Verpaelst tond le gazon... en rêvant de la LNH

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Le défenseur sherbrookois Gabriel Verpaeslt a obtenu 34 points en 57 matchs à sa deuxième saison dans la Ligue de la Côte Est.

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(SHERBROOKE) Des Mineurs de Sherbrooke au Drakkar de Baie-Comeau, en passant par les Harfangs du Triolet et les Cantonniers de Magog, le hockeyeur Gabriel Verpaelst a gravi les échelons un par un pour finalement atteindre les rangs professionnels. Le Sherbrookois ne vise rien de moins que la Ligue nationale de hockey aujourd'hui. Mais avant tout, il devra décrocher un contrat dans la Ligue américaine.

Verpaelst est toutefois encore loin de son but ultime à l'âge de 22 ans. Comme dans le passé, il devra continuer à faire sa marque. Cette fois dans un club-école de la LNH en espérant un jour évoluer dans la grande ligue.

Le Sherbrookois a peut-être connu une bonne saison avec les Admirals de Norfolk, mais n'a pas encore assez impressionné dans la Ligue de la Côte Est pour vivre aisément du hockey.

L'athlète doit d'ailleurs troquer le bâton pour la tondeuse cet été dans la ville côtière de Baie-Comeau.

« Ma blonde demeure ici, mais ma famille est encore à Deauville, explique-t-il. Malheureusement, la glace est souvent réservée au patinage artistique l'été à Baie-Comeau, mais je m'entraîne hors glace et je vais peut-être participer au camp du Drakkar et revenir en région pour pratiquer aussi avec les Cantonniers. J'ai peut-être obtenu du succès lors des dernières années, mais je dois élever mon jeu d'un cran en espérant qu'une équipe de la LNH m'offre un contrat de la Ligue américaine. »

En attendant de parapher une entente plus lucrative, le Sherbrookois gagne sa vie cet été en tondant des pelouses.

« Ça met un peu en forme au moins! » lance-t-il tout en convenant qu'il aimerait bien avoir les moyens de se concentrer uniquement sur le hockey.

Des points et des poings

Après avoir joué ses quatre années avec le Drakkar, équipe avec lequel il a participé à deux finales de la Coupe du Président sans ne jamais pouvoir la soulever, Gabriel Verpaelst a disputé une saison avec les Condors de Bakersfield dans la Ligue de la Côte Est pour ensuite se diriger vers Norfolk lorsque les Condors sont devenus les Admirals, le deuxième club-école des Oilers d'Edmonton.

À sa première campagne chez les pros, le défenseur n'a amassé que dix points, mais 141 minutes de pénalité. L'année suivante à Norfolk, Verpaelst a explosé avec 34 points en 57 matchs tout en passant 162 minutes sur le banc de punition.

« L'entraîneur était Éric Veilleux cette année, rappelle-t-il. Il me connaît bien puisqu'il a été l'entraîneur du Drakkar. J'ai obtenu beaucoup de temps de glace et beaucoup de points aussi. Éric n'appréciait toutefois pas que je jette les gants trop souvent parce que ce n'était pas mon rôle. J'ai donc été plus tranquille dans ce sens-là. »

Ses bonnes prestations lui ont permis d'obtenir un essai de six matchs dans la Ligue américaine avec le Heat de Stockton, qui accueille la relève des Flames de Calgary.

« C'est difficile de rester dans la Ligue américaine quand un joueur n'a qu'un contrat de la Ligue de la Côte Est, informe-t-il. Le niveau de jeu est également plus relevé. J'ai adoré mon expérience et j'ai pris goût à cette ligue. J'aimerais revenir rapidement. J'attends les appels d'une équipe de la Ligue américaine, sinon, je peux toujours revenir avec Norfolk. »

Et l'Europe?

« Pour l'instant, l'Europe ce n'est pas l'idéal. J'y penserai plus tard. Je tiens par contre d'abord à améliorer mon CV en Amérique du Nord et tenter ma chance ici. »

À ce rythme, Gabriel Verpaelst pourrait bientôt admettre que ce choix était justifié.

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