Nicholas Hoag... 15 ans après Glenn

Papa Glenn et fiston Nicholas se côtoient chaque... (Photo fournie par Volleyball Canada)

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Papa Glenn et fiston Nicholas se côtoient chaque entraînement et chaque match avec l'équipe nationale canadienne de volleyball. Pour la petite histoire, ils ont maintenant tous les deux gagné le Championnat de France.

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(SHERBROOKE) Nicholas Hoag n'était qu'un tout petit bonhomme, en 2001, lorsqu'il a assisté en direct à la victoire de l'équipe de volleyball du Paris Volley en championnat de France, équipe dirigée par son père Glenn.

Quinze ans plus tard, c'est fiston qui réalise l'exploit, cette fois directement sur le terrain, alors que le Paris Volley a surpris le puissant Sète en trois manches (25-20, 28-26, 25-23) samedi dernier, au Stade Pierre-de-Coubertin de Paris, un premier titre en sept ans.

Précisons qu'en 2001, Hoag avait réalisé l'impressionnant exploit de gagner la Triple Couronne, soit la Coupe de France, le Championnat de France et la Coupe des Champions d'Europe.

Son fils Nicholas, seul Canadien du Paris Volley, conclut ainsi avec brio sa première saison professionnelle en sol français.

Une preuve du brio de fiston? Il fut nommé joueur par excellence de la finale (MVP), avec une récolte de 14 points.

« Dans les faits, ce fut une saison assez difficile, on a conclu en sixième position, on a connu des hauts et des bas, avec plusieurs blessés. Sur papier, on avait une grosse équipe, mais ça nous a pris du temps à tout mettre ensemble. Une fois qu'on a retrouvé le rythme, on a gagné contre les trois meilleures équipes pour remporter le titre », a indiqué le jeune homme de 23 ans, de retour dans son fief de Gatineau.

Nicholas n'était donc pas très vieux, en 2001, lors de la consécration. Si la coïncidence le fait sourire, il assure qu'il n'y a pas de comparatif possible entre les deux époques.

« C'est différent à plus d'un point de vue, même si en effet, on ne voit pas ça tous les jours, un père et son fils qui gagne ce titre à deux époques différentes. Ce que mon père a réalisé à l'époque avec son équipe fut extraordinaire. Moi, j'étais sur le terrain, c'est différent. Moi, c'est une histoire que je voulais écrire personnellement ».

« Disons que je viens de passer un cap, comme joueur; remporter le Championnat de France, dans le meilleur niveau de jeu en France, c'est tout de même assez prestigieux. »

La transition s'est donc faite tout naturellement pour Hoag en France, pour sa première année avec le Paris Volley, lui qui était tout de même avec Tours (TVB), lors des deux saisons précédentes.

« C'est à Paris que j'ai commencé le volley avec Glenn, je connais donc très bien la ville, ce fut naturel comme adaptation. Mon rôle au sein de l'équipe était cependant plus important cette année », a indiqué le réceptionneur-attaquant.

Hoag n'avait en poche qu'un contrat d'une année avec le Paris Volley. La victoire de samedi, et son titre de joueur le plus utile en prime, a dopé son téléphone d'offres plus intéressantes les unes que les autres.

Le jeune homme se donne le temps. « Je n'ai rien de décidé encore, mais j'aimerais bien vivre autre chose. J'ai déjà eu des offres et d'autres vont venir. J'aimerais jouer en ligue de Pologne ou en Ligue d'Italie. On va voir comment ça se passe », a-t-il analysé.

Rio, toujours possible

Si l'équipe canadienne de volleyball a raté sa première chance de s'assurer une place aux Jeux olympiques de Rio lors du tournoi NORCECA disputé à Edmonton au début de l'année, elle pourra se reprendre au Japon la semaine prochaine.

La dernière présence olympique canadienne en volleyball remonte à 1992.

En plus du Canada, le Japon, la Chine, le Vénézuela, l'Iran, la France, l'Australie et la Pologne sont sur les rangs.

« C'est un tournoi à huit équipes et les trois premières au classement, plus une équipe asiatique, auront leur place olympique. La France et la Pologne sont les deux grosses équipes, l'Iran et l'Australie sont également deux bonnes formations. »

« On était plus nerveux qu'on pensait, à Edmonton, et s'est davantage projeté dans le futur, plutôt que de se concentrer sur notre jeu. Le succès est dans les petits détails et si on fait ce qu'il faut, on va obtenir les résultats espérés. Il faudra de la constance. »

À 23 ans, Hoag estime qu'il sera encore dans le coup dans quatre ans et même dans huit ans, si ça ne passe pas cette année pour les Canadiens.

« C'est le summum, les Jeux olympiques, tout athlète veut y participer. »

Son père Glenn était à Los Angeles, en 1984; le Canada avait terminé quatrième, le meilleur résultat de l'histoire du pays en volley.

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