Une semaine à haute vitesse pour Vaillancourt

Charles Vaillancourt a été choisi cinquième au total... (Archives, Le Soleil)

Agrandir

Charles Vaillancourt a été choisi cinquième au total lors du repêchage annuel de la Ligue canadienne de football.

Archives, Le Soleil

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(SHERBROOKE) De son propre aveu, Charles Vaillancourt a de la misère à suivre le rythme en cette semaine endiablée.

Quelques heures après avoir été choisi cinquième au total lors du repêchage annuel de la Ligue canadienne de football (LCF) mardi soir, le Coaticookois d'origine prenait l'avion à destination d'Oakland, en Californie, où il participera jusqu'à dimanche à un mini-camp organisé par les Raiders d'Oakland (NFL).

Ce sera le deuxième camp du genre auquel participera Vaillancourt, après celui des Giants de New York, la semaine dernière.

« C'est vraiment une grosse semaine, en effet! Je te dirais même que ça va trop vite! Je n'ai pas eu trop le temps de célébrer ma sélection chez les Lions de la Colombie-Britannique avec ma famille et mes amis. Ça a été un peu trop vite à mon goût, mais ce n'est que du bonheur! » a indiqué le colosse de 6'4'' et 320 livres, qui évolue sur la ligne offensive et qui a cumulé les honneurs tant au Québec qu'au Canada lors des dernières années avec son Rouge et Or de l'Université Laval.

C'est donc avec confiance que Vaillancourt est débarqué à Oakland, convaincu que non seulement il sera mieux préparé, mais qu'il aura une réelle chance de décrocher l'un des contrats disponibles. Ce qui n'était pas le cas à New York.

« Avec les Giants, ce fut de l'expérience en banque, uniquement. Il n'y avait pas de possibilités de décrocher un contrat, il n'y en avait plus et les gars présents avaient déjà un edge sur nous. À Oakland, c'est différent. »

« Là, je sais à quoi m'attendre, la préparation c'est la base. Il y a beaucoup de meetings, de rencontres pour apprivoiser les jeux qu'on devra reproduire à l'entraînement. Comme les pratiques se font sans épaulettes, les coachs ne veulent pas voir les gars par terre. »

« L'important, c'est le filtrage de l'information, il faut rapidement apprendre à prendre les bonnes notes et à se concentrer sur les bonnes choses, sinon on emmagasine trop d'infos et on complique tout. Il ne faut pas stagner. »

« Oui, c'est stressant, tout ce processus-là. C'est quand même la NFL! Mais une fois qu'on a vécu l'expérience une fois, ça aide. En conséquence, mes attentes sont différentes. Ici, il y a un poste à combler. »

Mardi soir, Charles Vaillancourt fut le choix des Lions, une occasion qui l'emballe déjà. En attendant de voir ce qui va se passer avec son aventure américaine.

« Bizarrement, la rencontre que j'ai eue avec les Lions avant le repêchage ne fut pas ma meilleure. Mais bon, j'ai fait de belles choses sur le terrain et ça a joué en ma faveur. Les coachs sont supers contents, et moi aussi. »

De Coaticook à Oakland

Tout un parcours effectué par un petit gars de Coaticook, qui a appris à aimer le football grâce à des cliniques de football offertes par le Vert & Or de l'Université de Sherbrooke à la polyvalente de la ville.

« Je me rappelle que c'était Patrice Fortin et Clovis Langlois-Boucher qui étaient venus nous voir. Ça m'a donné la piqûre, même si je partais de zéro. J'étais d'abord un joueur de hockey. Quand je pratiquais avec les gars, j'avais un gros «X» sur mon casque, mettons que j'étais un peu en haut de la limite de poids! »

Il a par la suite joué deux ans avec Éric Fontaine et les Bulldogs de Sherbrooke, l'organisation de football civil de la ville, avant de jouer deux ans avec les Cougars du Collège Champlain (football collégial division 1).

Vaillancourt a d'ailleurs un trophée en son nom chez les Bulldogs, qui récompense le meilleur espoir au football et sur les bancs d'école.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer