À Wimbledon, en passant par Sherbrooke

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En 2010, Frédéric Niemeyer est devenu entraîneur de Milos Raonic. Ce dernier a participé trois fois au Futures de Sherbrooke.

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(Sherbrooke) CHRONIQUE / Je ne sais pas si vous êtes comme moi, mais cette semaine, en avant-midi, j'étais scotché devant mon téléviseur à regarder le tennis professionnel à Wimbledon. Et surtout, le jeu inspirant du Canadien Milos Raonic, qui est devenu vendredi le premier joueur canadien à se qualifier pour la finale de Wimbledon.

Pas banal quand même de savoir qu'il y a un peu plus de six ans, on voyait débarquer à Sherbrooke un grand ado de 16 ans qui était déjà en haute estime par Tennis Canada. Le puissant serveur a participé quatre fois au tournoi sherbrookois de la série Futures.

Et Raonic n'est pas le seul canadien à s'illustrer à Wimbledon qui est auparavant passé à Sherbrooke. Deux des principales vedettes de l'édition 2016 du Futures ont très bien fait chez les juniors au All England Club.

Félix Auger-Aliassime a de nouveau fait parler de lui en atteignant les quarts de finale. Le jeune homme originaire de Québec fut une vedette instantanée à Sherbrooke et chacun de ses matchs a fait salle comble. On le décrivait comme une future vedette sur le circuit professionnel et jusqu'ici, il a livré la marchandise; souvenez-vous en juin dernier, il a eu trois balles de match pour gagner le Roland-Garros chez les juniors. Il a cependant dû s'avouer vaincu en trois sets.

Auger-Aliassime a réalisé une première dans sa jeune carrière, en mars dernier à Sherbrooke, en participant pour une première fois à une demi-finale d'un tournoi ITF.

Quant à son ami Denis Shapovalov, avec qui il avait gagné le US Open junior en double en 2015, il est toujours en lice à Wimbledon. Tête de série numéro 5 chez les juniors, Shapovalov affrontera le favori de la compétition, le Grec Stefanos Tsitsipas en demi-finale.

Voilà des années que le professionnel de tennis de l'école Tennestrie François Lefebvre répète que le tournoi Futures de Sherbrooke est une vitrine privilégiée pour les amateurs sherbrookois de tennis afin de voir à l'oeuvre l'élite mondiale de demain.

En regardant le longiligne Raonic pilonner le Suisse Roger Federer de ses puissants services et d'être fatal lors de ses attaques au filet, le sourire de François m'est revenu en tête. Il avait tout à fait raison!

Certes, Raonic était un autre joueur, à l'époque de son passage à Sherbrooke. Il a fait une première présence à Sherbrooke en 2007, issu des qualifications, alors qu'il occupait le 66e rang... au Canada! Il avait alors 16 ans et il était loin derrière le Sherbrookois Frédéric Niemeyer, qui était classé 288e au classement de l'ATP.

Mais déjà, il était identifié comme le digne dauphin de Niemeyer, qui avait jusque là été l'un des rares Canadiens à faire un bon bout de chemin sur le gazon ancestral de Wimbledon, lorsqu'il a atteint le deuxième tour en 2003.

En 2008, Raonic s'est incliné en finale du Futures de Sherbrooke face à l'Italien Enrico Iannuzzi. Les spectateurs qui ont assisté au parcours de Raonic cette année-là se rappellent certainement ses nombreuses sautes d'humeur et le mauvais traitement qu'il aimait infliger à ses raquettes...

En 2009, c'est le Canadien Vasek Pospisil qui avait raison de Raonic en quart de finale.

En 2010, alors que Frédéric Niemeyer devient son entraîneur, Raonic est une fois de plus vaincu par Pospisil, cette fois en finale.

« Je me rappelle, il était venu me voir dans mon bureau, il était nerveux de jouer devant une salle comble. Il n'avait pas vécu ça souvent. Un an après, il gagnait à Memphis, et on connaît la suite. Il doit beaucoup à Pete Sampras; c'était son idole et il avait toujours voulu lui parler. Après la finale à Memphis, ce dernier lui avait fortement suggéré de calmer son bouillant caractère pour progresser. Ensuite, il a ajusté son jeu; personne ne pensait qu'il serait aussi bon en fond de terrain. Ça a pris l'Espagnol Carlos Moya pour lui apprendre ça. Et il en a profité contre Federer », a dit François Lefebvre.

« Il a toutes ses chances contre Andy Murray en finale, mais il ne faudra pas que les échanges soient trop longs. S'il sert à 70 %, il a de très bonnes chances. Milos doit agresser Murray sur sa deuxième balle. »

Si le jeune Ontarien d'origine croate n'a pas gagné à Sherbrooke, la puissance de ses services résonne probablement encore entre les murs des courts un à trois du Centre récréatif Rock Forest!

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