David Perron croyait aux Penguins

Janick Asselin, Xavier Potvin, Olivier Picard, Julien Bahl,... (Spectre Média, Marie-Lou Béland)

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Janick Asselin, Xavier Potvin, Olivier Picard, Julien Bahl, Pascal Perron, Alex Voyer, Samuel Provost, Félix Lauzon, Christopher Benoit, Jean-François Grégoire, Thomas Grégoire, Jérémy Grégoire, David Perron, Frédéric Aubé, Kevin Gilbert, Gabriel Fontaine, Alex D'Orio et Stéphane Julien forment la moitié des joueurs de la Ligue du mardi soir, la meilleure en région.

Spectre Média, Marie-Lou Béland

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(Sherbrooke) Échangé six mois avant la conquête des Penguins, David Perron savait que son ancien club connaîtrait du succès en séries. Le Sherbrookois se réjouit pour ses anciens coéquipiers et admet que Pittsburgh n'était peut-être pas le meilleur endroit pour lui la saison dernière.

« Quand une équipe amorce les séries et qu'elle connaît du succès en étant sur une bonne séquence, elle réussit toujours bien durant les éliminatoires. Les Penguins étaient difficiles à arrêter. Lorsqu'ils ont éliminé Washington, je le savais qu'ils allaient se rendre loin », explique l'attaquant.

« Les Sharks ont souvent été placés parmi les favoris et ont déçu beaucoup dans le passé, enchaîne-t-il aussitôt. Cette fois, San Jose s'est bien repris en connaissant une bonne saison et de bonnes séries. »

Perron n'entretient aucune amertume malgré la victoire en grande finale des Penguins.

« Je suis content pour mes bons amis Kris Letang, Pascal Dupuis et Marc-André Fleury. Les Penguins ont commencé à avoir du succès quand les trois meilleurs joueurs évoluaient sur des trios différents : Sidney Crosby, Evgeni Malkin et Phil Kessel. Nick Bonino est aussi très sous-estimé. Il n'est peut-être pas le plus rapide, mais il prenait toujours les bonnes décisions et effectuait les bons jeux. Il était un élément important du trio de Kessel et Carl Hagelin », analyse-t-il.

Le joueur des Ducks tient d'ailleurs à dévoiler tout son respect pour Marc-André Fleury, qui a vu Matt Murray lui ravir le rôle de partant devant le filet.

« Marc-André n'a probablement pas vécu autant de belles émotions que la première fois où il a soulevé la coupe Stanley, mais il a très bien réagi en demeurant un bon coéquipier. Je le connais assez pour savoir qu'il ne se forçait pas devant les caméras : il n'a jamais boudé parce qu'il ne jouait pas après avoir été blessé et il a supporté Murray jusqu'à la fin. Il va rebondir rapidement. »

Mieux à Anaheim

David Perron avoue qu'il était très heureux à Anaheim et ne détesterait pas d'y rester, lui qui pourrait toutefois devenir agent libre.

« Quand Hagelin était à Anaheim, ça n'allait pas super bien pour lui et même chose pour moi à Pittsburgh. Il s'agit donc d'une belle transaction pour les deux clubs. J'ai connu une bonne fin de saison avec les Ducks. Je pensais vraiment que notre club avait des chances de se rendre jusqu'au bout et si on avait été en mesure d'éliminer Nashville, on aurait pu atteindre la troisième ronde ou même la finale. C'est décevant de ce côté-là. »

Reste maintenant à savoir quel uniforme il revêtira la saison prochaine.

La meilleure ligue de garage en région

Ne cherchez plus : la meilleure ligue de garage de la région est à Bromptonville le mardi soir.

Si on retrouve dans la Ligue du mardi soir des joueurs du junior majeur ou des rangs universitaires, on peut aussi y apercevoir David Perron des Ducks d'Anaheim et Jérémy Grégoire de l'organisation du Canadien de Montréal.

Autrefois appelé la Ligue Sher-Wood, ce rendez-vous estival hebdomadaire existe depuis les années 70.

Aujourd'hui, c'est au tour de Jean-François Grégoire de s'en occuper :

« Les gens de Sher-Wood comme Georges Guilbault, Gilles Levasseur, Denis Drolet et Pierre Gravel jouaient contre des avocats comme Jean-Pierre Rancourt dans les années 70, mais moi je suis arrivé plus tard quand j'étais dans le midget AAA. Avec Yanic Perreault, on avait hâte de rejoindre la ligue parce que des joueurs des Canadiens de Sherbrooke y évoluaient à ce moment-là, comme les frères Mario et Serge Roberge, Claude Larose et Normand Desjardins. »

Pour Grégoire, il s'agissait d'un premier contact avec les joueurs professionnels.

« On pouvait enfin les côtoyer. J'attendais le coup de fil le mardi pour savoir si je pouvais jouer, comme les plus jeunes aujourd'hui dans la ligue! » explique l'ancien représentant du Canadien et du Saint-François de Sherbrooke.

Les Jocelyn Thibault, Stephan et Patrick Lebeau, Pascal Rhéaume, Sébastien Bordeleau et Stéphane Dugal ont également tous chaussé les patins dans cette ligue.

Confiance

« Dans le temps, on affrontait Jean-François Labbé et Jocelyn Thibault devant les buts, se souvient David Perron. Compter un but contre eux, ça donnait confiance. Je jouais aussi contre Yanic Perreault, Christian Dubé et Stéphane Robidas. C'était bien de se mesurer à eux. Ça me donnait surtout une idée du niveau de jeu que je devais atteindre pour jouer chez les professionnels. »

« C'est la meilleure ligue de la région, précise Perron. On retrouve désormais davantage de joueurs d'âge junior ou midget AAA, mais j'aime ça jouer avec les plus jeunes et je suis là seulement pour m'amuser et me mettre en forme. Mais quand ça devient serré, j'essaie évidemment de monter mon jeu d'un cran. »

L'entraîneur du Phoenix, Stéphane Julien, se retrouve aussi parmi les doyens. « Je suis dans la ligue depuis 1992. Dans les années 80 et 90, on l'appelait la Ligue Sher-Wood. J'étais avec Sylvain Lefebvre et Christian Dubé. J'aime aujourd'hui jouer avec les plus jeunes, dont certains joueurs du Phoenix. Moi, je suis encore ici seulement par défaut! »

Tout comme son frère Thomas, Jérémy Grégoire a suivi les traces de son père Jean-François :

« Quand j'étais jeune, c'était mon rêve de jouer ici. J'ai commencé à côtoyer les pros à 13 ans. Je me souviens encore de Christian Dubé qui me donnait des trucs quand j'étais adolescent. Maintenant, on se retrouve encore entre gars de Sherbrooke. Je suis content de revoir chaque été Shawn Ouellet, Alexandre Bélanger et les autres. »

Et parole du gardien des Sea Dogs de Saint-John, cette ligue est le meilleur endroit pour arriver prêt au prochain camp.

« On rassemble les meilleurs et cela nous permet d'évoluer plus vite », résume l'ancien Cantonnier. Jérôme gaudreau

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