Une bataille différente pour Abigaël

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La Sherbrookoise Abigaël Walker a réussi l'impossible en se qualifiant pour les Jeux du Québec malgré sa maladie et en livrant de bonnes batailles à ses adversaires sur les terrains de tennis de Montréal.

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(Sherbrooke) En plus de se battre contre la maladie, Abigaël Walker a entrepris une nouvelle bataille beaucoup plus amusante cette fois. Un combat qui ne se déroule pas sur un lit d'hôpital, mais plutôt sur un court de tennis.

Atteinte de polychondrite, une maladie rhumatologique très rare, l'athlète de la délégation estrienne a réalisé tout un exploit en obtenant son billet pour la 51e Finale des Jeux du Québec.

Malgré trois défaites en trois sorties jusqu'à maintenant, Abigaël a l'impression d'avoir gagné lors des deux derniers jours passés à Montréal.

« C'est vraiment une victoire pour elle, souligne sa mère Myriam Ruel. Sa première adversaire avait beaucoup plus d'expérience qu'elle. Ensuite, Abi a progressé lors de son deuxième match pour finalement disputer sa meilleure partie dans un duel très serré, quelques heures après sa première partie de la journée. Elle devrait encore jouer demain (mercredi), ce qui constituera une quatrième rencontre en trois jours. »

« Deux de ses duels ont obligé Abigaël à fournir plus de deux heures d'effort sur le terrain, informe son père Steve Walker. Mais elle est habituée de se battre jusqu'à la fin. Elle livre tout un combat dans la vie de tous les jours. C'est sa vie qui est alors en danger. Malgré sa maladie sévère, elle peut tout de même jouer au tennis. Comme sur son lit d'hôpital, elle se trouve seule sur le terrain, mais demeure bien entourée. Nous sommes toujours là pour la soutenir et pour être fiers d'elle. »

Sa polychondrite l'a d'ailleurs forcée à abandonner le soccer. Elle s'accroche donc désormais au tennis.

« Si je recevais un ballon sur la cage thoracique, mes fonctions respiratoires auraient pu être endommagées. C'était trop dangereux. Et j'adore le tennis. Avec ma maladie, ce n'est pas toujours facile, mais pour l'instant elle est endormie. Six mois après l'arrêt de la médication, je pourrai dire que je suis en rémission. »

« Pour nous, c'est toute une fierté de la voir aux Jeux du Québec, poursuit Myriam Ruel. Notre fille peut vivre cette expérience qui est tellement belle. L'ambiance est à la fête, Abi s'amuse beaucoup et ajoute de l'expérience à son bagage en même temps. Elle peut garder la tête haute peu importe les résultats! »

Courir pour Abi

Depuis 2013, il est possible de soutenir la Sherbrookoise de 13 ans dans sa lutte contre la maladie en participant à l'événement Abi et la course des mille-pattes présenté au mont Bellevue. La quatrième édition aura lieu le 1er octobre dès 10 h. Le départ sera donné tout près de la faculté d'administration de l'Université de Sherbrooke.

La course a pour but d'amasser des fonds pour le camp Articulaction, pour la famille d'Abigaël Walker et pour deux autres jeunes victimes de la maladie.

L'événement vise également à démystifier les maladies rhumatologiques et à briser l'isolement dans lequel se trouvent les jeunes malades.

« Abi refusait que les fonds servent uniquement à elle. Elle tenait à donner au suivant en partageant les sous récoltés », révèle sa mère.

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