Projections plus optimistes à Anticosti

Comme en Estrie, la clémence du dernier hiver... (La Tribune, Luc Larochelle)

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Comme en Estrie, la clémence du dernier hiver favorise un redressement du cheptel de cerfs à l'île d'Anticosti, territoire exceptionnel de chasse où les récoltes ont tout de même été grandement affectées par les précédentes périodes froides et enneigées.

La Tribune, Luc Larochelle

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Luc Larochelle
La Tribune

(Sherbrooke) Plusieurs doutent encore que l'hiver ait plus d'impact sur le cheptel de chevreuils que les chasseurs. Il n'y a pas de meilleur laboratoire que le territoire insulaire d'Anticosti pour l'illustrer.

L'hiver a sévi durant deux années consécutives sur l'île d'Anticosti avant d'accorder un répit aux cervidés en 2015-2016. Bien que la densité y soit beaucoup plus élevée qu'ailleurs au Québec, la mortalité provoquée par les saisons éprouvantes a rendu la tâche beaucoup plus difficile aux chasseurs.

Ces derniers ont abattu à peine 6065 cerfs l'an dernier à Anticosti, une baisse de 25 pour cent par rapport à la saison 2014 qui, elle-même, avait été marquée par un recul important (voir tableau). Sur deux ans, la dégringolade a représenté le tiers de ce qu'a été la récolte moyenne sur cinq ans, qui a avoisiné les 9000 bêtes entre 2010 et 2014.

Le rêve de rapporter « deux beaux bucks de l'île » a été grandement dilué au cours de cette période d'austérité. Alors que les mâles représentent normalement près des deux tiers des cerfs récoltés à Anticosti, ce ratio a chuté sous la barre des 50 pour cent au cours des deux dernières années.

La disette a été telle que les veaux ont constitué l'an dernier 19 pour cent de la récolte des chasseurs, ratio qui se maintient plus près de 10 pour cent durant les périodes plus favorables.

Fort heureusement, les projections de chasse s'annoncent nettement meilleures en prévision de l'automne à venir.

« Le nombre de faons qui étaient toujours aux côtés de leur mère, ce printemps, a été un très bon indicateur à l'effet que les pertes ont été moindres qu'au cours des deux hivers précédents. Lorsque l'hiver est moins éprouvant, il y a moins d'avortements naturels chez les femelles en gestation, ce qui favorise également une reprise rapide par l'augmentation des naissances. Nous anticipons cet automne un retour à la normale », avance le directeur de la Sépaq Anticosti, Dan Gagnon.

Quiconque porte le moindrement attention aux chevreuils broutant ces temps-ci dans les champs de l'Estrie en arrive au même constat. La cohorte de chevreuils d'un an et demi (qui fournit les daguets pouvant légalement être abattus par les chasseurs) est importante et la quantité de jeunes tachetés est annonciatrice d'une relève en croissance.

Rappelons que le dernier hiver a été parmi les plus cléments des dix dernières années en Estrie. Les cerfs ont donc bénéficié de conditions pour se refaire une santé, ici comme à Anticosti.

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