Gare aux attentes trop élevées

Phillip Danault ne manquera jamais d'ardeur au jeu.... (La Presse Canadienne)

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Phillip Danault ne manquera jamais d'ardeur au jeu. Il se promènera entre les troisième et quatrième trios.

La Presse Canadienne

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(MONTRÉAL) L'arrivée de deux joueurs francophones, Phillip Danault et Stefan Matteau, semble susciter beaucoup d'enthousiasme parmi les fans du Canadien, d'autant plus que les deux ont constitué des choix de premier tour. Danault a été repêché au 26rang en 2011 par les Blackhawks, tandis que Matteau a été le 29choix en 2012, recruté par les Devils du New Jersey.

Sans vouloir refroidir l'ardeur des partisans du CH, disons que les attentes ne sont pas très grandes envers ces deux joueurs... et elles ne l'étaient pas non plus à l'époque du repêchage, même s'ils ont été sélectionnés parmi les 30 premiers, selon deux recruteurs sondés, mardi.

«J'avais évalué ces deux joueurs comme des choix potentiels de première ronde, mais on savait qu'ils ne deviendraient pas des joueurs pour les deux premiers trios, dit le premier. Matteau était un gars robuste, très fort, difficile à contenir en zone offensive, mais il n'était pas régulier. Il possédait une belle technique, mais son potentiel restait limité. Danault n'était pas aussi développé physiquement, mais il possédait beaucoup de vitesse et c'était un travailleur honnête.»

Pourquoi repêcher de tels joueurs au premier tour en sachant pertinemment qu'ils n'auront pas le talent pour jouer au sein d'un trio offensif ?

«Après les 15 premiers joueurs repêchés, ça devient une longue deuxième ronde, explique le premier recruteur. Certains gars, comme Matteau ou Danault, tombent dans la catégorie de joueurs "sûrs", qui atteindront la LNH et donneront de la profondeur à un club.»

Le même constat

Le second recruteur interrogé abonde dans le même sens. «Sur 30 jeunes choisis en première ronde, environ 21 atteindront la LNH, mais seulement huit ou neuf deviendront des joueurs pour tes deux premiers trios ou ton top quatre en défense. Les gars peuvent dire ce qu'ils veulent, mais on a beaucoup de joueurs de troisième trio dans la première ronde. Une fois que tu as passé les cinq, six, sept ou huit premiers, c'est très difficile à prédire...»

Le second recruteur aimait bien Danault, mais pas Matteau. «J'ai dit à mon boss qu'il pouvait le choisir s'il était encore libre en quatrième ronde, mais pas avant. Son sens du jeu n'était pas très développé et il demeurait très limité sur le plan offensif. Je ne le voyais pas non plus au sein d'un quatrième trio. Il faut être intense et robuste dans la LNH, mais je ne le trouvais pas particulièrement courageux. Je me disais qu'il n'aimerait probablement pas faire ça tout le temps parce qu'il allait se trouver trop bon offensivement. J'ai été totalement surpris de constater qu'il avait été repêché en première ronde.»

Ce même recruteur voyait un potentiel supérieur chez Danault, mais toujours dans un rôle de soutien. «Il travaille fort, à l'attaque comme en défense, il est prêt à souffrir pour son équipe, il possède une bonne vitesse et il est intelligent. Il va se promener entre le troisième et le quatrième trio au fil des saisons. C'est un Michaël Bournival avec plus de chien.»

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