Chapdelaine de retour à la maison

Jacques Chapdelaine... (Spectre Média, Julien Chamberland)

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Jacques Chapdelaine

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(Sherbrooke) C'est avec un sourire en coin que le Sherbrookois Jacques Chapdelaine a renoué avec le Coulter Field de l'Université Bishop's, dimanche.

Un terrain qu'il a connu en gazon naturel en tant que joueur, d'abord avec les Cougars de Champlain et ensuite avec les Gaiters de l'Université Bishop's, comme joueur, mais aussi comme entraîneur. Athlète accompli, il fut un choix de première ronde (5e au total) en 1983 par les Lions de la Colombie-Britannique.

Chapdelaine a en effet joué pendant sept ans dans la Ligue canadienne de football au poste de receveur de passes, dont deux avec Montréal, avant d'entreprendre une carrière d'entraîneur qui s'échelonne maintenant depuis 25 ans, tant chez les professionnels qu'au niveau universitaire.

Les plus vieux se rappelleront sûrement qu'il était à la barre du Rouge et Or de l'Université Laval lors de leur première conquête de la coupe Vanier, en 1999, devenant ainsi la première université francophone à remporter le précieux trophée. Ajoutez aussi à cela trois conquêtes de la Coupe Grey.

Le Sherbrookois s'est finalement laissé convaincre de passer à l'Est, lui qui a surtout travaillé dans l'Ouest du pays. Il a été coordonnateur offensif à Calgary (2002), en Colombie-Britannique (2002, 2010-2013) et en Saskatchewan (2015).

Chez les Alouettes, il s'occupera des receveurs de passes, tout en étant le conseiller spécial du coordonnateur à l'attaque, Anthony Calvillo.

« C'est bien d'avoir la chance d'avoir notre camp d'entraînement à Sherbrooke, j'ai eu la chance d'aller voir mes parents, ma soeur, son mari. Quand j'ai joué ici avec Champlain, c'était Tom Allen qui était l'entraîneur-chef, après ça c'est Ian Breck qui est devenu entraîneur. Tout ce monde-là s'est suivi à Bishop's, par la suite. Il y a toute une histoire, ici », a-t-il dit à La Tribune, dimanche.

« C'est aussi des souvenirs de jeunesse. Je me rappelle avoir vu les Alouettes alors qu'ils étaient en camp d'entraînement ici à l'Université de Sherbrooke. J'étais en « junior high » à l'époque. Ça fait longtemps! J'ai pris ma bicyclette, j'ai quitté mon domicile de la rue Murray et j'étais allé les voir, c'était impressionnant. »

Né rue Morris, Chapdelaine a fréquenté l'école Carillon et le Séminaire de Sherbrooke, avant de déménager rue Murray, dans le nord de Sherbrooke, pas trop loin du Palais des sports et de son autre passion, le hockey.

Gardien de profession, il a été repêché par les Castors de Sherbrooke, mais sans avoir vraiment jamais la chance de percer.

« J'ai été repêché par les Castors, et j'ai été coupé. J'ai participé à un camp des Draveurs de Trois-Rivières, et ils m'ont coupé aussi. J'ai disputé seulement quelques matchs avec les Castors, quand ils avaient des blessés. Finalement, c'est le football qui l'a emporté. »

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Samuel Giguère

Spectre Média, Julien Chamberland

Un groupe de qualité

Jacques Chapdelaine n'hésite pas à le dire; le groupe de receveurs de passes qu'il a sous la main avec les Alouettes est l'un des plus talentueux qu'il ait jamais eu. Mais attention, être bons sur papier, c'est une chose.

« Je n'irai pas à dire que c'est le meilleur, car on doit prouver tout ça sur le terrain. C'est là que ça se passe. Mais pour l'instant, c'est plaisant à voir. Duron Carter est une menace verticale constante, SJ Green et Samuel Giguère sont dangereux à chaque fois que le ballon lève, Nick Lewis a des mains très sûres et l'ajout de Kenny Stafford nous permet d'équilibrer les deux côtés de la ligne. »

« Quand tu as des gars avec autant de talent, ce n'est pas de leur enseigner les points fondamentaux, mais de s'assurer qu'on ne s'éloigne pas trop, s'assurer que tout le monde est sur la même page. La cohésion, la synergie, c'est la chose la plus importante pour une attaque », a-t-il indiqué.

« Si tout le monde comprend le portrait global, on sera bien meilleur. On a plusieurs formations possibles, beaucoup de motions, on peut aller chercher les affrontements que l'on veut avec la défensive adverse. En plus, nos joueurs peuvent occuper plusieurs positions. Être sur la même page sera critique pour nos succès. »

Giguère très heureux de la venue de Chapdelaine

« Ça fait longtemps que je suis dans la LCF et je croisais Jacques sur les lignes de mêlée, avant les matchs durant les réchauffements, on se saluait, je savais que c'était un gars de Sherbrooke et qu'il avait joué au hockey à l'époque. Mon père coachait quand lui jouait et il m'en avait parlé. »

« Je ne croyais pas avoir la chance de jouer pour lui un jour, il a tellement une grande connaissance de la ligue canadienne. Il connaît son football, il connaît très bien les autres équipes. Pour vrai, c'est vraiment super qu'il soit là. Oui, il remplace André (Bolduc, qui était entraîneur des receveurs l'an dernier, NDLR), mais je peux continuer à travailler avec ce dernier quand même. »

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