Izzi quitte les Tigres à son tour

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Yanick Poisson
La Tribune

(Victoriaville) Le département hockey des Tigres de Victoriaville est pratiquement désert. Après le gouverneur Jean Marcotte et le directeur général et entraîneur-chef, Éric Veilleux, c'était au tour du président, Johnny Izzi, de tirer sa révérence en mi-journée mardi.

Cette décision a pris tout le monde par surprise et laisse croire que le directeur général de Gaudreau environnement a été poussé vers la sortie. Izzi s'affairait à rencontrer des hommes de hockey au cours des derniers jours afin de remplacer Veilleux au poste de dg. Une rumeur émanant d'un hebdomadaire local veut qu'un groupe d'actionnaires se soit réuni afin de demander son départ.

Information que l'actionnaire Louis Lafleur dément. Il assure n'avoir jamais été mis au courant de quelque rencontre. « Je présume qu'il devait y avoir quorum, car ce ne sont pas tous les actionnaires qui ont été invités. Peut-être y a-t-il des actions spéciales votantes? J'aurai surement des questions à poser à la prochaine assemblée des actionnaires. Ai-je reçu un chèque pour mes actions? Non, pas encore, alors je dois être un des actionnaires », dit-il.

Dans un communiqué, le conseil d'administration prend également la défense de son président. « Le conseil d'administration tient à souligner que les décisions prises au cours des deux dernières années de mandat de M. Izzi ont été entérinées par ses membres. Ces dernières dernières années ont été affectées par plusieurs événements hors de notre contrôle et imprévisibles. Nous avons toujours pris les décisions dans le meilleur intérêt des Tigres, au meilleur de nos connaissances », peut-on lire.

Les membres du c. a des Tigres ont par ailleurs remercié Johnny Izzi pour ces deux années à la présidence. « Nous tenons à souligner le travail colossal fait par M. Izzi dans ces situations extrêmement difficiles, et ce, tant sur le plan administratif qu'en ce qui a trait au hockey », continue-t-on.

Le conseil tient à rassurer ses partisans que tout sera mis en oeuvre pour assurer une bonne transition à la présidence ainsi qu'en ce qui concerne les postes laissés vacants. Il assure que tout sera fin prêt en vue du prochain camp d'entraînement.

« Nous avons l'intention de poser des gestes rapidement et nous émettrons davantage de commentaires au cours des prochains jours », indique Éric Lefebvre, l'un des administrateurs, précisant que les membres du conseil avaient convenu de ne pas en dire davantage.

Charbonneau sur les rangs?

Avant qu'Izzi annonce sa démission, il a rencontré une poignée d'hommes de hockey, dont l'ancien directeur général du Phoenix de Sherbrooke, Patrick Charbonneau. Selon des rumeurs persistantes, Izzi avait choisi de rescinder les postes de directeur général et d'entraîneur et Charbonneau lui aurait fait particulièrement bonne impression. On dit qu'il était le candidat privilégié par l'organisation.

Charbonneau serait devenu le cinquième directeur général nommé au deuxième étage au cours des deux années de présidence de Johnny Izzi.

Après avoir vu Jérôme Mésonéro quitter son poste après sept ans de loyaux services, il s'est tourné vers Yanick Jean, qui venait d'être congédié par ce même Mésonéro. Ce dernier lui a rapidement fait faux bond afin d'accepter les doubles fonctions avec les Saguenéens de Chicoutimi. Le président a ensuite opté pour son entraîneur des gardiens, Daniel Fréchette, qui a dû abdiquer au cours des derniers mois pour des raisons de santé, mais non sans avoir limogé l'entraîneur-chef, Bruce Richardson, pour des raisons encore nébuleuses.

En remplacement de Fréchette, les Félins ont amené Éric Veilleux dans les Bois-Francs, mais se sont encore une fois fait fausser compagnie très peu de temps plus tard. Plusieurs hommes de hockey de la trempe de Veilleux choisissent pourtant de respecter leurs ententes dans la LHJMQ avant d'accepter une offre la Ligue américaine. Il semble que les conditions n'étaient pas réunies pour qu'il se plaise dans les Bois-Francs.

Bruce Richardson... - image 2.0

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Bruce Richardson

Richardson « à l'écoute »

Bruce Richardson n'a pas l'intention de danser sur la tombe de Johnny Izzi, mais se dit prêt à redevenir un Tigre de Victoriaville si le prochain directeur général en décide ainsi.

« C'est sûr que je serai à l'écoute si le téléphone sonne. C'est une toute nouvelle organisation maintenant et il n'y a pas beaucoup d'hommes de hockey qui connaissent les joueurs comme moi. Je les ai coachés au cours des deux dernières années », fait-il remarquer.

Invité à se prononcer sur le départ du président qui a entériné son premier congédiement en carrière, Richardson a joué la carte du « politically correct », affirmant qu'il trouvait ça « plate » pour cette équipe et ces joueurs qui sont promis à deux belles saisons. Il fait remarquer que l'organisation amorce d'une bien drôle de manière son 30e anniversaire de fondation.

L'ancien Félin a accepté d'effectuer un retour avec les Grenadiers de Châteauguay dans la Ligue midget AAA, mais est toujours payé par l'organisation victoriavilloise. Il a encore du mal à comprendre ce qui a influencé les Tigres à lui montrer la porte.

« J'ai sacrifié deux années de ma vie pour les Tigres. À ma première saison, nous étions sixièmes aux Fêtes et on a préféré échanger tous nos bons joueurs pour le futur. Par la suite, on a fait jouer nos jeunes afin qu'ils progressent. Maintenant qu'ils arrivent à maturité, je ne suis plus le bienvenu. C'est difficile à accepter », ajoute l'instructeur, visiblement encore amer.

Richardson affirme avoir encore plusieurs amis à Victoriaville et que les membres de sa famille se sont beaucoup plu dans les Bois-Francs, ce qui faciliterait évidemment un nouveau déménagement.

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