Le Phoenix réalise un grand coup

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Tous les membres de l'état-major du Phoenix de Sherbrooke étaient heureux que l'équipe ait pu sélectionner Anderson Macdonald au dixième rang du repêchage.

Le Quotidien, Rocket Lavoie

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(Charlottetown) Une note de 9,9 sur 10. Le taux de satisfaction de Jocelyn Thibault était élevé à la fin de la séance de repêchage de la LHJMQ. Ce qui explique pourquoi le directeur général du Phoenix de Sherbrooke peinait à cacher sa joie.

« Il s'agit d'une très grande journée pour le Phoenix! » a assuré Thibault.

La formation sherbrookoise a réalisé le grand coup à Charlottetown en effectuant la première transaction majeure de la journée, tôt samedi, lorsqu'elle a cédé aux Saguenéens de Chicoutimi le 4e choix de première ronde afin d'obtenir deux sélections de premier tour (le 10e au total en 2016 et le premier choix des Saguenéens en 2017).

« On a pris une chance en reculant au 10e rang en espérant que l'attaquant Anderson MacDonald soit encore disponible et ce fut le cas. En plus, on obtient un bon défenseur de 17 ans, Alexander Krief », a lancé le directeur général.

« MacDonald est un gros attaquant de puissance avec un excellent tir : on l'adore, a poursuivi le DG. Et puis le premier choix en 2017 sera très utile puisque ce sera une excellente cuvée. »

Anderson Macdonald avait également de quoi sourire.

« Je n'avais aucune attente, je souhaitais seulement être repêché et je crois que Sherbrooke est un bel endroit pour moi, a confié l'ailier gauche de Saint-John. Je suis une personne qui travaille fort et je crois que c'est ce que le Phoenix recherchait avant tout. »

Une inversion de choix de deuxième tour en 2016 a aussi été effectuée entre les deux équipes. C'est donc dire que Sherbrooke a offert son 32e choix en retour de la 28e sélection des Sags.

Les Oiseaux ont finalement donné une sélection tardive en 2017 afin de conclure cette transaction majeure : un choix de 7e ronde.

Notons que Krief a obtenu quatre points en 41 parties tout en conservant un différentiel neutre à Chicoutimi.

Schingh-Gomez à Sherbrooke

En plus de Krief, le Phoenix a transigé dans le but d'ajouter un défenseur d'expérience, Olivier Schingh-Gomez, qui disputera la prochaine saison à titre de joueur de 19 ans. Il en sera à sa quatrième année dans le circuit.

Le club sherbrookois a cédé un choix de 6e tour en 2017 à l'Armada de Blainville-Boisbriand pour acquérir celui qui a amassé 11 points en 65 parties.

Justin Blanchette comblé

En s'avançant en deuxième ronde, le Phoenix s'est donné la chance d'ajouter à son alignement l'excellent gardien Justin Blanchette des Cantonniers de Magog.

Tout juste avant, les Oiseaux avaient misé sur le petit joueur de centre Benjamin Tardif des Grenadiers de Châteauguay.

« Benjamin Tardif est un gars de caractère et Justin Blanchette était encore disponible, donc on ne voulait pas attendre à l'an prochain avant d'ajouter un gardien de qualité. Il devrait être un jour gardien numéro 1 dans la LHJMQ et il se battra bientôt avec Charles-Antoine Poirier-Turcot pour un poste », a précisé Thibault, qui était aussi intéressé par le portier Lucas Fitzpatrick, le frère d'Evan, choisi peu après par les Remparts de Québec.

« Je suis très fier de jouer pour le Phoenix après avoir évolué pour les Cantonniers de Magog, admet Blanchette. J'ai connu de bonnes séries en prenant la relève d'Alex D'Orio quand il s'est blessé. Je souhaite uniquement devenir l'auxiliaire d'Evan Fitzpatrick la saison prochaine. Je ne connais pas la situation des gardiens, mais je vais donner mon maximum pour y parvenir. »

« Tout ce que je veux, c'est de faire l'équipe la saison prochaine, souligne pour sa part Benjamin Tardif. Je n'ai pas un gros gabarit, mais j'aime jouer de façon robuste, tirer au filet et utiliser ma vitesse même si je dois encore améliorer mon explosion. »

Jocelyn Thibault et son équipe estiment maintenant mériter une courte pause avant de se lancer dans le blitz du repêchage de joueurs européens qui aura lieu à la fin du mois.

« Les dernières semaines ont été épuisantes, mais si on m'avait dit la veille que j'aurais MacDonald, Tardif, Blanchette, Krief, Schingh-Gomez et un choix additionnel en première ronde l'an prochain, j'aurais eu de la difficulté à le croire », termine Thibault.

Groulx ou McIsaac? Groulx ET McIsaac!

La question qui était sur toutes les lèvres avant le repêchage de samedi : Benoît-Olivier Groulx ou Jared McIsaac? Les Mooseheads d'Halifax refusaient de trancher la question et ont fait en sorte de sélectionner les deux meilleurs joueurs disponibles à l'encan 2016.

Le Drakkar de Baie-Comeau a effectivement échangé samedi matin le deuxième choix de la séance aux Mooseheads contre les 7e, 16e et 24e choix de la séance 2016, en plus d'un premier choix en 2017.

Une transaction qui a plu à McIsaac, de toute évidence.

« J'avais entendu la rumeur concernant les Mooseheads et leur intérêt envers le deuxième choix, mais j'ai attendu de voir mon nom sur le tableau avant de festoyer. Je ne voulais pas aller jouer à Baie-Comeau pour des raisons personnelles. À Halifax, je serai heureux et je suis très reconnaissant. »

« Halifax a bien joué ses cartes en gardant le secret jusqu'à la fin, parce que Jared et moi n'étions pas au courant des plans des Mooseheads, souligne Groulx. Cette décision rendra seulement l'équipe meilleure. »

Tout comme son nouveau coéquipier, McIsaac reconnait tout le prestige de l'organisation.

« Je refuse de me mettre de la pression sur les épaules même si je suis les traces de Nathan Mackinnon ou Jonathan Drouin, mais je veux me faire mon propre nom. Le talent finit toujours par remonter à la surface. »

« Quand je voyais Drouin, Mackinnon et Zachary Fucale dans l'uniforme des Mooseheads, je constatais à quel point l'organisation était prestigieuse, estime quant à lui Benoit-Olivier Groulx. Maintenant, ce sera à mon tour de bien représenter l'organisation et je suis très fier, même si je ne me place pas dans leur catégorie. Je suis un bon joueur, mais pas aussi exceptionnel qu'eux. »

Tout comme Groulx, le second choix de 2017 souhaite amener plus de punch à l'attaque des Mooseheads.

« Je compte bien exceller dans les deux sens de la patinoire, compter des buts et jouer avec passion! » informe-t-il.

Une journée mémorable

Selon Groulx, la journée de samedi était l'une des plus belles de sa vie. « J'ai vécu une journée incroyable. Je m'en rappellerai toute ma vie », assure le fils de l'ancien entraîneur des Olympiques de Gatineau, Benoît Groulx.

« Je ne le réalise pas encore, poursuit-il. Je le sais que c'est gros. Mais plus tard, je vais surement me rendre compte de l'importance de cette journée. »

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