parce que je vois ce que je suis capable de faire et je sais ce que je suis capable de faire, a déclaré le principal intéressé après la rencontre. Mais ça ne se fait pas. Tu avances, mais pas en même temps. On dirait que tu ne rames nulle part. »

Jeudi, son vis-à-vis Richie Leone a raté deux de ses sept tentatives, mais il a paru de loin supérieur à Bede en produisant pas moins de 15 points à l'aide de ses placements.

« Ces deux gars étaient parmi les meilleurs de la Ligue l'an dernier et les deux ne connaissent pas leur meilleure saison en ce moment, a illustré Popp. Boris se bat en ce moment. C'est malheureux, mais c'est le cas. »

« Je dois avouer que Jim a quand même confiance en moi, a lancé Bede. Je pense qu'il a été très patient depuis le début de la saison et c'est à moi maintenant de lui montrer qu'il avait raison de me faire confiance. »

Le vétéran quart-arrière Kevin Glenn n'a quant à lui pas voulu lancer la pierre à Bede.

« Je ne suis pas un entraîneur, je ne suis pas ici pour évaluer les joueurs, a-t-il rappelé. Nous sommes une équipe et nous devons soutenir tout le monde parce que personne n'est parfait. Si un gars a des difficultés, nous devons l'aider et l'encourager. »

Si ses coéquipiers sont derrière lui, la foule de 19 125 spectateurs réunie au Stade Percival-Molson ne s'est pas gênée pour le huer lorsqu'il a raté sa tentative de 38 verges au premier quart. Mais le Français d'origine n'avait pas l'air de trop s'en faire.

« Nous avons une très bonne foule à Montréal, a commenté Bede. Que ce soit l'organisation ou les partisans, tout le monde est quand même assez patient et j'en suis très reconnaissant.

« Je me dois d'avoir une meilleure performance à la hauteur de Boris Bede. »

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