À mi-chemin, le vent sort gagnant

Jordan Spieth a laissé croire à tous vendredi... (Associated Press)

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Jordan Spieth a laissé croire à tous vendredi qu'il allait repartir avec le veston vert qu'il a ramené aux officiels. C'était avant que son fer droit l'abandonne! Le vent et le mental, vous avez bien deviné!

Associated Press

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Denis Messier
Denis Messier
La Tribune

(Augusta) Quelle est la longueur réelle d'un parcours de golf?

Les sages vous répondront « six pouces », soit la distance séparant les deux oreilles... et ils omettront aussi de dire que d'autres facteurs, dont le vent, jouent parfois un grand rôle... tout comme à Augusta!

Quand le vent est au rendez-vous, ça change un parcours et la force du mental va souvent être mise à l'épreuve. Ce fut le cas hier au 80e Tournoi des Maîtres, les victimes étant nombreuses. Jordan Speith, qui possédait un p'tit coussin sur le peloton, a vu celui-ci fondre comme neige au soleil. Rory McIlroy a profité des ennuis de Speith pour revenir dans le portrait... et peut-être bien de rêver au Grand Chelem, lui qui n'a plus besoin que du Tournoi des Maîtres pour la consécration. On a pensé un instant que Bryson DeChambeau, champion amateur des États-Unis, allait faire renaître Bobby Jones, mais il a échoué au tout dernier trou. On va entendre parler de lui dans un proche avenir!

À un certain moment vendredi, Jordan Spieth, le champion en titre, a laissé croire à tous qu'il allait repartir avec le veston vert qu'il a ramené aux officiels. C'était avant que son fer droit l'abandonne! Le vent et le mental, vous avez bien deviné!

Le 80e Masters comporte aussi d'autres déceptions alors que l'on ne compte que sept joueurs sous la normale après 36 trous... et que la coupure va se faire à plus-6.

Six coups roulés!

Avec deux oiselets dans les trois premiers trous, pendant que l'opposition tombait tout autour de lui, l'on a pensé que le récipiendaire de la Coupe Fedex allait posséder un jour, à l'image de Tiger Woods, la carte de l'intimidation. Semble-t-il qu'il pourrait le devenir, mais pour le moment il a du travail à faire!

Si on a parlé beaucoup du 66 de Jordan Spieth et de la conclusion « sur les coudes » du numéro 1 mondial, Jason Day, jeudi à Augusta, je peux vous dire qu'au vert du trou numéro 1, un peu après 13 h, tout le monde était sous le choc. Le géant Ernie Els, « stationné » à moins de trois pieds du trou, a eu besoin de six coups roulés pour compléter le trou. « Je ne parvenais pas à partir le fer droit vers l'arrière », a expliqué le Sud-Africain. Hier, au même trou, il a raté un roulé de deux pieds.

Est-ce que ça rappelle des souvenirs? Oui, j'ai vécu l'expérience et ce n'est pas un cadeau, vous pouvez me croire! Un gars expérimenté, Els saura, je l'espère bien, y apporter la correction... et revenir plus fort!

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