Trésor caché

Le lac Lindsay, situé à quelques kilomètres du... (Courtoisie, Albert Fauteux)

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Le lac Lindsay, situé à quelques kilomètres du village de Saint-Malo, gagne à être connu des pêcheurs puisqu'on y capture de la truite brune et de l'arc-en-ciel de belle taille comme en fait foi cette photo montrant Alexandre Fauteux et Alain Fontaine avec une prise avoisinant les 50 cm (19 pouces et demi).

Courtoisie, Albert Fauteux

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Luc Larochelle
La Tribune

(Sherbrooke) CHRONIQUE / Rares sont les lacs de la région où il y a encore un accès public gratuit à un quai pour pêcher à gué, à une rampe de mise à l'eau ainsi qu'à une aire de pique-nique où il y a suffisamment d'espace pour prendre ses aises.

Le lac Lindsay, à Saint-Malo, offre tout cela avec, en plus, une qualité de pêche fort enviable pour la truite brune et la truite arc-en-ciel.

« C'est un trésor dont on parle peu, mais qui mérite d'être connu et reconnu », considère Sylvain Fontaine, l'un des bénévoles de l'Association sportive du Lac Lindsay.

Situé à quelques kilomètres de ce village estrien - le plus haut en altitude au Québec -, ce plan d'eau a une taille comparable aux lacs Orford ou d'Argent, qui longent l'autoroute des Cantons-de-l'Est. Comme il domine une vallée dans l'axe du soleil couchant, il offre des scènes magnifiques en fin de journée.

En plus de rendre accessible le terrain de quelques hectares qu'elle possède en bordure du lac (sur le chemin du Lac), la municipalité de Saint-Malo participe au financement des ensemencements. Elle épaule ainsi les efforts de l'organisme qui se consacre à la promotion de la pêche.

« Personne ne vous empêchera de pêcher au lac Lindsay même si vous n'êtes pas détenteur d'une carte de membre. Le quai avance sur plusieurs dizaines de mètres dans l'eau et est assez large pour accueillir plusieurs pêcheurs. Il n'y a pas de frais non plus pour utiliser la rampe de mise à l'eau. Par contre, notre souhait est que les pêcheurs expriment leur appréciation en adhérant au club puisque c'est ce qui assure le gros des ensemencements qui garderont notre lac attrayant », explique le président de l'Association, Jonathan Marchand.

Il suffit de voir quelques photos échangées entre pêcheurs sur internet ou encore celles qui sont publiées sur la page Facebook de l'organisme pour se rendre compte que les efforts du milieu portent. Les résultats ont un effet d'entraînement puisque le nombre de membres a doublé au cours des dernières années

Normand Fauteux est assurément l'un des pêcheurs connaissant le mieux le lac Lindsay.

« Il y a abondance de nourriture pour assurer la croissance des truites ensemencées. Il y a quelques années, j'ai capturé une brune de 8 livres et ¾ (près de 5 kg) en plein mois de juillet. De l'ouverture jusqu'à la fin juin, on prend de la truite à peu près n'importe où sur le lac, avec des vers ou des leurres artificiels. Plus tard en saison, il faut trouver les sources qui maintiennent l'eau plus froide en profondeur », partage-t-il.

Le mot se passe, évidemment, les autres pêcheurs gardent un oeil sur le vétéran de 81 ans, généreux de ses conseils, qui ne se formalise pas de voir d'autres pêcheurs s'approcher de « ses trous ».

Le club lui a d'ailleurs rendu hommage : le trophée de pêche emblématique de l'Association sportive du Lac Lindsay porte son nom.

« Ce sont des jeunes qui s'impliquent dans la direction et ils sont très dynamiques. Ils impliquent les enfants. La pêche reste bonne et la relève aussi », se réjouit M. Fauteux.

Les cartes de membres sont vendues au dépanneur du village de Saint-Malo au coût de 25 $ pour un adulte et de 40 $ pour une famille. Ce n'est pas une obligation, mais un sacré bon placement!

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