Desharnais inquiet pour son sport

Le nageur Sherbrookois Xavier Desharnais s'inquiète pour l'avenir de son sport.... (Archives La Tribune, Jessica Garneau)

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(Magog) Le nageur Sherbrookois Xavier Desharnais s'inquiète pour l'avenir de son sport. Celui qui défendra son titre à la Traversée internationale du lac Saint-Jean à la fin du mois de juillet ne joue pas à l'autruche quand il constate avec quelle indifférence la FINA traite la nage longue distance en eau libre.

Desharnais avait bon espoir de voir son sport reprendre un peu de vigueur en 2016 après que le circuit Grand Prix de la FINA eut montré des signes d'essoufflement en 2015, notamment avec la décision de la Traversée internationale du lac Memphrémagog (TILM) de se dissocier de la FINA en refusant de présenter son marathon.

« Comme nous sommes en première ligne, une rencontre avait eu lieu entre des nageurs et certains responsables de la FINA. Ils nous avaient fait part de leurs bonnes intentions pour relancer la discipline cette année. Malheureusement, rien n'a été fait. Là nous sommes vraiment dans le creux de la vague avec seulement trois compétitions sur le circuit Grand Prix. Dans le meilleur des mondes ça prendrait cinq épreuves sur le circuit. La FINA doit réagir et ne pas laisser cette situation dépérir », a commenté Desharnais.

Celui-ci a eu vent que l'épreuve de 25 km pourrait s'ajouter éventuellement aux Jeux olympiques. « C'est au stade des rumeurs. C'est certain que ça ne pourrait pas nuire. Mais ça va prendre davantage », enchaîne-t-il.

Mal parti

Chose certaine, la FINA ne fait rien pour agrandir son cercle d'amis au sein de la famille de la nage longue distance. Il y a quelque temps, laFINA a décidé d'imposer le port de la combinaison en néoprène sans consulter les nageurs et les organisations comme celle du lac Saint-Jean. Cela a fait de nombreux mécontents. Ainsi, lorsque la température de l'eau sera entre 16 et 18 degrés Celsius, le port du wetsuitsera obligatoire. Il deviendra facultatif entre 18 et 20 C et interdit au-delà de 20 C.

« Cela dénature le sport. Ça va changer la donne et les chronos des nageurs, car on sait que la combinaison en néoprène aide à flotter. Ce n'est pas ça le visage de la nage longue distance », s'insurge Desharnais.

À Magog, les dirigeants de la TILM crient haut et fort qu'il est possible de se passer de la FINA et d'organiser des marathons. Au Lac-Saint-Jean, la Traversée est liée avec la FINA jusqu'en 2017. Le temps n'est-il pas bien choisi pour mettre de la pression sur la FINA?

« Ce n'est pas de mon ressort. C'est vrai que le sport peut survivre sans la FINA, surtout dans les conditions actuelles. Il y a d'autres organisations sur la planète, mais je doute qu'elles puissent offrir les bourses du Lac-Saint-Jean et de Magog. En même temps, le circuit Grand Prix est le seul qui possède un statut professionnel. Il ne faut pas négliger ça. J'espère en bout de piste que la FINA tirera des leçons de la saison 2016 », analyse celui qui espère aussi un retour en force de la TILM en 2017.

« Magog a toujours eu une place de choix dans le coeur des nageurs et évidemment le mien. On souhaite tous revenir ici l'an prochain. Aussi pour l'avenir de cet événement, car de mon humble avis ce serait difficile de survivre après une absence de deux ans. »

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