Les chasseurs au coeur de la gestion du dindon

La plupart des Estriens s'étant procuré un permis... (Fournie par le MFFP)

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La plupart des Estriens s'étant procuré un permis pour chasser le dindon ce printemps auront la chance de participer au sondage lancé pour raffiner le mode de suivi de cette espèce. Une participation élevée assurera une information de qualité.

Fournie par le MFFP

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<p>Luc Larochelle</p>
Luc Larochelle
La Tribune

CHRONIQUE / Les chasseurs se voient offrir l'opportunité de contribuer à une gestion éclairée du dindon sauvage. La plupart des Estriens s'étant procuré un permis pour la saison printanière, qui bat son plein, ont reçu ou vont recevoir sous peu un formulaire les invitant à communiquer aux gestionnaires de la faune leurs observations sur le terrain.

Québec veut ainsi mesurer les efforts de chasse et les résultats obtenus dans les zones et municipalités fréquentées par les participants. Ces derniers pourront également exprimer leur perception quant à l'évolution de la population dans leur secteur.

En proportion des 12 300 permis vendus l'an dernier au Québec, les 10 000 questionnaires expédiés représentent une main tendue à 80 pour cent des adeptes de cette chasse.

« C'est assurément le plus gros échantillonnage parmi toutes nos études. Ça traduit notre désir de créer un lien de proximité avec les chasseurs afin qu'ils puissent nous aider à créer une banque de données exhaustives pour suivre l'évolution de l'espèce au Québec », affirme le coordonnateur provincial de la gestion du dindon sauvage et du cerf de Virginie, François Lebel.

Ces résultats viendront bonifier les informations sur lesquelles repose le Plan de gestion 2016-2023 du dindon, qui vient d'être rendu public. À ce jour, les biologistes s'étaient essentiellement référés à l'extraction des données informatiques des fiches d'enregistrement pour suivre la croissance et la dispersion des dindons dans le sud de la province.

Rappelons qu'après une expérience de trois ans limitée à la Montérégie, la chasse au dindon a été étendue à d'autres régions de la province en 2008, dont l'Estrie. L'an dernier, 2175 oiseaux à barbe (mâles) ont été abattus dans les zones 4, 5 et 6 couvrant le territoire estrien, une récolte représentant la moitié de celle de l'ensemble du Québec.

Tout porte à croire que la présente saison, qui prendra fin le 20 mai, sera productive. Comme les chevreuils, les dindons n'ont pas trop souffert du dernier hiver.

Les informations m'ayant été relayées jusqu'à maintenant sont toutefois à l'effet que les mâles adultes (familièrement appelés Tom) se feraient cette année plus discrets et que ce sont pour l'essentiel des juvéniles (Jake) qui tombent sous les balles des chasseurs.

« Si tel est le cas, c'est normal. Les comportements des dindons face aux chasseurs changent. Les individus les plus expérimentés sont les plus difficiles à déjouer. Pour nous, ce ne serait pas un signe que la pression de chasse est trop élevée », répond à ce sujet M. Lebel.

Québec a prolongé la saison et autorise depuis quelques années chaque chasseur à prélever un deuxième dindon dans les zones où l'espèce est populeuse, dont celles de l'Estrie. C'est également le cas maintenant dans la zone 7 du Centre-du-Québec.

« En 2014, 941 chasseurs ont effectué des doublés. L'an dernier, ce nombre a légèrement diminué à 897 personnes. Sur plus de 12 000 chasseurs, l'impact du deuxième oiseau est marginal. On ne peut pas nous reprocher de frapper trop fort. »

Une fine analyse de la récolte sera possible au terme de la saison puisque les chasseurs sont invités à préciser le type d'oiseaux vus et abattus.

La correspondance par courrier sera limitée afin de contrôler les coûts de l'opération. Le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs maintiendra cependant un lien direct avec les participants qui exprimeront le souhait de recevoir de l'information sur le dindon par courriel.

« Un faible taux de participation chez les chasseurs, de seulement 10 ou 15 pour cent, serait décevant. Il limiterait la valeur de l'information alors que notre souhait est de dresser le portrait le plus juste possible afin de se donner de bonnes bases pour les suivis », fait valoir M. Lebel.

La parole est aux chasseurs, prenons-la!

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