Passion contagieuse, mais plaisir contrôlé

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Près de 30 000 chasseurs québécois sont maintenant qualifiés pour la chasse au dindon sauvage, deux fois plus qu'il y a trois ans. Richard Véronneau, Jason Maheu et Sylvain Faucher sont parmi les Estriens qui attendent avec impatience la saison qui s'amorcera le 29 avril.

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<p>Luc Larochelle</p>
Luc Larochelle
La Tribune

(SHERBROOKE) CHRONIQUE / L'intérêt pour la chasse au dindon ne cesse de croître. On compte maintenant tout près de 30 000 Québécois qualifiés pour cette chasse printanière.

L'an dernier, 5216 personnes ont passé le test de certification après s'être inscrites à un séminaire ou avoir suivi le cours de formation en ligne. Le rythme de croissance est tel que le nombre de chasseurs qualifiés a doublé au cours des trois dernières années.

C'est ce que révèlent les données compilées par la Fédération québécoise des chasseurs et pêcheurs (FédéCP), l'organisation qui encadre les programmes Sécurité nature à l'échelle de la province.

Ces statistiques ne sont pas ventilées par région. Comme l'Estrie forme avec la Montérégie le territoire de prédilection pour chasser le dindon, on peut cependant présumer qu'il y aura de nombreuses recrues en bordure des champs de la région lors de l'ouverture de la saison de chasse, le 29 avril.

Pour mesurer l'effet réel des nouvelles cohortes sur la pratique de la chasse, il faut croiser ces données avec l'évolution des permis ainsi qu'avec la récolte de dindons.

L'an dernier, 12 269 permis de chasse au dindon ont été vendus au Québec. Il s'agit d'une augmentation d'environ 1000 permis par rapport à 2014. La hausse est de 47 pour cent sur trois ans. Bien qu'appréciable, cette croissance est toutefois deux fois moins rapide que celle des certificats de qualification.

La récolte des chasseurs a par ailleurs été de 4339 dindons au printemps 2015, ce qui constituait non pas une augmentation, mais une légère diminution par rapport aux 4422 de l'année précédente. Les conditions météorologiques doivent cependant être prises en compte car, comme pour le chevreuil, les hivers rigoureux sont facteur de mortalité chez les dindons.

En supposant que les récoltes de 2014 et de 2015 aient été similaires, elles n'auraient représenté qu'une hausse de 42 pour cent sur trois ans, période au cours de laquelle le nombre de personnes qualifiées s'est accru de 100 pour cent. C'est donc un autre facteur de distorsion.

Les croisements de ces données mènent au constat suivant : oui, la passion pour cette chasse n'existant que depuis une dizaine d'années au Québec est fortement contagieuse mais le plaisir qui vient avec, lui, est loin d'être assuré étant donné qu'à peine 45 pour cent des personnes qualifiées se sont procuré un permis l'an dernier. Faute, dans plusieurs cas, d'avoir accès à un territoire de chasse.

La popularité croissante du dindon créé un effet de rareté sur les terres privées. Cette pression cause une surenchère, elle rend les propriétaires plus sélectifs dans la gestion des droits passage. Les permissions commencent à se monnayer, comme c'est le cas pour le chevreuil ou l'orignal.

Si vous êtes de celles et ceux qui pourront chasser le dindon au cours des prochaines semaines en ayant encore un accès à un territoire gratuit, touchez du bois. Car, l'offre va vite s'ajuster à la demande.

En passant, s'il vous prend une envie de chasser le dindon cette année, inscrivez-vous à l'un des deux séminaires qui seront offerts en région au cours des prochains jours. L'un aura lieu samedi à Asbestos, l'autre mardi prochain à Sherbrooke. Si vous réussissez l'examen, vous obtiendrez votre certificat à temps pour la présente saison.

On trouve les informations et les différentes options sur le site www.fedecp.com.

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