Les Harfangs attirent l'attention

Rémy Fontaine, directeur adjoint au Triolet, Stéphane Dion,... (Spectre Média, René Marquis)

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Rémy Fontaine, directeur adjoint au Triolet, Stéphane Dion, directeur général de Hockey Sherbrooke, et l'entraîneur-cadre des Harfangs du Triolet Dominic Desmarais, ont été des artisans importants du programme des Harfangs, qui est épié par les autres institutions québécoises.

Spectre Média, René Marquis

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(Sherbrooke) Le modèle des Harfangs de l'école secondaire du Triolet attire l'attention. Ce concept intéresse les autres institutions québécoises qui souhaitent se baser sur cette cohabitation entre le hockey civil et le hockey scolaire.

« On reçoit régulièrement des appels de la part des autres fédérations ou des autres écoles qui veulent savoir comment nous sommes parvenus à une bonne entente entre le civil et le scolaire, explique Dominic Desmarais. Notre programme de hockey à l'école du Triolet est jumelé à Hockey Sherbrooke depuis 2005. On entend plusieurs histoires négatives sur la mauvaise cohabitation entre les deux formules. Ici à Sherbrooke, c'est une réussite. »

L'entraîneur-cadre des Harfangs a été invité à l'Assemblée générale annuelle de Hockey Québec, samedi à Vaudreuil, afin de raconter cette belle histoire d'amour qui règne au Triolet.

« Le secret réside dans l'ouverture d'esprit. L'école et Hockey Sherbrooke possèdent leur expertise et personne n'empiète sur le terrain de personne. On croit aux bienfaits du hockey dans le développement de nos jeunes. Parfois, la réussite scolaire passe par le sport. Au lieu de voir le hockey scolaire comme un ennemi, Hockey Sherbrooke l'utilise comme allié », raconte Desmarais.

« On a la preuve à Sherbrooke que le civil et le scolaire peuvent cohabiter et on en a la preuve depuis plus de dix ans, souligne pour sa part Stéphane Dion, directeur général de Hockey Sherbrooke. Ceux qui sont tentés par un partenariat entre la fédération et les institutions scolaires se tournent vers les Harfangs et tentent de déterminer les responsabilités des deux partis. Il demeure fondamental d'établir les bases et de respecter le rôle de chaque groupe. Hockey Sherbrooke n'ira pas dans les classes et l'école n'ira pas dans le vestiaire des joueurs. »

Inspiré des États-Unis

La philosophie des Harfangs ressemble d'ailleurs beaucoup au modèle américain. Le sentiment d'appartenance des élèves-athlètes est très présent.

« Tout part de là, estime Dominic Desmarais. Les jeunes sont attachés au nom et au logo des équipes. »

Et quels sont finalement les avantages d'un partenariat entre le scolaire et le civil? Pourquoi ne pas s'affilier simplement au programme du Réseau du sport étudiant du Québec?

« Les hockeyeurs entrent dans la structure de Hockey Québec et peuvent participer sans frais additionnels au camp des Cantonniers notamment. Ils profitent aussi de certaines assurances et d'une expertise hockey offerte par Hockey Sherbrooke. On compte également sur de bons partenaires, comme le Complexe Thibault GM, pour permettre une belle cohabitation. »

Rappelons que l'ancien entraîneur du Phoenix de Sherbrooke, Judes Vallée, était à la base de ce programme en 2005 alors que les Harfangs voyaient le jour dans la catégorie bantam AA. Le midget espoir s'est ensuite ajouté à la famille des Harfangs l'année suivante. Ont suivi ensuite les catégories juvénile en 2012, cadet en 2014, benjamin en 2015 et cadet division 2 ainsi que juvénile division 2 cette année.

« La famille ne cesse de grandir. C'est ce qui explique l'attention apportée par les autres envers notre programme », résume Desmarais.

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