De l'expérience en banque pour Nicolas Poulin

Nicolas Poulin... (Archives, La Tribune)

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Nicolas Poulin

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(Sherbrooke) Si Nicolas Poulin ne se faisait plus beaucoup d'illusions sur la possibilité qu'il soit repêché par une équipe de la LNH, à Buffalo fin juin, il comptait cependant beaucoup sur une invitation de la part de l'une des 30 équipes du circuit Bettman pour se faire valoir.

L'invitation est venue sur le tard, jeudi dernier, la veille du début du camp des Canadiens de Montréal.

Pour l'attaquant du Phoenix, et fils de l'ancien joueur du Canadien Patrick Poulin, c'était l'occasion rêvée, à tous points de vue.

« J'ai appris la nouvelle alors que je me trouvais au gym. Tout ça s'est fait très vite! Ça a pris un peu plus de temps que prévu, mais j'étais confiant de pouvoir obtenir au moins une invitation, mais plus le temps avançait et plus mes attentes étaient basses. Depuis samedi, je profite donc de chaque moment du camp », a-t-il indiqué mardi à La Tribune.

Poulin était admissible au repêchage 2016 de la LNH, mais il n'a pas fait le voyage à Buffalo.

Les équipes, lorsqu'elles communiquaient avec lui, lui faisaient souvent remarquer son manque de constance. Un point faible dont le principal intéressé est parfaitement conscient.

L'an dernier, avec le Phoenix, Poulin pouvait être dominant un soir, avant de s'éclipser.

Doter du physique de l'attaquant de puissance type (6'02 et 203 livres), Poulin a amassé 25 buts (dont sept en avantage et deux en désavantage) et 13 passes pour 38 points en 62 matchs l'an passé au sein d'un alignement qui a été la plupart du temps décimé par les blessures.

« Le manque de constance, ça me suit depuis que je suis très jeune. Je suis très assidu au gym, mais peut-être que ça me prendrait un programme plus spécifique afin de m'améliorer. Je crois aussi que c'est mental, que c'est dans mon approche des matchs. Je travaille très fort là-dessus. »

Premiers pas avec les pros

Avec le CH, Poulin se retrouve pour une première fois chez les pros, à côtoyer entre autres les choix du Tricolore lors du dernier repêchage, les Mikhail Sergachev, William Bitten ou Victor Mete, en plus de certains joueurs qui ont joué plusieurs matchs avec l'équipe l'an dernier, comme Michael McCarron ou des choix de première ronde comme Nikita Scherbak.

« Je me retrouve dans un environnement que je connais un peu, à travers mon père qui a joué dans la LNH. C'est certain que c'est encore plus spécial que ce soit avec le Canadien, équipe pour laquelle mon père a joué. Il connaît la game et le marché de Montréal et tout ce qu'il veut, c'est que je profite de l'expérience au maximum. »

« Et être le fils d'un ancien joueur n'est pas une distraction ou un surplus de pression pour moi. »

« Pour le reste, je prends le plus de notes possible, j'observe beaucoup comment se comportent les gars. J'essaie de ne pas être impressionné et d'être concentré sur ce que j'ai à faire. Ce qui ne m'empêche pas de regarder d'un peu plus près un gars comme McCarron. Il a joué dans la LNH l'an dernier et son style de jeu s'apparente un peu au mien. »

Le jeune homme n'est pas tout à fait dépaysé au camp du CH, puisqu'il y a rejoint son ancien chambreur et coéquipier chez le Phoenix, Daniel Audette.

Ce dernier, choix de cinquième ronde (147e au total) en 2014, en est à son troisième camp avec l'équipe. L'an dernier, il a terminé sa saison avec le club-école du CH, à Terre-Neuve.

L'actuel camp de développement du Canadien de Montréal doit se terminer jeudi.

Nicolas Poulin espère, d'ici là, avoir fait suffisamment bonne impression pour obtenir une invitation au camp des recrues de l'équipe.

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