Les jeux d'influence commencent

Libéraux, péquistes et caquistes proposeront des amendements au... (Photothèque, La Tribune)

Agrandir

Libéraux, péquistes et caquistes proposeront des amendements au projet de loi sur l'immatriculation des armes à feu dont l'analyse a commencé mardi, à Québec. Seulement trois voix dissidentes et une abstention ont été enregistrées parmi les 110 parlementaires ayant souscrit « au principe » de cette législation.

Photothèque, La Tribune

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(SHERBROOKE) CHRONIQUE / Certains ont cru qu'un vote définitif en faveur du projet de loi sur l'immatriculation des armes à feu avait été pris en fin d'après-midi mardi, à l'Assemblée nationale. Ce n'est pas le cas.

Les parlementaires n'ont voté que sur le « principe ». Ils ont adopté une motion lançant l'étude détaillée, article par article, de cette législation visant à instaurer un registre provincial des armes de chasse.

« J'ai commis un lapsus ayant laissé croire durant un instant que le projet de loi venait d'être adopté, mais nous n'étions bel et bien qu'au principe, l'une des quatre étapes par lesquelles passent tous les projets de loi », précise le député péquiste d'Abitibi-Ouest, François Gendron, qui dirige les débats.

Les jeux d'influence ne font que commencer puisque libéraux, péquistes et caquistes doivent proposer des amendements. La réceptivité gouvernementale devrait donc être rapidement testée.

« Je ne suis pas allé à l'encontre de mes convictions en votant pour le projet de loi à ce moment-ci. Par contre, je me suis fait insistant au caucus de notre parti pour veiller à ce que les chasseurs ne soient pas soumis à des exigences excessives.

« On nous assure qu'il n'y aura pas d'explosion de coûts ou d'attrape-nigauds là-dedans. C'est l'engagement que nous prenons envers les propriétaires d'armes et, comme plusieurs autres, je tiens à ce que ce soit respecté », indique le député de Mégantic, Ghislain Bolduc.

Le premier vote a été sans équivoque : 106 parlementaires ont donné leur accord de principe alors que seulement trois ont voté contre. Il y a eu une abstention.

Le député caquiste de Drummond-Bois-Francs, Sébastien Schneeberger, est l'un des trois députés ayant manifesté leur dissidence. Ses collègues Éric Caire et Marc Picard ont fait de même.

« Les députés de la Coalition Avenir Québec se sont entendus en caucus pour ne pas commenter avant le vote final. Comme il avait aussi été décidé de laisser le vote libre pour ce projet de loi, M. Schneeberger a pris la décision de voter contre son principe. Il demeurera attentif aux travaux parlementaires de la commission qui étudiera le projet de loi et sera disposé à émettre des commentaires après le vote final », m'a relayé l'attaché de presse du député Schneeberger, Gaston Stratford.

J'ai obtenu une réponse semblable au bureau du député Caire.

Le gouvernement et les partis d'opposition n'abattent pas leurs cartes à l'avance, sachant que c'est un dossier sensible dans l'opinion publique et que les perceptions divergent entre les électeurs des milieux urbanisés et ceux des régions.

J'ai tenté de savoir pourquoi la députée indépendante d'Arthabaska, Sylvie Roy, n'avait pas voté dès le départ contre le projet de loi. Elle n'a pas retourné mon appel. Mme Roy s'est attiré les éloges des propriétaires d'armes ayant été la seule parlementaire à prendre une position ferme contre le registre.

À suivre.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer