Nicolas Boulay tient son bout

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Nicolas Boulay voit peu de terrain, depuis le début du camp des Alouettes.

Spectre Média, Julien Chamberland

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(Sherbrooke) Le message de la direction des Alouettes était clair : Nicolas Boulay devait accepter une diminution salariale pour la dernière année de son contrat. Il n'y avait pas de « sinon » à cette affirmation lancée par l'entraîneur-chef et directeur général de l'équipe Jim Popp, mais on se doute des conséquences.

Contre vents et marées, le Magogois tient son bout et refuse toujours l'offre de l'équipe.

Présent au camp d'entraînement de l'équipe depuis son ouverture, dimanche sur le synthétique de l'Université Bishop's, l'ancien secondeur du Vert & Or de l'Université de Sherbrooke tente de faire contre mauvaise fortune bon coeur. Mais on sent que le sourire vient moins facilement.

« J'ai eu une très bonne journée lundi, après un début de camp pas si pire, dimanche. Mais c'est certain que mon rôle est limité en ce moment. Aujourd'hui (mardi), je n'ai vu de l'action que sur la troisième unité et je m'attends à en voir de moins en moins au cours des prochains jours. Jared Koster sera de retour après s'être blessé lors de l'ouverture du camp, et Nick Shortill va revenir aussi », a-t-il indiqué après le léger entraînement de l'équipe, mardi matin.

« On m'a aussi clairement dit que ma situation actuelle affecterait le nombre de répétitions auxquelles je participe. Alors, dans ce contexte, j'essaie d'en profiter le plus possible. Je maintiens toujours la même position, j'ai décidé d'honorer mon contrat, il n'y a pas eu de neuf. »

Rappelons que les Alouettes, par l'intermédiaire de Popp, ont averti Boulay que ce dernier devrait écoper une diminution salariale pour la prochaine saison.

Une proposition rejetée par le Sherbrookois, qui a reçu son invitation aux tests physiques et au camp de l'équipe tardivement.

Un divorce imminent?

Face à cette situation qui le place dans une impasse, Boulay est conscient que son séjour avec les Alouettes pourrait se terminer prochainement.

« Je crois qu'on m'apprécie très bien comme joueur sur les unités spéciales et en défensive, aussi pour l'enthousiasme que j'apporte. Et dans tout ce qui se passe actuellement, tout le monde est professionnel. Mais oui, l'atmosphère est différente. Là on dirait que j'ai mis le frein sur l'avancement de ma carrière. J'ai encore des aspirations, j'aimerais avoir un rôle plus grand, j'ai terminé l'an passé comme partant alors j'estime avoir prouvé avoir ma place dans la LCF », a-t-il plaidé.

« En ce moment, ça ne s'enligne pas pour être le cas ici. Je dois continuer à avoir de bonnes journées d'entraînement comme lundi et tout peut changer. Je sais que je peux être coupé; je suis conscient de ma décision et des conséquences possibles, mais je ne pense pas à ça, je me concentre sur mon rôle sur le terrain. »

Son frère Mathieu à la retraite

Mathieu Boulay, le frère de Nicolas, a annoncé mardi qu'il prenait sa retraite du football professionnel canadien, principalement en raison de douleurs récurrentes au cou.

Boulay, membre des Eskimos d'Edmonton, a remporté la Coupe Grey avec la formation albertaine l'automne dernier.

Il a évolué quatre ans avec les Gaiters de Bishop's, au football universitaire, avant de signer un contrat à titre de joueur autonome avec la Saskatchewan en 2011.

Les frères Boulay ont été réunis le temps d'un camp d'entraînement, celui de 2013 des Alouettes de Montréal. L'ailier défensif a passé les deux saisons suivantes avec Edmonton, évoluant surtout sur les unités spéciales.

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