Un hiver pour se refaire une santé

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L'hiver a été propice à un accroissement du cheptel de cerfs en Estrie.

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<p>Luc Larochelle</p>
Luc Larochelle
La Tribune

(S) L'hiver a été propice à un accroissement du cheptel de cerfs en Estrie. C'est ce que révèle l'indice NIVA auquel les gestionnaires de la faune se réfèrent pour mesurer la rigueur d'un hiver et estimer le taux de mortalité qui, lui, se reflète dans les résultats de chasse.

Selon les mesures d'enfoncement dans la neige compilées au cours des derniers mois, la rigueur du présent hiver se situe nettement sous la moyenne.

La direction régionale du ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs établit jusqu'à maintenant l'indice NIVA à 50 pour cent pour les zones 4 et 6 sud et à 67 pour cent dans la zone 6 nord. Ces données sont proches de celles de l'hiver 2011-2012, qui avait été le plus clément des dix dernières années.

«Sans nécessairement tenir pour acquis qu'il n'y aura plus de bordées de neige avant que le printemps ne s'installe définitivement, ça nous situe pas mal. Ce portrait suggère une augmentation de la pression de chasse avec l'émission d'un plus grand nombre de permis pour les cerfs sans bois», analyse le responsable de la grande faune en Estrie, Éric Jaccard.

Un hiver doux cause moins de mortalités. L'effet multiplicateur sur le taux de reproduction entraîne généralement un accroissement perceptible du cheptel dans les deux années qui suivent. À l'opposé, plus rigoureux que la moyenne, les deux hivers précédents ont provoqué une baisse de la récolte des chasseurs au cours des automnes 2014 et 2015.

«Il y aura des variantes importantes selon les régions cette année au Québec, qu'on pense à nos voisins de Chaudière-Appalaches. Les précipitations que nous avons reçues en pluie, plusieurs d'entre eux les ont accumulées en neige», précise M. Jaccard.

Le biologiste attendra quelques semaines encore avant de formuler ses recommandations aux hautes instances du ministère quant au nombre de permis spéciaux qui seront émis par tirage au sort.

Les dindons sauvages ont également profité d'un hiver favorable.

«Pour le dindon, les conditions météorologiques du printemps entrent aussi en ligne de compte, car des pluies abondantes et persistantes peuvent affecter l'éclosion des oeufs», mentionne toutefois Jaccard.

Rappelons que les conditions printanières sont un facteur qui entre également en ligne de compte pour le succès de reproduction de la perdrix.

Le Salon et le registre

Ces projections encourageantes pour l'automne sont de bonnes nouvelles à propager parmi les chasseurs au Salon Camping, Chasse et Pêche qui, rappelons-le, commence jeudi et se poursuivra jusqu'à dimanche au Centre de foires de Sherbrooke.

Un lecteur me suggérait par ailleurs de contacter chacun des députés libéraux de l'Estrie pour connaître sa position sur l'immatriculation des armes à feu. Je ne me donnerai pas cette peine puisque le premier ministre Philippe Couillard vient d'annoncer que ses députés n'auront pas l'option d'un vote libre sur cette question. Le caucus libéral parlera d'une seule voix.

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