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Izzi : « Je ne partageais plus la même vision »

L'ex-président des Tigres de Victoriaville Johnny Izzi sentait... (La Tribune, Yanick Poisson)

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L'ex-président des Tigres de Victoriaville Johnny Izzi sentait qu'il n'était plus l'homme de la situation.

La Tribune, Yanick Poisson

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Yanick Poisson
La Tribune

(Victoriaville) Démission forcée ou pas, Johnny Izzi a expliqué avoir délaissé la présidence des Tigres de Victoriaville d'abord et avant tout parce qu'il ne sentait plus l'appui de l'organisation. Il avait l'impression depuis un moment qu'il n'était plus l'homme de la situation.

« En raison des événements qui se sont bousculés dans les derniers mois au sein de la direction, devant le manque d'appui dans l'entourage de l'équipe et sentant que je ne partageais plus la même vision, j'ai mûrement réfléchi et pris la décision de me retirer », résume-t-il.

Ce dernier précise que lorsqu'il a accepté de prendre le flambeau de la présidence des Tigres, il y a deux ans, il avait un plan bien précis en tête visant à amener l'équipe régionale de la LHJMQ vers la victoire. Tout au long de son mandat, ses décisions ont toujours été prises pour le bien des joueurs, et ce, dans l'objectif ultime de les amener à la victoire de la Coupe du Président.

Le vice-président et directeur général de Gaudreau Environnement est évidemment déçu de n'avoir pu atteindre cet objectif ultime et d'avoir mis fin à son mandat deux années avant son terme. Il a tout de même eu une petite pensée pour les gens qu'il a eu l'occasion de côtoyer au cours de son passage tout de même enrichissant.

« Je remercie les employés de la permanence, le personnel hockey en place et surtout les partisans pour leur appui et leur présence match après match. Je souhaite bon succès au prochain président et je continue à croire que les partisans méritent de voir leur équipe accéder aux grands honneurs, ce pourquoi j'ai toujours travaillé sans compter les heures. Je quitte en ayant l'impression de ne pas avoir accompli l'ensemble de ce que j'aurais souhaité réaliser », évoque-t-il.

Johnny Izzi entend demeurer impliqué au sein de sa communauté. Il poursuivra sa participation auprès de plusieurs organismes, notamment au comité stratégique des centres de tri, au conseil d'administration du Conseil des entreprises de services environnementaux (CETEQ) et au Conseil d'administration d'Éco Entreprise Québec (ÉEQ). Il poursuivra également son engagement dans la cause qui lui tient à coeur, celle de Jolyanne Ouellette.

Nouvelle ère à Victoriaville

Certains indices laissent croire que Charles Pellerin deviendra le prochain président des Tigres de Victoriaville.

Dans l'entourage de l'équipe, tout indique que l'on convoquera les médias à une conférence de presse jeudi ou vendredi afin de présenter le nouveau titulaire du poste.

La rumeur voulant que les actionnaires des Félins se soient réunis mardi afin de demander la démission de Johnny Izzi et de désigner qui lui succédera, semble vouloir se confirmer. Les actionnaires n'ont pas apprécié que leur président ait eu l'air d'improviser à maintes reprises durant son court mandat et ont pris les mesures nécessaires pour que cesse cette période trouble.

L'ancien président de la formation, probablement celui qui a connu le plus de succès au cours de ses neuf années en poste, Éric Bernier, serait du groupe d'actionnaires qui pilote le dossier. Ces derniers auraient un plan bien établi et ont tôt fait de communiquer avec le personnel en place afin de le rassurer. L'ancien gouverneur Jean Marcotte, un homme de hockey avec le Tigre tatoué sur le coeur, ferait également partie du processus. Mercredi, le recruteur-chef des Tigres, Pierre Cholette, a tenu à rassurer tout le monde via son compte Twitter en y allant d'une phrase humoristique : « J'ai beau vérifier et revérifier le calendrier de la LHJMQ, il n'y a pas grand matchs de cédulés (sic) demain ».

Laberge optimiste

Les joueurs suivent évidemment de près les péripéties entourant leur équipe. Depuis la fin de la saison, ils ont vu leur entraîneur-chef être congédié, leur directeur général quitter pour des raisons de santé et celui qui devait les remplacer se pousser seulement deux mois après son entrée en poste. Le prometteur attaquant Pascal Laberge n'a d'ailleurs pas digéré la décision d'Éric Veilleux de leur fausser compagnie aussi peu de temps après avoir accepté le poste.

« Il nous a rencontrés, puis il s'en va avant même avoir fait une pratique ou un match. J'ai de la misère à accepter ça un peu. Je comprends que l'objectif est de faire progresser sa carrière, mais ça manque un peu de respect », commente-t-il.

Pour la suite des choses, Laberge a eu l'occasion de discuter avec Jean Marcotte et l'entraîneur adjoint Maxime Desruisseaux et ils se sont faits très rassurants. Les propos du choix de deuxième ronde des Flyers de Philadelphie sont empreints d'optimisme.

« Je ne suis pas inquiet, il y a de bonnes personnes qui vont prendre le relais. Le meilleur est à venir pour nous, dit-il. L'ancien président voulait bien faire, c'est triste qu'il ne soit plus là, mais je pense qu'il ne connaissait pas beaucoup le hockey ».

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