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Gordie Howe : « Le meilleur attaquant de l'histoire »

Le Sherbrookois Gilles Dubé a remporté la coupe... (Spectre Média, René Marquis)

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Le Sherbrookois Gilles Dubé a remporté la coupe Stanley avec les Red Wings de Detroit en 1954. Rappelé pour pallier l'absence d'un joueur blessé, il a pu côtoyer celui qu'on a par la suite surnommé « Monsieur Hockey » pendant deux matchs, lors de cette finale du printemps 1954 contre le Canadien de Montréal.

Spectre Média, René Marquis

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(Sherbrooke) « Dans ma tête, depuis toujours, Gordie Howe est et demeurera le meilleur attaquant de l'histoire de la Ligue nationale de hockey (LNH). C'était un joueur complet, très intelligent et qui savait prendre soin de lui. On ne peut pas le comparer à Maurice Richard. C'était deux joueurs très différents. Mais si vous posez la question à des gars qui ont joué avec ou contre eux, ils vous diront la même chose que moi. »

« Il y avait toujours un joueur qui voulait... (La Presse Canadienne) - image 1.0

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« Il y avait toujours un joueur qui voulait se faire un nom en lui administrant une grosse mise en échec. Mais Gordie les voyait venir et à la dernière minute, il levait le coude à la hauteur du visage du joueur pour se protéger », se souvient son ancien coéquipier chez les Red Wings de Detroit, le Sherbrookois Gilles Dubé.

La Presse Canadienne

Le Sherbrookois Gilles Dubé a remporté la coupe Stanley avec les Red Wings de Detroit en 1954. Rappelé pour pallier l'absence d'un joueur blessé, il a pu côtoyer celui qu'on a par la suite surnommé « Monsieur Hockey » pendant deux matchs, lors de cette finale du printemps 1954 contre le Canadien de Montréal.

Ayant disputé une douzaine de matchs avec le Tricolore en 1949-50, Gilles Dubé connaissait aussi très bien Richard, qui a établi plusieurs records offensifs dans la LNH au cours de son illustre carrière; il fut entre autres le premier à marquer 50 buts en une seule saison.

Pour celui qui est âgé de 89 ans, les comparaisons entre les deux hommes ne tiennent pas.

« Maurice était un joueur purement offensif, il n'y avait pas plus fort que lui entre la ligne bleue et le but adverse. J'ai travaillé à la Brasserie Dow, comme lui, je le connaissais personnellement. C'était un gentleman et cette comparaison n'est pas contre Maurice. Gordie Howe, lui, était un joueur complet. Il pouvait tout faire, très bien. Il a aussi joué au-delà de ses 50 ans, un exploit qu'on ne reverra probablement plus jamais. Il savait aussi se défendre, il n'avait pas besoin de personne », a-t-il renchéri.

Pas un joueur salaud, mais...

En ce sens, M. Dubé balaie du revers de la main les arguments des anciens joueurs, comme ceux de l'ancien capitaine du Canadien Serge Savard, qui ont prétendu que Howe n'était pas toujours catholique sur la glace. Et qu'avec les standards d'aujourd'hui, il passerait de longues minutes sur le banc de punition.

« Il ne faut pas avoir affronté Howe sur la glace pour affirmer des choses comme cela! Il avait des yeux tout le tour de la tête. Il pouvait apercevoir les joueurs qui arrivaient derrière lui, le long des bandes, pour le mettre solidement en échec. Ces situations arrivaient chaque match, il y avait toujours un joueur qui voulait se faire un nom en lui administrant une grosse mise en échec. Mais Gordie les voyait venir et à la dernière minute, il levait le coude à la hauteur du visage du joueur pour se protéger. Comme il était fort comme un boeuf, ces contacts étaient parfois assez forts! Il avait du nerf, sur la glace. »

« À l'extérieur de la glace, c'était un gentilhomme, il était calme, pas show off du tout. J'ai admiré ce gars-là dans toutes ses valeurs humaines. »

Gilles Dubé a vu Gordie Howe une dernière fois lors des funérailles de Maurice Richard, à Montréal, en 2000.

« Pour les gens du Québec et les médias, Maurice était le meilleur joueur, le plus influent. Mais pour tout le reste du monde du hockey, c'est Gordie Howe. Encore plus pour les anciens qui ont joué dans ce temps-là. Si Bobby Orr fut le meilleur défenseur de l'histoire, le meilleur attaquant, c'était lui. »

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