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JO : De Grasse doit démontrer l'instinct du tueur

Le sprinteur Andre De Grasse vivra une première... (La Presse Canadienne)

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Le sprinteur Andre De Grasse vivra une première expérience olympique à Rio et ce fait n'inquiète pas son entraineur, Stuart McMillan. « C'est un compétiteur hors pair », dit-il.

La Presse Canadienne

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Toronto

Si vous ne connaissiez pas le sprinteur canadien Andre De Grasse, il serait difficile de l'identifier parmi les sept coureurs s'entraînant à Phoenix, en Arizona.

Plus tôt cette saison, lors d'un entraînement, son groupe travaillait les départs, sortant des blocs pour sprinter sur une distance de 40 mètres. De Grasse, capuchon sur la tête, n'était jamais le premier à franchir la ligne d'arrivée et même qu'à quelques reprises, le médaillé de bronze au Championnat du monde arrivait dernier.

De Grasse n'est pas toujours le plus lent à l'entraînement. Il est rarement le plus rapide aussi.

Mais comme c'est le cas pour les plus grands athlètes du sport, un déclic se produit quand il se retrouve sous les projecteurs des plus importants rendez-vous d'athlétisme. Et il n'y a pas d'événements plus importants que les Jeux olympiques.

« C'est un compétiteur hors pair, a mentionné son entraîneur Stuart McMillan. J'ai huit athlètes dans mon groupe d'entraînement et il est le plus lent chaque jour. Il se fait toujours devancer par les autres. Ensuite, ils se demandent ce qui se passe quand il les bat lors d'une course. »

L'athlète de 21 ans prendra part aux épreuves de 100 et 200 mètres ainsi qu'au relais 4 x 100 m aux Jeux olympiques de Rio. Il n'a toutefois pas enregistré les chronos qu'il avait inscrits la saison dernière, alors qu'il a dû s'adapter à plusieurs changements à sa première année chez les professionnels.

Il fait partie de ces athlètes que les recruteurs cherchent, que les entraîneurs convoitent et que les adversaires craignent. Quelqu'un qui a la capacité de saisir l'occasion.

« Les meilleurs ont toujours cette capacité. Qu'on prenne Donovan Bailey, Carl Lewis avant lui ou Usain Bolt, en ce moment, a insisté McMillan. Usain remporte les courses avant même de s'installer sur la piste parce que les gens sont intimidés. Je vois la même chose avec Andre. »

Bailey avait raflé l'or au 100 m des Jeux olympiques d'Atlanta, en 1996. Lui et Bruny Surin détiennent également le record canadien du 100 m le plus rapide, parcouru un 9,84 secondes.

McMillan compare l'instinct du tueur de De Grasse à celui de la double championne olympique de bobsleigh, Kaillie Humphries, que McMillan a déjà entraîné.

« Kaillie se présente aux Jeux et elle est imperturbable, a-t-il soutenu. Tu sais qu'elle offrira le meilleur d'elle-même alors que la pression est sur ses épaules. Elle intimide tout le monde avec cette intensité. »

De Grasse, qui ne compétitionne sérieusement que depuis quatre ans, aura besoin de cet instinct du tueur à ses premiers jeux. Dans ce que Bailey qualifie « de niveau complètement différent » des championnats du monde.

Pression

Les Olympiques constituent le Saint-Graal. C'est là que tous les athlètes de tous les sports espèrent décrocher la médaille d'or », a-t-il affirmé.

Beverley, la mère du sprinteur, a admis être inquiète pour son fils en raison de la pression qui repose sur ses épaules, mentionnant que « les attentes étaient très élevées ».

Mais De Grasse ne semble toutefois pas l'être.

« Je me dirige là-bas et je pense toujours au fait d'avoir du plaisir, a fait savoir le natif de Markham, en Ontario. Ma famille et mes partisans font un très bon travail pour tenir la pression loin de moi alors je ne veux qu'avoir du plaisir et je ne pense pas trop à ça. Ce sont mes premiers Jeux et je suis excité d'y être, mais je veux évidemment terminer sur le podium. »

Très peu d'observateurs à l'extérieur de ce sport savaient qui était le Canadien avant qu'il s'impose sur la scène mondiale la saison dernière. C'est sa remarquable performance lors des championnats universitaires, au cours desquels il a triomphé au 100 et 200 m, qui a retenu l'attention de McMillan. Il a vu l'étoffe d'un grand.

« Andre n'était clairement pas le favori. Trayvon Bromell l'était dans ces deux disciplines et Andre l'a dominé dans celles-ci. Absolument dominé, a ajouté McMillan. C'est à ce moment que le monde de la course a réalisé que ce jeune homme était un compétiteur hors pair. »

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