Des rock stars en Chine

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L'entraîneur des Cougars Jean-François Joncas, a savouré son triomphe en Chine avec les joueurs J-Min Pelley, Marc-Antoine Lemay, Félix Lussier-Roy et Vincent Blanchard.

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(Sherbrooke) Les footballeurs canadiens ont non seulement vécu un voyage culturel dépaysant, lors de leur passage en Chine pour la présentation du Championnat du monde MU-19 de l'IFAF, ils y ont en plus causé la surprise générale en battant la puissante équipe américaine en finale par la marque de 24-6 en grande finale, la fin de semaine dernière

L'entraîneur-chef des Cougars du Collègue Champlain de Sherbrooke, Jean-François Joncas, était aux premières loges de cette compétition, lui qui agissait à titre d'entraîneur de la ligne à l'attaque.

Entre deux bouchées de scorpion, des visites culturelles enrichissantes et une très grande quantité d'égoportraits en compagnie des habitants de la ville de Harbin, Joncas a vu l'équipe canadienne réussir un exploit que lui-même ne croyait pas très probable.

«Oui, on a causé la surprise générale lors de ce championnat. Sans dire que les Américains étaient fendants, disons simplement qu'ils pensaient qu'ils étaient en Chine pour promouvoir le foot, et que tout était centré autour d'eux. Mettons qu'on leur a fait un joli pied de nez! En début de compétition, on savait qu'on aurait fort à faire contre une très puissante équipe américaine; alors que de notre côté, on avait peut-être pas l'équipe idéale. J'estimais que si on avait à les jouer 10 fois, on pourrait les battre à deux reprises. Alors gagner en finale fut tout un exploit», a raconté M. Joncas.

«On a vraiment limité les erreurs lors de ce match. Et ironiquement, c'est une erreur de notre part qui nous a donné le momentum, en début de match. Les Américains ont pris possession du ballon à notre ligne de 20 après un botté raté, mais notre défensive a tenu le coup sur un quatrième essai. On a donc pu survivre à l'ouragan du début du match et on a appliqué notre plan de match. On a joué tout le match avec deux ailiers rapprochés (formation jumbo) et on a couru le ballon. On savait qu'on avait une très bonne ligne à l'attaque, qui avait le dessus sur leur front défensif.»

«Dès le troisième quart, les Américains ne cherchaient que le gros jeu aérien pour nous battre, ils ont rapidement perdu patience. Je ne crois pas qu'ils avaient planifié être en retard dans le match en deuxième demie!»

Jean-François Joncas se réjouissait d'avoir poussé fort pour que son porteur de ballon Félix Lussier-Roy fasse le voyage avec l'équipe.

L'ancien des Harfangs du Triolet a été nommé joueur du match lors des deux premiers duels du Canada en ronde préliminaire, et il a très bien fait contre les Américains en finale, avec 123 verges en 20 portées et un touché à la suite d'une course de 47 verges.

«Cette course-là m'a impressionné, vraiment. Félix a été très très bon, sa vitesse était explosive et en plus, il était l'un des plus jeunes joueurs de l'équipe, lui qui débarque du secondaire. Disons que j'ai bien hâte de le voir à l'oeuvre avec les Cougars!»

Voyage dépaysant

En Chine, joueurs et entraîneurs ont vécu, pendant trois semaines, une expérience, disons, dépaysante.

«Ce fut extraordinaire! J'avoue que je me demandais dans quoi je m'embarquais, mais rendu sur place, ce fut A1 comme réception. Les gens sur place étaient accueillants et surtout très curieux de voir autant de Blancs dans leur ville, qui n'est pas très touristique. Harbin compte environ 10 millions de personnes. Quand une gang de joueurs de football déambule dans les rues, ça attire les curieux! Je ne compte même plus les égoportraits (selfies) qu'on a pris avec eux! On était vraiment une attraction pour eux, on était comme des rocks stars!»

«Pour la nourriture, il a fallu s'habituer et essayer des choses. Disons que les règles de salubrité là-bas ne sont pas les mêmes que chez nous. Quand même, j'ai goûté à du scorpion, un trip que je voulais faire, et c'était bon! Le plus étonnant, c'est de voir les gens cracher partout, c'est un vrai fléau.»

«Dans toutes mes expériences football depuis le début de ma carrière, ce voyage en Chine se situe tout en haut de la liste. C'était mémorable!»

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