Un Masters en dents de scie!

Jordan Speith... (Photo AP)

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Jordan Speith

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Denis Messier
Denis Messier
La Tribune

(Augusta, Georgie) Le vent soufflait à notre arrivée, et quand ce fut le temps de repartir, il était toujours là. À ceci, il fallait que le temps frisquet s'invite à Augusta rendant la situation plus critique. Seuls ces deux éléments ne se sont pas déroulés en dents de scie... le reste l'aura été!

Le tournoi des Maîtres regroupe l'élite du golf mondial! Les gars sont expérimentés! Le slogan « These guys are good » il est vrai. Mais pour que tout ceci soit la vérité, les gars doivent se « présenter » sur le terrain. Et, ça n'a pas été le cas!

Personne chez les 89 candidats fut capable de donner au tournoi un certain tempo, comme ça se passe habituellement. Dès qu'un joueur avait une belle séquence, le ciel lui tombait sur la tête.

Les milliers d'amateurs de golf qui se sont rués vers le parcours Augusta National sont demeurés sur leur appétit trop longtemps. « Rien ne se passe, qu'on ramène Tiger », m'a suggéré un fan de golf, en quittant le parcours, déçu...

Combien de fois l'a-t-on répété au fil des années, le tournoi des Maîtres se joue le dimanche après-midi sur le neuf de retour! Oui, c'est vrai, mais avant d'arriver au dernier droit... il y avait eu un peu d'action! Mais pas cette fois...

Celui qui a animé le plus ce tournoi, ce fut Jordan Speith, meneur à la fin des rondes 1,2 et 3, mais lui aussi il a eu des périodes sombres et son jeu en dents de scie lui a coûté un 2e Veston vert.

Jordan Speith a ouvert la porte toute grande au mauvais moment. Il y a longtemps qu'un golfeur n'a pas été aussi généreux que Speith au Masters. Il a joué avec le feu trois fois, et la dernière lui a finalement été fatal... se brûlant sévèrement.

Speith possédait une avance de cinq coups au départ du 10e trou, l'affaire était dans le sac pour lui. Quinze minutes plus tard, Speith quitte le 12e vert à moins 1, résultat de deux balles à l'eau, le sable et un 7 au pointage. Du meneur il se retrouvait à trois coups du Veston vert.

Amen Corner compte une nouvelle victime et le jeune golfeur de 22 ans, risque d'en garder un mauvais souvenir. Perdre un coussin aussi confortable au Masters, ça ne s'oublie pas vite... d'autant plus qu'un récent reportage nous a permis de savoir qu'il avait encore frais à la mémoire son absence en prolongation au dernier Open britannique à St-Andrews.

L'Anglais Danny Willett n'a pas volé le Veston vert, remettant une carte de 67 en ronde finale, cinq sous le par.

L'Allemand Bernhard Langer va lui aussi se rappeler du Masters, 80e édition, même si la dernière ronde n'a pas été aussi solide que samedi.

Enfin, Tom Watson tire sa révérence au Masters, le public le saluant vendredi dernier d'une belle manière!

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