Serena Williams rejoint Steffi Graf

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En gagnant le tournoi féminin de Wimbledon samedi, Serena Williams a rejoint l'Allemande Steffi Graf avec 22 titres de Grand Chelem.

Agence France-Presse, Adam DAVY

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Associated Press

Serena Williams insistait pour dire qu'elle ne se pensait pas au 22e titre majeur. Elle refusait d'en parler même si elle passait près sans l'emporter.

Serena Williams insistait pour dire qu'elle ne se pensait pas au 22e titre majeur. Elle refusait d'en parler même si elle passait près sans l'emporter.

Maintenant que c'est fait, elle a pu s'ouvrir.

Avec les bras au ciel, Williams a levé deux doigts de chaque main sur le court central pour montrer le chiffre magique à la suite de sa victoire de 7-5, 6-3 contre Angelique Kerber, samedi en finale de Wimbledon, ce qui lui a permis d'égaler le record de 22 titres majeurs qui appartenait à Steffi Graf.

« Honnêtement, il y a eu des nuits blanches, pour plusieurs raisons, a raconté Williams. Mon objectif est de gagner au moins un tournoi majeur par année. Il y avait de la pression. »

Williams a rejoint Graf pour le plus de titres majeurs dans l'ère moderne, qui a débuté en 1968. Williams aura maintenant dans son viseur le record de tous les temps : les 24 titres du Grand Chelem de Margaret Court.

Il s'agissait aussi pour Williams d'un septième titre à l'All England Club - seulement Martina Navratilova en a plus dans l'ère moderne avec neuf - et de son deuxième consécutif. Son triomphe à Wimbledon l'an dernier était son 21e en Grand Chelem en carrière et ce chiffre n'avait pas changé avant samedi.

« Oui, ça devenait difficile de ne pas y penser, a concédé Williams, qui est retourné sur le terrain quelques heures plus tard pour gagner le titre en double avec sa soeur aînée, Venus. J'ai eu quelques chances, mais ça rend la victoire encore plus douce quand on a travaillé si fort pour l'obtenir. »

Il y a eu une défaite surprise contre Roberta Vinci en demi-finale des Internationaux des États-Unis en septembre, privant Williams d'un balayage des tournois majeurs en 2015. Elle a ensuite perdu contre Kerber en finale en Australie, puis contre Garbine Muguruza en finale à Roland-Garros.

« Le temps panse les blessures, a dit l'entraîneur de Williams, Patrick Mouratoglou. En perdant, vous réalisez certaines choses. »

Dans une reprise de la finale à Melbourne - marquant la première fois en une décennie que deux femmes s'affrontaient plus d'une fois en finale d'un tournoi majeur lors de la même année -, la favorite a été en mesure de s'imposer contre la quatrième tête de série. Williams compte aussi six titres des Internationaux des États-Unis, six des Internationaux d'Australie et trois des Internationaux de France.

L'Américaine de 34 ans y est parvenue en suivant une recette que l'on connaît bien. Elle a été pratiquement invincible au service avec 13 as et en gagnant 38 des 43 points disputés sur sa première balle. Elle a concédé une seule balle de bris - à 3-3 au deuxième set, marquant la seule véritable ouverture pour Kerber -, mais elle a fermé la porte avec deux puissants as.

Williams a aussi été brillante en dictant le jeu contre Kerber, une gauchère qui préfère la contre-attaque. Williams a brisé le service de sa rivale une fois dans chaque manche et a bien fait au filet, mettant d'ailleurs fin à la rencontre avec une volée facile.

« J'ai tout tenté à la fin, mais Serena méritait de gagner, a dit l'Allemande de 28 ans. Elle a joué de façon incroyable. »

Plus tard samedi, Williams a ajouté un autre trophée à sa collection, quand Venus et elle ont vaincu Timea Babos, de la Hongrie, et Yaroslava Shvedova, du Kazakhstan, 6-3, 6-4. Il s'agissait pour les soeurs Williams d'un sixième titre en double à Wimbledon et d'un 14e en Grand Chelem.

« J'ai eu à peine assez de temps pour me changer et faire mettre du nouveau ruban sur mes chevilles, a relaté Serena. Mais en même temps, j'avais tellement d'adrénaline que je ne voulais pas une trop longue pause. »

Et quand on lui a demandé samedi si elle pensait déjà à un 25e titre pour devancer Court, Williams a répondu : « Non. Si j'ai appris une chose au cours de la dernière année, c'est d'apprécier le moment présent et c'est ce que je vais faire. »

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