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Une centaine de nageurs à l'assaut du lac Massawippi

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Le signal de départ du 15 km à la Plage du Collège des Servites à Ayer's Cliff sera donné sur le coup de huit heures.

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(Magog) Ne participe pas qui veut à une épreuve de nage en eau libre. Pour la deuxième année consécutive, la Traversée du lac Massawippi accueillera quelque 100 nageurs et nageuses ce dimanche 10 juillet.

Ce contingent de nageurs est inscrit en grande partie aux épreuves de 1, 2, 3 et 4 x 500 m en équipe qui se dérouleront à North Hatley, plus précisément à la hauteur du parc Dreamland. Trois d'entre eux oseront défier le lac Massawippi sur la distance de 15 km.

« J'accueillerais volontiers plus de nageurs au 15 km, mais nager cette distance, c'est loin d'être une partie de plaisir, déclare Patrick Mahony, grand manitou du circuit NageEnEauLibre.com. Je rencontre des athlètes parfois qui me disent qu'ils seront au rendez-vous pour m'apercevoir finalement que leur projet est resté sur les tablettes. Courir 15 km, c'est déjà un bel exploit, surtout quand tu pars au bas de l'échelle, mais nager 15 km, c'est un fait d'armes exceptionnel. »

Selon Mahony, même les nageurs en piscine sont réticents à se tourner vers l'eau libre. « Pas tous, précise-t-il, mais il y a une relation amour haine entre les nageurs en piscine et l'eau libre. Certains vont aimer du premier coup, mais les autres vont détester à tout jamais. Se faire brasser par les vagues, avoir le sentiment d'être perdu dans sur une vaste étendue d'eau, savoir que parfois le fond du lac est une couple de centaines de pieds sous toi, ce ne sont pas tous les nageurs qui sont à l'aise avec ça. »

Maintenir le cap

Or, Patrick Mahony maintient le cap et se fait un plaisir d'être là pour donner la chance à des gens ordinaires ou des athlètes de pointe de relever des défis hors du commun. « C'est plus fort que moi chaque fois. Je suis toujours émerveillé par ce que les gens peuvent accomplir en abattant toutes les barrières devant eux. Ça vient me chercher. Je me souviens l'an dernier du dernier nageur qui a complété le 15 km. Ça faisait huit heures qu'il nageait, mais il aurait fallu une grue pour le sortir tellement il était entêté et déterminé à aller jusqu'au bout. C'est pour eux que je suis là », ajoute Mahony.

Dimanche, le signal de départ du 15 km à la Plage du Collège des Servites à Ayer's Cliff sera donné sur le coup de huit heures. Les nageurs du 15 km seront accompagnés d'un kayakiste pour se rendre à destination au parc Dreamland. À ce dernier endroit, les épreuves s'amorceront à neuf heures.

L'année dernière, le Sherbrookois Mathieu Chagnon avait été le premier champion du 15 km de la Traversée du lac Massawippi alors qu'il avait négocié le parcours en 4 h 2 min 21 s. Chagnon ne sera pas présent dimanche pour défendre son titre.

Du pareil au même à la TILM

La situation n'a pas évolué pour la Traversée internationale du lac Memphrémagog (TILM) depuis l'annonce par son conseil d'administration en décembre dernier qu'elle faisait relâche en 2016.

Selon Jean-Guy Gingras, membre du dernier CA en devoir, il ne faut pas s'en inquiéter pour autant. « Dans notre plan de relance, il était prévu que les démarches pour trouver un nouveau groupe débuteraient vers le mois d'août. C'est ce qui va se passer. Nous avons un petit groupe de cinq à six personnes dans la mire et on s'apprête à les rencontrer. Ce que nous allons leur proposer est un plan à prendre ou à laisser tel que nous l'avons conçu. Notre expérience nous permet de le faire et en plus nous ne voulons pas que les erreurs de 2013 se reproduisent », explique Gingras.

Ceux qui seraient portés à croire que l'ancien conseil d'administration souhaite continuer de tirer les ficelles par-derrière même avec un nouveau groupe à la tête de l'événement sont dans l'erreur. « Ce n'est plus tout nous notre intention. Mais on sait ce que ça prend pour relancer la Traversée sans se casser la gueule. On veut que ça reparte sur des bases solides. Nous, on a fait notre temps et ça prend du sang neuf. Nous voulons être là comme des mentors, sans plus », annonce Gingras.

Quarante-deux km

Ce dernier sera très clair lorsqu'il rencontrera le nouveau groupe dont il tient à taire l'identité. « Il faut revenir à l'ancienne formule, c'est-à-dire le départ à Newport, Vermont, et l'arrivée à Magog. Avec Newport, tout est déjà défini et les personnes là-bas prêtes à s'impliquer savent déjà à quoi s'en tenir. En réalité, ils étaient même prêts à s'embarquer dès cette année. »

Il y a donc lieu de rester optimiste quant à un retour éventuel de la TILM. « Il ne faut pas désespérer, mais c'est certain que nous devrons être fixés vers la fin novembre au plus tard », affirme Jean-Guy Gingras.

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