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Dopage en Russie: «J'aime mieux une vérité qui fait mal»

Jacques Petit... (Archives La Tribune, Jessica Garneau)

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Jacques Petit

Archives La Tribune, Jessica Garneau

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(SHERBROOKE) «C'est très dommage, d'apprendre tout ce qui se passe en Russie. C'est un peu l'image du sport amateur qui écope. En même temps, c'est la meilleure nouvelle possible, si on veut attraper les coupables. Dans le fond, j'aime mieux une vérité qui fait mal, qu'un mensonge qui fait plaisir.»

Jacques Petit suit avec attention toute l'actualité entourant la divulgation du rapport McLaren d'un programme de dopage organisé en Russie.

Le constat accablant posé par l'avocat chargé par l'AMA (Agence mondiale antidopage), posé à quelques semaines des Jeux olympiques de Rio, jette le monde du sport amateur dans la tourmente,

Président d'Excellence sportive Sherbrooke (ESS), organisme qui vient en aide aux athlètes amateurs de la région, Jacques Petit trace par contre un parallèle intéressant avec la situation vécue par le Canada, à la fin des années 1980.

On se rappellera que quelques jours après avoir coiffé l'Américain Carl Lewis au final du 100m, le désormais célèbre Ben Johnson avait été reconnu coupable de dopage au stanozolol. Il s'est ainsi vu retirer sa médaille d'or. Les Jeux olympiques de Séoul portent à tout jamais l'empreinte de ce scandale.

Le tsunami planétaire fut immédiat.

«Après les tests positifs de Ben Johnson, le Canada a réagi et a saisi la balle au bond. On a créé la Commission Dubin et la publication du rapport d'enquête a réellement contribué à changer les choses au pays. Dès lors, on a créé le Comité d'éthique dans le sport et le Canada est devenu un chef de file dans la lutte contre le dopage. À preuve, c'est au Canada, à Montréal, que l'AMA a établi ses bureaux. Le Canada est sorti grandi de cette épreuve», a-t-il indiqué.

À la suite de ce scandale, le gouvernement fédéral institue la Commission d'enquête sur le recours aux drogues et aux pratiques interdites pour améliorer la performance athlétique, présidée par Charles Dubin, juge en chef de la cour d'appel de l'Ontario. Ce dernier a dénoncé, dans un rapport publié en juin 1990, les politiques et procédures en matière de dépistage à la fois du gouvernement fédéral et des associations de sport amateur.

Le Canada a par la suite révisé son programme de dépistage des drogues et créé, en avril 1991, l'Organisme antidopage canadien.

Jacques Petit était entraîneur en athlétisme durant ce scandale. Il a notamment été entraîneur au sein de l'équipe canadienne lors des Jeux de la Francophonie en 1989, lors des Championnats du monde de 1996 et des Jeux du Commonwealth de 1998.

«Qu'on le veuille ou non, des scandales comme celui de Séoul ou celui de la Russie, actuellement, ça fait le ménage. C'est un peu comme ce qu'on a vécu avec l'Allemagne de l'Est, il y a plusieurs décennies. Il faut que ce soit sorti, il faut que ce soit connu. Si le scandale actuel peut avoir la même résonnance au niveau international, c'est tant mieux», a poursuivi M. Petit.

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