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Le dégel du prix d'un permis chasse et... (Archives, La Tribune)

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Le dégel du prix d'un permis chasse et de pêche au Québec, l'an dernier, s'est répercuté sur le nombre de permis vendus ainsi que dans les habitudes de la clientèle, notamment chez les aînés et les pêcheurs d'occasion.

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<p>Luc Larochelle</p>
Luc Larochelle
La Tribune

(SHERBROOKE) CHRONIQUE / L'achat d'un permis de pêche coûte 30,13 $ avec taxes cette année au Québec, 29 cents de plus que l'an dernier. La marche est beaucoup moins haute qu'au printemps 2015, qui avait marqué la fin d'un gel de tarifs pendant six ans.

Le bond avait alors été de près de 9 $, ce qui représentait une hausse de 43 pour cent. La majoration avait également été substantielle pour les chasseurs, de l'ordre de 20 pour cent. Cette année, la hausse du permis de chasse sera également limitée au taux d'inflation.

Le choc tarifaire a eu des répercussions dans les ventes de permis. Un peu pour la chasse, davantage pour la pêche. Le nombre de permis réguliers pour pêcher a effectivement chuté de tout près de 55 000 l'an dernier, un recul de 9,5 pour cent.

Ces chiffres ne représentent toutefois pas une perte sèche pour le gouvernement puisque 5229 pêcheurs se sont retrouvés dans la catégorie des personnes âgées de 65 ans et plus ayant pu se procurer un permis spécifique en économisant 43 pour cent sur le prix du permis régulier.

Les pêcheurs d'occasion ont également été très nombreux à opter pour un permis à durée limitée (trois jours consécutifs) au lieu de débourser le plein prix. Ce permis coûte 17,20 $ cette année, somme qui est inférieure aux 20,96 $ qu'il fallait auparavant débourser pour un permis régulier.

Le permis ponctuel est une excellente initiative pour le recrutement de nouveaux pêcheurs puisqu'il est adapté aux courts séjours d'initiation. C'est une bonne chose qu'il soit maintenu.

Selon les chiffres provenant du ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs, la baisse réelle dans les ventes est de 31 290 permis de pêche, pour un recul de 4,6 %. Les permis optionnels ne sont pas offerts pour la chasse. Pour cette activité, les ventes totales ont chuté de 8600 permis, une baisse de 2 pour cent.

Malgré cela, le gouvernement provincial aurait atteint sa cible de revenus supplémentaires de 5 M$, établie pour mettre fin au déficit structurel du secteur Faune au sein de ce ministère à vocations multiples.

Le bureau du ministre Laurent Lessard fait valoir que les embauches promises ont été effectuées chez les agents de protection de la faune. Le nouveau plan de gestion du dindon sauvage et les ajustements à mi-parcours du plan de gestion de l'orignal 2012-2019 sont également des façons de démontrer aux détenteurs de permis de chasse que leur argent est utilisé à bon escient.

L'augmentation des tarifs n'est sûrement pas le seul facteur responsable de ces fluctuations à la baisse. Le vieillissement de la population pèse sûrement comme motif de désaffection. Mais cela envoie tout de même un signal au gouvernement Couillard qu'un registre trop lourd qui s'avérerait coûteux pour l'immatriculation des armes à feu serait une raison de plus pour ranger carabines et fusils.

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